Miracle d’une synchronisation parfaite dont je finissais par croire qu’elle n’existait plus que dans les livres anciens ou au fil de quelques épisodes alcoolisés de Californication, quatre éléments à priori incompatibles ont décidé de se réunir : nous sommes vendredi, fin d’après-midi, milieu de printemps et… IL FAIT BEAU.
Tout s’emboîte (comme dirait Marc Dorcel).

Ray-ban

Occasion rêvée de vous parler de sujets sauvagement fondamentaux, comme par exemple ma passion aux confins du fétichisme béat pour les lunettes de soleil.
Et plus particulièrement les Ray-Ban.
Voui, je vous parle bien de lunettes de soleil, et non ce n’est pas un billet sponsorisé.
Des rock’n'roll Wayfarer aux hollywoodiennes et classiques Pilot en passant par à peu près toutes les déclinaisons existantes, j’en ai eu un nombre incalculable depuis mon adolescence, car étant d’un naturel distrait je les perds généralement assez rapidement en les oubliant là où je les ai posées ailleurs que sur mon nez (surtout si la nuit s’est invitée entretemps), ou je me les fais voler. Ou je marche dessus.
C’est simple, si j’avais les moyens d’Elton John, j’en aurais plus que lui, même si le bon Captain Fantastic s’est séparé de sa collection il y a quelque temps pour une vente de charité.
Ce n’est pas que de la stupide fashion-victimite d’ailleurs : le verre Ray-Ban est pour moi de très loin celui qui protège le mieux les yeux d’une forte luminosité.
Et puis il y a la légende : quand tu portes des Ray-Ban tu pénètres un peu l’autre côté du décor, tu portes un morceau de la mythologie, là où ça sent le sable chaud, le chrome et l’aventure.
Bref, t’es un héros perdu dans la poussière de la vallée, quelque part entre le Rio Grande et le Pacifique.
Ouaip m’dame, c’est dingue l’effet que ça peut faire chez les garçons un bout de plastoc sur le nez.
Mytho, moi ? Juste fétichiste, c’est écrit dans le titre.