L’application Runkeeper serait-elle un peu trop curieuse ?

Un régulateur européen s’est penché sur l’application RunKeeper très populaire chez les joggers ou les sportifs en général et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’application est relativement indiscrète.

RunKeeper court après vos données personnelles

Sans faire de jeu de mots, Runkeeper court littéralement après vos données personnelles ou plutôt courait car curieusement les éditeurs ont corrigé certains « détails » après s’être fait épingler. L’éditeur a évoqué des bugs et a donc apporté un correctif très rapidement. L’application de sport envoyait des données alors qu’elle n’était pas en cours d’utilisation par l’utilisateur.

RunKeeper corrige un bug de la curiosité !

Peut-on réellement évoquer un problème de bug, quand le régulateur explique que l’application non active envoyait des informations à une société tierce, notamment en utilisant le GPS ? Quand on sait que cette société tierce est une entreprise de publicité, on imagine assez bien les motifs de cette malencontreuse fuite de données à l’insu des utilisateurs.

D’après un test qui s’est déroulé sur 48 heures avec l’application inactive, RunKeeper a transféré 10 fois des données vers les serveurs de la société Kiip.me. Le régulateur a souligné : « L’utilisateur n’a pas consenti à ce que ses données soient collectées quand l’application n’est pas utilisée (…). Visiblement l’utilisateur n’a pas non plus consenti à ce que sa localisation soit transmise à un tiers quand l’application est inactive »

Les autorités norvégiennes qui ont épinglé RunKeeper reprochent également à l’application sportive, d’être pour le moins très floue sur la question des données personnelles ou sur l’absence de suppression des données à la fermeture d’un compte. Il est aussi question de nombreuses demandes de permissions pour exécuter des actions, sans que cela soit vraiment nécessaire et qui pourrait servir à générer des rapports et donc des informations sur l’utilisateur au moment de la validation.

Runkeeper est mis sur le devant de la scène pour ce souci de confidentialité, mais il s’agit d’un problème beaucoup plus vaste, la CNIL avait par le passé indiqué que près de 70% des applications collectaient et transmettaient des données à des tiers, à l’insu de leurs utilisateurs. Il est important de toujours garder à l’esprit que la majorité des applications installées sur un smartphone, scrutent vos faits et gestes, avant de les télécharger.

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Source : The Deli Agency sur Twitter
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