[La Start-Up française de la Semaine] : Bobler

Bobler est une application web et mobile qui permet d’enregistrer et d’écouter des clips vocaux de 2 minutes maximum qui seront géolocalisés autour de vous.

Chaque jeudi à 11h, une nouvelle start-up française vous sera présentée dans le cadre du concours Start-Up Presse-Citron 2013.

Thème du mois de Janvier : la Géolocalisation. 

Que fait Bobler ?

Bobler est une application web et mobile qui permet d’enregistrer et d’écouter des clips vocaux de 2 minutes maximum qui seront géolocalisés autour de vous.

Plus concrètement, vous enregistrez une «bulle» de 2 minutes alors que vous êtes sur le pont des arts pour en raconter son histoire et les choses à voir autour. Les personnes qui passeront après vous seront en mesure de l’écouter.

Bobler fonctionne de manière très similaire à Twitter : après votre inscription, il vous sera proposé des profils à suivre, puis par centre d’intérêt. Vous pourrez ensuite écouter les bulles de ces personnes que vous suivez en les visualisant via un fil d’actualité (appelé «ON AIR»).

Les utilisateurs sont ensuite invités à créer des chroniques régulières pour fidéliser leur audience. Bobler s’est déjà entouré de sociologues, chercheurs, architectes, entrepreneurs, journalistes, chanteurs ou encore écrivains pour un lancement déjà riche en contenus.

Chaque bulle est vue comme l’amorçage d’une discussion puisque les utilisateurs peuvent ensuite enregistrer un message audio en réponse.

Bobler a pris un peu de retard et sera disponible d’ici très peu de temps.

bobler [La Start Up française de la Semaine] : Bobler

Qui est derrière Bobler ?

Au commencement, il y avait la radio. En effet, la radio reste le média préféré dans la plupart des cultures occidentales.

Mais en regardant sur Internet, si la presse et la télévision ont très vite trouvé un alter ego dans les blogs et les web TV (merci YouTube !), la radio n’avait trouvé aucun véritable équivalent. Il s’agit en effet là de l’une des réflexions qui ont mené à imaginer Bobler.

L’équipe de la start-up n’en est pourtant pas à son galop d’essai puisqu’ils sont déjà à l’origine de Bob Radio, web radio à destination des étudiants qui traitait de sujets culturels pour aider les bacheliers dans leurs révisions.

Les 3 anciens étudiants de Science-Po se sont donc retrouvés dans l’appartement de Pierre Brouder (aujourd’hui CEO de Bobler) pour lancer cette radio. L’appartement était évidemment inadapté et ils se sont retrouvés dans quelques mètres carrés à faire entrer une partie régie et une cabine d’enregistrement.

Cette première expérience leur a permis de tester le format 2 minutes en produisant plus de 300 podcasts audio disponibles sur la plupart des plateformes de téléchargement. Le format de 2 minutes fut validé en avril 2012 quand ils virent qu’en seulement 2 mois et demi, ils avaient dépassé les 1 million de téléchargements (et cela de manière virale, sans avoir dépensé le moindre centime en communication).

Sans trop de surprise, ils constatèrent que plus de 50% de leur audience était réalisée en situation de mobilité. Ce qui amena Pierre à réfléchir à un domaine qu’il commençait à connaître. En effet, lors d’un cours d’initiation à l’entrepreneuriat de Science-Po, il avait monté un projet autour de la géolocalisation. Il était persuadé que l’avenir se situait dans la découverte de contenu au moment précis où il est le plus pertinent, c’est à dire lorsqu’il concerne l’endroit où l’on se trouve.

L’équipe de Bobler n’avait plus qu’à assembler les différents éléments comme des pièces de Lego pour découvrir le concept du service qu’elle offre aujourd’hui.

Elle souhaite casser une barrière autour de la radio pour que chaque personne puisse créer sa propre station au travers de chroniques.

L’équipe de Bobler croît énormément à la réussite de son produit, capitalisant sur le fait que si les gens ont réussi à se plier à la contrainte d’écrire en 140 caractères et en respectant la grammaire de Twitter, alors ils devraient utiliser spontanément un outil qui fait appel à une chose qu’ils savent faire depuis qu’ils sont tout petits : parler.

bobler carte [La Start Up française de la Semaine] : Bobler

Carte d’identité

Nom : Bobler

Date de lancement : 15 janvier 2013

Lieu des bureaux : 10ème arrondissement

Nombre d’employés : 5

Modèle économique : Bobler se rapproche encore une fois de Twitter en proposant un système de publicité intelligente. En effet, des institutions culturelles, musées, instituts de recherche, etc. pourront s’offrir les services de Bobler pour mettre en avant leurs expertises.

Ces contenus sponsorisés seront affichés à tous les utilisateurs, en bleu sur la carte (contre jaune pour le reste des messages).

L’équipe a également d’autres idées de monétisation, mais souhaite attendre de voir l’usage qui sera fait de la plateforme.

Celle-ci est d’ailleurs à la recherche d’investissement et d’un développeur expérimenté sur Android

Anecdotes : 

  • L’auteur Martin Page fait partie des auteurs qui ont déjà réalisé quelques bulles sur Bobler. Il a commencé à en faire pour parler de ses livres. Ces bulles là, il les avait préparées en prenant des notes sur ce qu’il allait dire. Il est ensuite parti prendre un café avec l’équipe et il a expliqué : «j’ai une idée pour une autre bulle». Et il a alors improvisé une autre bulle très drôle sur la raison pour laquelle les couples devraient se séparer plus souvent.
  • Il n’est pas rare pour eux que des personnes venues enregistrer 2 bulles dans leur studio viennent leur dire : «je suis désolé, mais est-ce que je peux en enregistrer 10 autres ?»

Points forts :

  • Un service innovant
  • Belle réalisation
  • Un modèle économique pertinent

Points faibles :

  • Le même que tous les services de contenus générés par l’utilisateur… il lui faut maintenant réussir à avoir suffisamment de contenus pour attirer du monde et/ou attirer suffisamment de monde pour avoir du contenu (la poule & l’oeuf).

7 commentaires

  1. Hello,
    Une petite question …
    Est ce que tous les messages sont écoutés puis validés?
    Si une personne poste un message a caractère raciste/antisémite/sexuel etc… que se passe t il?
    Y a t il un modérateur?

    Merci

  2. Une idée assez intéressante, mais je ne pense pas que les utilisateurs sont prets à partager des messages dans un lieu public sans avoir aucun contrôle sur le lecteur du message.
    Et comme le précise MrDavidoff y a t il un contrôle pour les messages raciste, homophobe etc.. ?

  3. L’idée est séduisante mais je m’inquiète de leur modèle économique. Les institutions culturelles, musées, instituts de recherche n’ont pas d’argent à dépenser et ne sont pas à la recherche de moyen de communication. Ils ne sont pas assujettis à une notion de rentabilité et donc ne verront pas l’utilité de faire appel à Bobler. J’espère me tromper…

  4. Je trouve le concept intéressant , notamment la possibilité d’écouter son fil de messages tout en faisant autre chose.
    Il est évident qu’un message vocal apporte beaucoup plus (émotion, ambiance) qu’un simple message texte.
    On peut imaginer commenter un événement grâce à Bobler (match de foot, concert , fête ..) et restituer pleinement l’ambiance.
    J’ai essayé la version web et j’attends la disponibilité de la version Android afin de poursuivre mes tests.
    Pour ceux qui veulent les consulter ils sont dispos sur mon blog sur cette page:
    http://www.fan2mobiles.org/app.....cial-vocal

  5. Cette application me paraît pas trop mal, elle peut avoir son charme mais je me demande jusqu’où cela peut aller en terme de protection de données.
    Sans compter le fait que l’on peut être affiché comme présent dans un secteur alors que nous ne sommes pas censé y être. C’est assez compliqué à mettre en place juridiquement parlant. Si des conditions générales d’utilisation solides ne sont pas mises en place pour ce système, cela veut dire que la start-up prend pas mal de risques.

    En tout cas j’aime beaucoup votre système de dévoiler une start-up toutes les semaines, à quand la mienne? ;)

  6. Je ne comprends pas du tout l’utilité de cette application l’idée est marrante mais qui va s’en servir ?