Lors d’une interview accordée à TorrentFreak, Kim Dotcom a évoqué les éventuelles répercussions financières causées par le « copyrightisme » et le cyber-espionnage.

La Nouvelle-Zélande envisage l’adoption d’une nouvelle législation permettant à l’Etat de surveiller les actions en ligne des citoyens et d’accéder à leurs contenus encryptés. Kim Dotcom envisage donc de partiellement faire déménager son service Mega vers un autre pays comme l’Islande.

Selon lui, la surveillance et l’extrémisme dans la protection des copyrights pourrait avoir un coût pour les Etats-Unis et d’autres pays. Pour le patron de Mega, la vie privée est plus qu’importante puisqu’il est lui-même traqué par des agences d’espionnage.

Selon lui, si les règles en matière de confidentialité changent en Nouvelle Zélande, il n’aura d’autre choix que de faire déménager une partie de son entreprise.

dotcom Le Copyright et le cyber espionnage ont des conséquences financières

Pour lui, les Etats-Unis et certains de ses pays alliés, comme le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie ou la Nouvelle Zélande ont dû s’accorder pour mettre en application de nouvelles législations qui viseraient à permettre à ces pays de surveiller encore plus de trafic. Il y quelques heures, les Etats-Unis avaient révélé que « seulement » 1.6 % du trafic mondial serait en réalité surveillé par la NSA.

Mega est un service encrypté qui ne permet pas à une personne non-autorisée d’accéder aux informations stockées. Or, la Nouvelle Zélande veut que le gouvernement puisse demander ces informations encryptées (NSA-style).

Aux Etats-Unis, il semble que les services de courriers électroniques confidentiels soient en voie de disparition. En effet, deux services (Lavabit et Silent Mail) ont préféré fermer, plutôt que d’enfreindre aux principes de confidentialité. Ces deux services, dont l’un a été utilisé par Edward Snowden, protégeaient les e-mails pour que ceux-ci ne soient consultables que par le propriétaire du compte.  

A voir maintenant si la polémique liée à PRISM a le pouvoir de ralentir la croissance de services Made in US comme Gmail, au profit de services hébergés dans des pays à la législation plus clémente. Par exemple, l’un des co-fondateurs de Pirate Bay compte lancer un service de messagerie instantanée anti-PRISM qui ne sera pas localisé aux USA.

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Crédit Image : sam_churchill