A l’occasion d’un échange de mails hier avec un graphiste dont le talent est reconnu dans le web francophone, celui-ci m’informait qu’il cessait son activité et que, d’après ce que j’ai compris, il démarrait une nouvelle vie ailleurs. N’étant pas de nature indiscrète et vu la brièveté de ses réponses, je ne lui ai pas

coupefoot La vie après la vie

A l’occasion d’un échange de mails hier avec un graphiste dont le talent est reconnu dans le web francophone, celui-ci m’informait qu’il cessait son activité et que, d’après ce que j’ai compris, il démarrait une nouvelle vie ailleurs. N’étant pas de nature indiscrète et vu la brièveté de ses réponses, je ne lui ai pas demandé ce qu’il allait faire, mais j’en ai déduit (c’est mon interprétation personnelle) qu’il changeait complètement d’orientation professionnelle, et probablement de métier.

Pour quelqu’un qui possède un métier et un talent (s’imposer comme un bon graphiste, ce n’est pas rien), et qui commence à se faire une place au soleil, ce genre de bifurcation dans l’existence peut paraître un peu surprenant, mais chacun est animé par ses propres motivations, et mène sa barque comme il l’entend.

Cette anecdote m’a évidemment conduit à me poser la question : que ferais-je aujourd’hui si d’aventure, par lassitude ou suite à un évènement quelconque, je devais ne plus exercer une activité professionnelle liée directement ou indirectement au web ? Ou, en d’autres termes, comment peut-on quitter un métier que beaucoup rêveraient d’exercer, dans lequel on a mis plusieurs années à se bâtir un début de réputation, et pour faire quoi ?

La réponse n’est pas aisée, et de prime abord c’est plutôt le trou noir. Aucune idée de ce je pourrais bien faire de ma vie sans le web. Puis en y réfléchissant, je me dis que j’essaierais peut-être de commencer quelque-chose dans l’écriture, la musique (facile à dire…) ou… le commerce (j’ai toujours eu un faible pour des concepts comme Nature & Découvertes, et je pense qu’il y a encore de la place pour inventer ou innover dans ce domaine). Reprendre et améliorer un centre de Futsal urbain ne serait pas non plus pour me déplaire, car là aussi il y a du taff et de nombreuses idées à creuser pour développer un loisir en pleine croissance.

Bien sûr tout cela n’est que supputations et extrapolations, car je crois que je ne suis pas prêt à lâcher le web comme ça, et que j’en prendrai bien encore pour une bonne vingtaine d’années supplémentaires.

Et vous, si vous changiez de métier, vous feriez quoi ?