Azendoo est un outil de gestion de projets qui souhaite simplifier l’organisation des tâches au sein d’une équipe de travail.

Chaque jeudi à 11h, une nouvelle start-up française vous sera présentée dans le cadre du concours Start-Up Presse-Citron 2013.

Thème du mois de Novembre : Travailler ensemble.

Que fait Azendoo ?

Azendoo est un outil de gestion de projets qui souhaite simplifier l’organisation des tâches au sein d’une équipe de travail.

Plus concrètement, dans chaque espace de travail, les membres d’une équipe peuvent discuter via des messages ou demander l’avis de leurs collègues au travers d’une fonctionnalité appelée « Approbation » qui permet rapidement de donner son avis par un Oui, un Non ou un commentaire optionnel.

Chaque sujet contient également une partie nommée « Tâches » où se trouvent toutes les tâches effectuées et à faire avec la possibilité d’agir sur celles-ci ou de les assigner à un collègue.

azendoo [La Start Up française de la Semaine] : Azendoo

L’autre page importante d’Azendoo, c’est celle nommée « Tâches » qui rassemble vos todo personnelles (et non pas celles de l’équipe). L’écran se sépare en 4 parties : une « à organiser » avec les tâches que vous devez organiser sous la forme de post-it jaune, une zone jour, une autre semaine et une dernière mois où vous pouvez glisser les tâches à organiser pour définir dans quel ordre de temps vous devez réaliser ces tâches.

Chaque message ou tâche doit impérativement être rattaché à un « sujet » de travail précis, ce qui vous oblige à parler concrètement du travail et non pas l’utiliser pour discuter sans réel but.

L’équipe d’Azendoo ne veut pas créer un Facebook derrière le firewall de l’entreprise mais un vrai outil qui va aider à collaborer efficacement.

azendoo taches [La Start Up française de la Semaine] : Azendoo

Qui est derrière Azendoo ?

Benoît Droulin, Christophe Gagin et Gregory Lefort ont de nombreux points communs.

Le premier qui vient à l’esprit, c’est évidemment d’avoir ensemble co-fondé Azendoo. La rencontre des trois hommes remonte pourtant à bien plus longtemps que cela. En effet, Benoît, Christophe et Grégory ont tous trois travaillé pour Orsyp (17ème éditeur de logiciel français) où ils sont globalement restés de 1998 à 2006 et ont vu la société passer de 30 à 200 personnes.

Ils ont grandi et gagné en responsabilité au rythme de la croissance de la boîte. Gregory me raconte la passionnante transition qu’ ils ont dû mettre en place entre vendre des licences vers la vente en SaaS (Software as a Service) où il préparait également, sans le savoir, le mode de vente qu’il allait mettre en place avec Azendoo.

Il a ensuite accepté un job qui l’a emmené à New York pour lancer la filiale américaine d’une société. Et c’est alors qu’il était à 6000 kilomètres de Paris qu’il reçut le coup de fil qui allait changer sa vie.

Benoît Droulin, ancien collègue chez Orsyp, lui confia qu’il avait envie de monter une boîte, mais qu’il ne voulait pas le faire seul.

Est-ce qu’il était de l’aventure ?

La question, Benoît l’avait posée en Juin 2010… en août, Grégory demandait à partir de sa boîte.

Ils ont donc commencé à travailler sur un premier service appelé Teamento qui était une solution de notification d’urgence. Il répondait à une problématique : comment, en période de stress, une entreprise peut alerter la bonne personne.

L’équipe croyait au produit, et des sociétés étaient prêtes à l’acheter… sauf qu’il n’aurait pas été utilisé par ces acheteurs. Ils abandonnèrent le projet pour chercher une autre idée.

Nous sommes en Février 2011, et alors que tout le monde était parti de sa boîte et qu’ils étaient donc en risque maximum… ils n’avaient pas d’idée de produit.

Et pourtant quelques mois plus tard, Azendoo terminait une levée de fonds de 1,3 millions d’euros.

Et cette levée de fonds, ils la doivent en partie aux patrons de PME qu’ils ont contactés pour leur demander de quoi ils avaient concrètement besoin.

Les réponses qui en résultèrent furent à l’origine de ce que serait Azendoo. En effet, ces personnes avaient vécu l’émergence de la technologie sociale… mais ressentaient le besoin d’utiliser une offre sociale qui aide à travailler ensemble et non pas à discuter.

6 mois plus tard ils avaient une première version alpha de ce que serait Azendoo.

Ils veulent mettre en place une todo qui déstresse plutôt que stress, qui ne prend pas l’utilisateur à la gorge avec des « tu dois faire ça pour telle date » mais permet de se demander calmement «quand est-ce que tu pourras trouver le temps de faire ça».

azendoo equipe [La Start Up française de la Semaine] : Azendoo

Carte d’identité

 Nom : Azendoo

 Date de lancement : Décembre 2010

Lieu des bureaux : Bordeaux

Nombre d’employés : 12

Modè le économique : Utilisation possible jusqu’à 10 membres gratuitement sans limite de temps. Au-delà, fonctionnement habituel du SaaS avec un abonnement à l’utilisateur (environ 2€50/mois par utilisateur).

Anecdotes :

  • Trouver un nom d’entreprise est décrit par Grégory comme étant « un merdier pas possible ». Ils ont passé des soirées et des nuits entières avant de trouver Teamento entre Noël et le Nouvel An 2010. Ils ont vérifié sa disponibilité en réalisant une demande d’antériorité à l’INPI. Mais avant de déposer le nom, ils ont envoyé un tweet pour teaser le service. C’est alors qu’une toute petite société de ce nom s’est réveillée et a très vite décidé de déposer ce nom pour toute la zone Europe.
  • Mais au final, ils ont retrouvé un nom qui leur correspond encore mieux. Azendoo est composé de A pour Agile (ce que les entreprises ont besoin d’après l’équipe), de Zen pour le plaisir de travailler ensemble qu’ils souhaitent inspirer, et Doo pour le verbe « do » en anglais : faire.

Points forts :

  • Adresse un marché très concurrentiel avec une approche différente (davantage sur les sujets de travail) qui pourra séduire l’utilisateur
  • Un système d’organisation des tâches (par jour/semaine/mois) intéressant

Points faibles :

  • Des choix esthétiques et ergonomiques qui ne seront pas au goût de tout le monde (comme souvent avec ce genre de produit, il faut l’essayer pour savoir s’il vous correspond)