J’ai toujours trouvé assez saisissant le fait que dès qu’un sportif de haut niveau ne s’entraine pas pendant seulement quelques jours, il est complètement à la ramasse au moment de reprendre la compétition.

Prenez un footballeur de Ligue 1 : Voilà un garçon réglé comme une formule 1, un athlète qui dispute entre 50 et 60 matches de haut niveau en une saison de 10 mois, soit entre 5 et 6 matches par mois.
Le tout dans un environnement médical et diététique optimaux, sans compter les entraînements quotidiens, eux aussi plutôt exigeants (il suffit d’assister à quelques entraînements de l’OL pour s’en convaincre).
Et puis quoi ? Il suffit à ces mécaniques de précision de ne pas tourner pendant quelques jours, à l’occasion des vacances par exemple, pour être rouillées comme le premier venu ?
En gros, une semaine de vacances égale deux à trois semaines de remise à niveau avant de reprendre la compétition.
Reprendre ses répères, retrouver ses réflexes…

Cette métaphore un peu imagée pour illustrer ce que je ressens quand je m’éloigne d’internet - et des blogs - pendant quelques jours (loin de moi l’idée de me comparer à un athlète de haut niveau du web ;-)) : complètement à la rue moi aussi.
Parce-que bloguer ce n’est pas seulement trouver du temps pour écrire (sinon on pourrait facilement bloguer pendant ses vacances, vu que du temps on en a), mais c’est surtout sourcer, compiler, synthétiser, bref, avoir la disponibilité d’esprit pour.
Une sorte d’entraînement, en fait…
Bref, blogueur, si tu dconnectes quelques jours, il faudra passer un peu par la salle de gym avant de reprendre ton activité favorite.
Bon je vous laisse, j’ai un mojito à préparer.

PS : ne me parlez pas du match calamiteux de l’OL hier, vous aller gâcher ce qui me reste de vacances :-(