[La Start-Up française de la Semaine] : Headoo

Headoo est la « Start-up française de la semaine » dans le cadre de notre concours Start-Up Presse-Citron. Le mois de Mars est consacré à la thématique des start-ups dans l’événementiel.

Que fait Headoo ?

Headoo est un dispositif interactif de marketing photo, qui peut aussi bien être déployé sur un événement que dans une boutique physique, pour créer une photo du consommateur dans l’environnement de la marque. Plus concrètement, la start-up peut aussi bien se décliner sous la forme d’une borne où la personne sera autonome que via un photographe présent sur un événement. Dans ce dernier cas, le photographe va utiliser son appareil photo numérique avec une carte SD Wifi. Les photographies vont se charger au fur et à mesure sur une tablette que le photographe va présenter à la personne sur l’image. Il lui suffira d’entrer son adresse email pour recevoir un lien vers sa photo présente sur un environnement brandé aux couleurs de la marque. La photo sera accompagnée de boutons de partages et de la possibilité de commenter (exemple avec une opération réalisée pour UK Trade & Investment).

Headoo propose aussi une déclinaison pensée pour les boutiques physiques. Dans cet exemple, le potentiel client pourra prendre une photo après avoir essayé de nouveaux vêtements et le partager avec ses amis pour avoir des conseils (ou montrer son dernier achat en temps-réel). La marque va, de son côté, récolter l’email pour lui communiquer l’image. Ainsi, même lorsque le client a quitté la boutique, celle-ci va être en mesure de lui rappeler la référence du produit essayé (via un système de scan de code-barre/QR code ou saisie de la référence produit) et lui proposer un bon plan pour l’acheter en ligne.

 

headoo

Qui est derrière Headoo ?

Fondateurs :
  • Jean Dussetour (CEO), 38 ans
  • Karim Cassam Chenaï (CTO), 40 ans
  • Guillaume Ridolfi (CMO), 37 ans
Genèse :

Même si ces deux derniers ne s’étaient jamais rencontrés, Jean connaissait Karim et Guillaume depuis une dizaine d’années et savait de quoi ils étaient capables professionnellement.

Il avait pu observer les capacités de Guillaume à marketer et vendre une offre en milieu technologique alors qu’ils travaillaient ensemble chez Exclusive Hotels. Jean décrit ce dernier comme un mouton à 5 pattes, qui sait aussi bien tenir une discussion marketing que technique.

Les deux hommes étaient devenus amis, évoquant un avenir commun dans l’entrepreneuriat.

Leurs chemins s’étaient séparés alors que Jean partait monter une filiale s’occupant d’investissements pour la Royal Bank of Scotland et que Guillaume lançait le bureau français de Hotels.info.

Jean fit face au démantèlement de sa filiale en 2012 alors que Guillaume sentait que le moment de partir était venu, au vu des derniers changements stratégiques.

C’était le bon moment pour l’un et l’autre de se lancer dans la création d’entreprise. Il leur manquait les compétences techniques qui arrivèrent vite au travers de Karim, un développeur d’expérience qui avait monté sa web agency 10 ans plus tôt. Karim était quasiment seul et ressentait le besoin de travailler en équipe. Le projet de Jean arrivait au moment opportun et il sauta sur l’occasion.

Le temps de pouvoir mettre en place l’équipe et de pouvoir se lancer opérationnellement dans l’aventure, le projet de Jean avait bien mûri.

Il était parti du constat que nous avons rarement l’occasion d’avoir de belles photos de nous-mêmes. Il souhaitait donc construire « une machine » qui va alimenter en photos de soi. Le cheminement de sa pensée l’amena à s’intéresser aux moments de vie un peu exceptionnels et expérientiels comme les événements (moment de vie particulier dans un lieu éphémère et théâtralisé) et les boutiques (où l’on entre grâce à l’adhésion que l’on peut avoir pour l’univers de la marque).

C’est ce bagage affectif avec la marque qui l’a amené à proposer un moyen d’interagir avec celle-ci. Jean proposa le dispositif à Mark & Spencer qui lui répondit en substance que le projet était très intéressant, qu’ils allaient peut-être le mettre en place un jour… mais qu’en attendant ils avaient un événement avec des blogueuses le samedi suivant… est-ce que Headoo peut se déployer dans ce cadre ?

La start-up, qui avait identifié ce marché en marge de celui du store-to-web qu’elle visait, s’est retrouvé sur de plus en plus d’événements et d’opérations de street marketing.

exemple headoo

Principal défi aujourd’hui

Headoo a gagné une bonne notoriété sur les dispositifs événementiels (en moyenne 1 événement par jour). Mais pour autant, il existe beaucoup de grandes agences de communication et d’événementiel, avec qui ils n’ont pas encore travaillé.

Convaincre les réseaux retails de mettre en place les dispositifs interactifs de créations de contenus photo in-store.

Entrepreneurs qui les ont inspiré

Pour Jean : François Delort. Un homme qu’il a rencontré chez Exclusive Hotel et qui lui a donné les clefs pour développer un business model sur de la récurrence. Il lui a également appris la juste gestion des charges d’une entreprise. Cela ne sert à rien de faire une grande levée et de claquer son argent, mieux vaut compter ses sous au démarrage et être productif. Il faut être en mode guerrier.

Carte d’identité

Nom : Headoo

Lieu des bureaux : Paris (17ème) & Londres.

Taille de l’équipe : 9

Levée de fonds : Ils ont réalisé une petit levée de 300.000€ à l’automne. Puis, avec la volonté de prendre une ampleur européenne depuis Londres, ils ont réalisé une seconde levée de 150.000£ à destination de la filiale anglaise uniquement. Ils préparent maintenant une levée de 2 millions d’euros pour Juin 2015.

Modèle économique : sur l’événementiel : avec un coût fixe (en moyenne 5000€ pour avoir sa plateforme personnalisée et du personnel sur place). Et sur les in-store avec un abonnement (149€/mois pour 1 point de vente, dégressif pour un groupe de boutiques avec un abonnement d’1 an). Ils ont prévu de voir le dispositif in-store peser autant que l’événementiel à fin 2015.

Anecdotes : – Jean cherchait depuis des mois à réaliser une levée de fonds en France fin 2013. Lors d’un événement, Jean-David Chamboredon (CEO ISAI) avait dit sur le ton de la provoc’ que « pour lever des fonds en France, au vu de la fiscalité, il faut prendre l’Eurostar ou l’avion ». Jean partait à Londres le lendemain et levait ses 300.000€ sur l’espace d’une après-midi.


Headoo en 6 dates :

Juin 2011 : Début de l’aventure Headoo, mise en place de l’équipe autour d’une idée

Janvier 2012 : Premier événement utilisant la plateforme Headoo (pensé originellement pour du store-to-web).

Octobre 2012 : Première opération d’envergure avec Mitsubishi lors du Mondial de l’Automobile (résultats : 2500 emails collectés et 5500 photos diffusées)

Mai 2013 : Premier dispositif in-store automobile chez Peugeot & opération avec AMG où ils intègrent de la reconnaissance facile lors d’une tournée de tous les circuits de France avec une poignée de VIP.

Octobre 2013 : Première levée de fonds

Février 2014 : Ouverture d’une filiale à Londres


Actuellement : ils ont toujours besoin de développeurs PHP/Symfony et de compétences commerciales/retail (convaincu du bien-fondé d’installer des dispositifs store-to-web). Ils sont également à la recherche de contacts avec des sociétés du retail pour leur pitcher le dispositif et les convaincre du vrai apport de la solution.

Contact : contact@headoo.com


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