Le jour du lancement de Google+, Facebook était en état d’urgence

« Facebook ne rigolait pas. C’était la guerre totale ».

Soldats Romains

Aujourd’hui, Google+ est considéré comme une « ville fantôme », un réseau social sur lequel des centaines de millions de personnes se sont inscrites parce qu’on les a autrefois forcé la main, mais qu’elles n’utilisent presque pas. Cependant, lorsqu’il a été lancé par la firme de Mountain View, Mark Zuckerberg a pris la menace de cette nouvelle concurrence très au sérieux (peut-être même de manière exagérée).

Il y a quelques jours, le magazine Vanity Fair a publié un extrait du livre d’Antonio Garcia Martinez, ancien employé de Facebook, qui raconte ses jours au sein de la compagnie de Mark Zuckerberg. L’extrait publié dans Vanity Fair évoque la réaction de Facebook le jour du lancement de Google+.

Pour nous aider à comprendre la réaction de Mark Zuckerberg lors du lancement de Google+, l’auteur explique qu’à l’époque, Facebook n’avait pas encore atteint le milliard d’utilisateurs. Par ailleurs, Google avait un produit sur certains points meilleurs que Facebook, il a avait décidé de lier Google+ aux autres services de son empire (dont Google Search et Gmail) et enfin, le nouveau réseau social ne contenait pas de publicités.

Facebook pensait donc que Google+ pourrait rapidement le dépasser. Et afin de gagner ce qu’Antonio Garcia Martinez décrit comme une « guerre totale », Mark Zuckerberg a décrété ce que les employés de Facebook appellent « Lockdown ».

« Nous avons reçu un e-mail à 13h45 le jour du lancement de Google+. Dans celui-ci, on nous a demandé de nous regrouper dans l’Aquarium, un cube avec des murs de verre où se trouvait le trône de Mark Zuckerberg », lit-on.

Devant ses ingénieurs, Mark Zuckerberg aurait par la suite déclaré ceci : « Vous savez, l’un de mes orateurs Romains préférés terminait tous ses discours avec la phrase ‘Carthago delenda est’ ou ‘Carthage doit être détruit’. Pour quelques raisons, je pense à ça maintenant ».

‘Carthago delenda est’ était la phrase du sénateur romain Cato. Dans l’antiquité, ce dernier voulait que Rome détruise Carthage, un concurrent de l’Empire qui se trouvait dans l’actuelle Tunisie.

« Facebook ne rigolait pas. C’était la guerre totale »

Antonio Garcia Martinez raconte plus loin que des employés de Facebook ont même diffusé en interne un poster avec la phrase ‘Carthago delenda est’ (avec un logo de casque de centurion et une police de caractère rappelant les messages de propagande de Seconde Guerre Mondiale) pour motiver les troupes de Mark Zuckerberg.

Alors que des centaines de millions d’internautes étaient probablement en train de comparer Facebook et Google+, le Lockdown du numéro un des réseaux sociaux suggérait que tout le monde devait travailler 7 jours sur 7 et même le soir pour contrer le nouveau concurrent lancé par la firme de Mountain View.

Des employés revoyaient le code de Facebook pour l’améliorer, d’autres, comme le rapporte Antonio Garcia Martinez, « disséquaient » Google+. Quant à l’auteur, qui travaillait dans le département publicités, il était surtout présent par solidarité. Ce sont les familles qui venaient au QG de Facebook pour rendre visite à ses employés.

En tout cas, alors que Facebook tournait à plein régime, l’auteur raconte qu’il a fait un tour pour voir les bureaux de Google. Et selon lui, ils étaient vides. « Il était clair que l’une des deux compagnies était prête à se battre jusqu’à la mort », écrit-il à ce propos.

(Source)


5 commentaires

  1. « tout le monde devait travailler 7 jours sur 7 et même le soir pour contrer le nouveau concurrent  »
    et
    « Ce sont les familles qui venaient au QG de Facebook pour rendre visite à ses employés. »

    Ben désolé, mais travaillez chez FaceBook, moi ça ne fait pas rêver, loin de là.

  2. Le monde néolibérale perd vraiment la boule. Bientôt les oligarques vont demander à leurs employés de se sacrifier (ce qui est déjà le cas symboliquement) physiquement et la famille, trouvera toute cela normal et justifié.
    Nous avons dépassé l’univers d’Orwell. Cette secte néolibérale devient très inquiétante à mon sens.

  3. Vous ne pourriez pas apprendre à écrire, c’est illisible.
    Merci.

  4. « Une ville fantôme »… je trouve cette vision bien réductrice.

    Un peu déçu de l’inconsistance de ce genre d’article, en comparaison de l’ancien Presse Citron.

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