[r√©dacteur invit√©] Le Kenya, nouveau p√īle africain de l’innovation technologique

Article √©crit par TheBigBoss[1] pour Presse-citron suite √† celui-ci : Google va enrichir les contenus du web africain.¬† Lorsque je suis arriv√© au Kenya en 1997, la t√©l√©phonie mobile n’existait pas encore… Et Internet, n’en parlons m√™me pas ! Il n’y avait qu’une cha√ģne de t√©l√©vision et une dizaine de radios FM, un seul journal

Article écrit par TheBigBoss[1] pour Presse-citron suite à celui-ci : Google va enrichir les contenus du web africain. 

Lorsque je suis arriv√© au Kenya en 1997, la t√©l√©phonie mobile n’existait pas encore… Et Internet, n’en parlons m√™me pas ! Il n’y avait qu’une cha√ģne de t√©l√©vision et une dizaine de radios FM, un seul journal t√©l√©vis√©, du beurre d’√©tat, du lait d’√©tat, bref, un peu comme l’√©tait la France de nos grands parents quoi !


(photo : « sunset Masai Mara » de angela7dreams – CC – Flickr)

Et voil√† que 13 ans apr√®s, Nairobi est une des villes les plus modernes d’Afrique; et le Kenya, souvent d√©nomm√© le nouveau « Silicon Valley » de l’Afrique, est devenu un nouveau p√īle technologique que certains blogueurs occidentaux s’amusent parfois √† qualifier de « plus avanc√© qu’en Europe« .

« Dans d’autres endroits du monde ce n’est pas possible : l’Afrique a pris de l’avance !« 
M. von Tetzchner, co-fondateur d’Opera Software[3], parlant de M-Pesa

Comment le Kenya, petit pays africain grand comme la France, est-il devenu en √† peine 8 ans le p√īle de l’innovation technologique en Afrique ?

La libéralisation du marché de la téléphonie mobile

Tout commence au d√©but des ann√©es 2000, apr√®s l’√©lection du nouveau pr√©sident, Mwai Kibaki; une fois au pouvoir, ce dernier a lib√©ralis√© les march√©s et a permis l’arriv√©e de deux soci√©t√©s de t√©l√©phonie mobile dans le pays – Safaricom (Vodafone) et Celtel (Vivendi). Comme les lignes fixes √©taient souvent inop√©rationnelles, l’arriv√©e du t√©l√©phone portable au Kenya fut une vraie r√©ussite !

En quelques ann√©es, Safaricom (filiale de Vodafone) est devenu le leader du march√© de la t√©l√©phonie mobile, surtout gr√Ęce √† sa strat√©gie de masse; entretemps, Celtel (Vivendi) a √©t√© rachet√© par le groupe kowe√Įtien Zain en 2004, puis celui-ci a √©t√© rachet√© dern√®rement par Bharti Airtel (propri√©t√© du billionaire Sunil Mittal); une troisi√®me soci√©t√© s’est √©galement implant√©e (Yu) puis Orange/France T√©l√©com a rach√®t√© 51% des part de la t√©l√©com local (Telkom Kenya) en 2007.

Il n’a suffit que d’un seul produit innovateur pour
changer la société : M-Pesa

M-Pesa, laxisme des autorit√©s et je m’en-foutisme des banques…

Notant que de plus en plus de gens possédaient un téléphone, Safaricom/Vodafone ont constaté la chose suivante:

“Tiens, tiens, les gens possèdent des téléphones portables, consomment de plus en plus et pourtant la plupart d’entre eux n’ont même pas de compte en banque; et les banques ne font rien pour changer cela.“

Ils ont donc eu l’idée d’outrepasser les banques et de profiter du manque de législation dans ce domaine ainsi que laxisme des autorités pour lancer en 2007 un tout nouveau produit, unique au monde, le M-pesa !! (pesa voulant dire argent en swahili)

L’id√©e de M-Pesa est de permettre aux utilisateurs de compl√©ter des transactions financi√®res de pair √† pair limit√©es √† 350 euros √† l’aide de messagerie-texte (SMS) sans avoir de compte en banque; le concept est simple, les utilisateurs peuvent d√©poser ou retirer de l’argent chez les revendeurs agr√©√©s Safaricom. Un peu comme une banque mais Safaricom n’est aucunement une institution bancaire… et pourtant une fois son lancement, les banques et les autorit√©s ont tr√®s peu r√©agi !

Le succ√®s et l’expansion de M-pesa

M-Pesa est devenu super-populaire !!! M-Pesa comptait en mai 2009 plus de 6,5 millions d’utilisateurs avec une moyenne de 2 millions de transactions par jour au Kenya seul !! Sachant qu’un frais est per√ßu sur chaque transation, Safaricom est devenu en moins d’un an une des soci√©t√© les plus riches du Kenya. En 2008, M-Pesa est lanc√© en Tanzanie et en Afghanistan.

Devant son succ√®s, les banques ont essay√© en 2008 de faire pression en demandant au Minist√®re des finances d’effectuer une enqu√™te afin de juger si M-Pesa est l√©gal et s√Ľr; l’√©tude a conclu que le service M-Pesa √©tait s√Ľr, mais il a √©t√© recommand√© que l’on prenne les d√©tails (nom, pr√©nom, ID, etc.) des personnes souscrivant √† M-Pesa afin de lutter contre le banditisme et le terrorisme.

Mais c’√©tait d√©j√† trop tard pour les banques, car les autres soci√©t√©s de t√©l√©phonie mobile avaient √©galement lanc√© leur propre syst√®me de paiement par t√©l√©phoneZain avait d√©j√† « Zap« , Yu son « YuCash« .

Du coup, les banques sont devenues beaucoup plus souples et c’est Equity Bank – une des plus grandes banques du pays – qui a lanc√© en premier, en partenariat avec Safaricom, en juillet 2010, un nouveau programme M-Kesho qui permet d’avoir un compte √©pargne sur son t√©l√©phone; et hier, Orange a lanc√© cette semaine son « Orange Money« [4], toujours en partenariat avec Equity Bank, et il va encore plus loin en √ītant toute limitation sur les transactions financi√®res. Derni√®rement, les supermach√©s Uchumi ont mis en place un syst√®me de paiement M-Pesa √† la caisse; et depui peu, en octobre 2010, la banque Citigroup/Barclays (UK), s’est √©galement associ√© avec Safaricom/Vodafone pour permettre des transferts transfrontaliers jusqu’√† 350 euros par transaction entre la Grande-Bretagne et le Kenya.

Les derniers chiffres de Safaricom donnent le vertige : M-Pesa compte pr√®s de 14 millions d’utilisateurs et plus de 150 millions d’euros sont √©chang√©s par jour, soit beaucoup plus que Western Union !!! Plus de 300 soci√©t√©s sont en partenariat avec M-Pesa et pr√®s de 700 000 comptes « M-Kesho » ont √©t√© cr√©√©s (soit pr√®s de 1 778 000 euros en compte √©pargne « t√©l√©phone »).

Voil√† pourquoi, au Kenya, aujourd’hui, on peut ouvrir un compte √©pargne, y ajouter de l’argent, payer nos factures de t√©l√©phone, d’√©lectricit√©, etc. et acheter des produits au supermarch√© sans passer par une banque ou un distributeur !!

Haut débit et couverture nationale ? Presque une réalité

L’Afrique de l’Est √©tait une des seules r√©gions d’Afrique n’√©tant pas reli√©e par un c√Ęble mais cela a chang√© en 2009 avec l’arriv√©e du c√Ęble √† Mombasa SEACOM; puis deux autre c√Ębles sont arriv√©s (TEAMS et EASSY).[5] Les soci√©t√©s de t√©l√©phonie mobile et les fournisseurs d’acc√®s ont largement investi dans les bandes passantes diminuant ainsi les prix par deux ou trois.

Et ce n’est que le d√©but car en 2012, 14 c√Ębles sous-marins relieront l’Afrique au reste du monde rendant l’Afrique moins d√©pendant des satellites et entra√ģnant ainsi la chute des prix de la communication dans le continent. Une aubaine pour le march√© de la t√©l√©phonie mobile et de l’Internet. Si vous alliez √† cela le fait que l’Afrique a connu le taux de vente de t√©l√©phones portables le rapide au monde (49,3%) ces 8 derni√®res ann√©es et que ce taux atteindra 61% en 2018, et que la plupart des pays africains connaissent une croissance √©conomique jamais connu auparavant, alors on peut conclure que le march√© africain est un v√©ritable eldorado pour les entrepreneurs √©trangers. Le seul mal qui s√©vit ici, le vandalisme – par exemple, le c√Ęble reliant Mombasa √† Nairobi a d√©j√† √©t√© coup√© plus de 10 fois en moins de deux ans.

Au niveau national, les sociétés de téléphonie mobile ont également largement investi pour assurer une couverture nationale. Et en octobre 2010, le Kenya était couvert à 90%. Et oui, vous pouvez vous trouver dans le trou-du-c** du Maasai Mara ou du lac Turkana et profiter du 3G !!!

L’arriv√©e des grands sur le march√© et une soci√©t√© jeune, √©duqu√©e, gadg√©tis√©e et innovatrice

Les chiffres du dernier recensement[6] effectu√© en 2009 montrent qu’√† Nairobi pr√®s de 88% poss√®dent un t√©l√©phone portable et 5% une ligne fixe (contre 63% et 1%, respectivement, au niveau national). Enfin, il faut noter que la population k√©nyenne est tr√®s jeune et √©duqu√©e, ce qui est √† n’en pas douter la force majeure de ce pays.

On comprend alors pourquoi Nairobi pourrait faire √©clore une grappe d’innovateurs… et les grands de l’informatique l’ont bien compris. Google, Microsoft, IBM, Apple et Nokia sont dor√©navant tous implant√©s √† Nairobi et poussent les jeunes √† d√©velopper des applications pour le march√© africain avec un contenu cibl√© pour l’Afrique.

Google Afrique s’est implant√©e en 2007 √† Nairobi ! Depuis, il a, entre autres, traduit Gmail en kiswahili, affin√© ses cartes Google Map africaines et lanc√© des Google Group et blogs √† contenu africain, dont Baraza. Il organise aussi beaucoup d’ateliers/s√©minaires, comme le tout dernier gKenya[7] en septembre 2010, essentiellement pour encourager le d√©veloppement d’applications sur Android.

Google va lancer, en d√©cembre 2010, son tout nouveau IDEOS – un t√©l√©phone √† petit prix (environ 90 euros) confectionn√© par Huawei et fonctionnant sous Android et il esp√®re ainsi p√©n√©trer le march√© des smartphones √† petit prix. Sachant que 66% des usagers au Kenya poss√®dent un Nokia et 18% un Samsung, Android n’est pas pr√®s de r√©ussir, surtout si l’on sait que M-Pesa ne fonctionne pas sur Android. Gloups !

Nokia, quant √† lui, mise gros sur le march√© des pays en d√©veloppement et il a lanc√©, en juin 2010 √† Nairobi, quatre nouveaux t√©l√©phones sp√©cialement adapt√©es pour les populations pauvres ou √† revenus mod√©r√©s. La particularit√© des t√©l√©phones de la s√©rie Nokia C1 est qu’ils accepent deux cartes SIM dans le casier et qu’ils sont √©quip√©s d’une lampe LED, d’une radio/cam√©ra et fournis avec un kit-recharge pour v√©lo.

Au niveau de la recherche des cerveaux en Afrique, Nokia reste √©galement le leader. Il a cr√©√© le Nokia Research Center[8], bas√© √† Nairobi √©galement, en juillet 2010, et ce en partenariat avec l’Universit√© de Nairobi qui poss√®de dor√©navant un laboratoire/hub. Et fin novembre 2010, Nairobi accueillera un des plus grands sommets africains d’innovateurs et d’entrepreneurs (plus de 200 personnes); les tables rondes lors du Nokia’s Open Innovation Africa Summit[9] permettront d’acc√©l√©rer la r√©volution technologique que conna√ģt l’Afrique pour aller directement toucher les peuples les plus d√©munies avec de petites innovations qui changent beaucoup. Ce sommet est organis√© en partenariat avec la Banque mondiale/InfoDev et Capgemini

Enfin, Nokia a lanc√© en ao√Ľt dernier, en Inde, son Nokia Money[10], en partenariat avec Obopay – leader dans le domaine des technologies de paiement par t√©l√©phone. Bien s√Ľr, Nokia Money est une copie conforme de M-Pesa, pas besoin de banque… Nokia l’a lanc√© en Inde; le march√© k√©nyen √©tant d√©j√† satur√©. Nokia ne fait que ses premiers pas dans ce secteur, de quoi faire rire Vodafone… jusqu’au jour au Nokia Money sera int√©gr√© dans le t√©l√©phone (Symbian) et OVI largement utilis√©, et l√† Vodafone tremblera peut-√™tre un peu.

Le Kenya et ses trois réussites mondiales

La premi√®re, comme dit plus haut, c’est le M-Pesa

« Si cela fonctionne en Afrique, alors cela fonctionnera partout dans le monde« 
Eric (aka White African), fondateur d’Ushahidi

La deuxi√®me s’appelle Ushahidi[11], une plateforme web cartograhpi√©e de gestion de crise fonctionnant par SMS. Ushahidi a √©t√© cr√©√© par une √©quipe de jeunes d√©veloppeurs k√©nyens et afro-am√©ricains peu apr√®s les conflits √©lectoraux de janvier 2008 au Kenya. Cette plateforme, enti√®rement open source et utilisant les cartes de OpenStreetMap, a connu un immense succ√®s et est aujourd’hui la plateforme la plus utilis√©e pour g√©rer les situations de crise; derni√®rement, √† Haiti, Ushahidi √©tait la premi√®re plateforme de communication op√©rationnelle sur l’√ģle et Ushahidi a permis de sauver plus d’une cinquantaine de vies.

Depuis Ushahidi est utilis√© par tous: CNN, Al Jazeera, ONU, etc… et Eric a gagn√© beaucoup de prix. Mais Eric, blogueur connu sous le nom de WhiteAfrican, et organisateur d’√©v√®nements web africains[13], ne s’est pas arr√™t√© l√†, il est retourn√© vivre au Kenya et a d√©cid√© d’utiliser les b√©n√©fices g√©n√©r√©s par Ushahidi pour lancer un centre lab/hub √† Nairobi, iHub[12], qui conna√ģt un franc succ√®s aux niveaux national et international.

Enfin, Virtual City Ltd, une petite soci√©t√© k√©nyenne qui a gagn√© 1 million de dollars au Nokia Innovation Challenge Award[14] en septembre dernier; et la comp√©tition √©tait rude car il y avait plus de 50 participants. Virtual City a d√©velopp√© une application Nokia qui permet aux petites entreprises/commer√ßants d’am√©liorer l’efficacit√© de la distribution de leurs produits sur le march√© gr√Ęce √† leur t√©l√©phone, en suivant par exemple leurs ventes, leurs livraisons, leurs commandes, etc… L’application devrait √™tre mise sur le march√© OVI dans l’ann√©e 2011.

Et le gouvernement kényan ?

Et bien, le Gouvernement k√©nyan essaye lui aussi de profiter du boom technologiques en lan√ßant son propre projet, construire un immense centre technologique sur une p√©riode de cinq ans… Un projet de mammouth (ou plut√īt d’√©l√©phant) intitul√© Malili[15] !! Construire une toute nouvelle ville √† 60 km au sud-est de Nairobi avec un parc technologique et scientifique, une centre pour investisseurs et businessmen, un centre de conf√©rence, un centre commercial, des h√ītels, des √©coles internationales et un h√īpital‚Ķ Le but ultime est de faire du Kenya un p√īle technologique attractif et faire concurrence aux autres parcs technologiques, tels que celui en Malaisie (PutraJaya), au Panama (Pacifico), aux Philippines (Subic-Clark) et en Chine (Shenzhen). En voyant les photos, on se demande si c’est de l’info ou de l’intox ??

« La plupart du temps l’Afrique n’existe pas. Les pages financi√®res des grands journaux occidentaux ne mentionnent pour ainsi dire jamais les march√©s d’actions en pleine expansion dans le continent« .
Courrier International du 21 octobre

[1] TheBigBoss est un fran√ßais vivant au Kenya depuis 1997, webmaster √† ses temps perdus… Son blog, sa page Facebook et son compte Twitter !

[3] AFP sur Google

[4] Sur Google Actualités

[5] Les c√Ębles reliant l’Afrique en carte

[6] Résultat du recensement au Kenya

[7] gKenya, atelier Google de 3 jours

[8] Nokia Research Center @Nairobi

[9] Innovate Afrique

[10] Nokia Money (Inde)

[11] Ushahidi

[12] iHub KE

[13] Maker Faire Africa

[14] Sur Virtual City Ltd

[15] Malili Technopolis

27 commentaires

  1. Pingback: Tweets that mention Web et économie numérique en Afrique, le Kénya en pointe -- Topsy.com

  2. Je me suis r√©gal√© avec cet article, je me suis toujours demand√© o√Ļ en √©tait l’Afrique en mati√®re de nouvelles technos, et l√† j’avoue que je suis bluff√© et heureux de voir √† quel point l’Afrique est dynamique. Merci TheBigBoss et Eric.

  3. Un article intéressant et très bien documenté.
    Surpris par le taux de pénétration de Nokia au Kenya,je croyais cette société en perte de vitesse, pas le cas partout apparemment.
    Il est plus que temps que la France se r√©veille, que dis je l’Europe, ou nous allons bient√īt devenir des citoyens num√©riques de seconde zone, les pays √©mergent ont un potentiel √©norme en ressources humaines et nous allons probablement voir voir un effet acc√©l√©rateur des technologies de l’information dans ces pays.
    Galactic Sud

  4. Surprenant et très intéressant !
    C’est une bonne id√©e de nous faire d√©couvrir autre chose que Europe/USA/Chine/Japon …
    En tout cas bravo et d’autres articles sur les pays √©mergents seraient les bienvenus.

  5. Pingback: Kenya, Africa new hub of technological innovation – because the | guideheroes.com

  6. Article complet et tres instructif.
    Moi qui comptait faire un article dessus, il n’y a plus besoin, tout est dit. Retweet.

  7. √ßa ont peut √™tre sur que l’Afrique est au top en mati√®re d’informatique, vue toutes les arnaques en spam que l’ont re√ßois. Je serais curieux de connaitre le montant g√©n√©r√© par les escroc qui veulent partag√© le pactole avec les gogo.

  8. Merci pour les commentaires et de voir que l’article vous a plu.

    Les dernières nouvelles:
    1/ Bill Gates va donner 4.8 million de dollars à M-Pesa via sa Fondation pour lancer M-Pesa en Tanzanie (pays voisin) Рhttp://www.nation.co.ke/News/M.....index.html

    2/ White African a écrit un article dernièrement sur le même sujet décrivant la stratégie de Safaricom pour encourager les développeurs à créer des applications pour Safaricom;

    3/ Et White African nous apprend que 30 applications Nokia cr√©√©es par des k√©nyens sont disponibles sur OVI. Nokia garde 30% des ventes et le d√©veloppeur touche 70%… Mais le hic, c’est que Nokia n’a pas possibilit√© de payer les d√©veloppeurs s’ils n’ont pas de compte en banque (et oui, pas de Paypal au Kenya)

    Voilà voilà !!

    @leechftp – marrante ta remarque, mais pourtant c’est loin de la v√©rit√©. La plupart des SPAMS viennent de Russie ou Chine, de m√™me pour les virus. Mais c’est vrai qu’une meilleure connectivit√© pour l’Afrique signifie √©galement plus de SPAM…

    Et pour mon collage, et bien, plus que 4 jours pour voter et je suis loin derri√®re, donc c’est perdu :( et pas un seul vote depuis hier. Tant pis !

    A+ sur la toile

  9. Notre syst√®me √©conomique/politique/social actuel n’est pas fait pour recevoir continuellement le d√©veloppement d’autres pays qui se civilisent sans que le contrepoids se ressente ailleurs. Quand une place est prise sur le podium un autre doit c√©der la sienne.
    Je suis ravi de voir du d√©veloppement mais il m’inqui√®te en partie pour ses raisons.

    Très bon article !
    merci

  10. Comme on le voit au Kenya, France T√©l√©com est tr√®s pr√©sent en Afrique. A Djibouti aussi. Mais on doute souvent de r√©ussir √† suivre les locomotives du net, ici…

  11. Tr√®s bon article. √áa fait plaisir en tant qu’africain de savoir qu’il ya bien des gens qui se d√©marquent et qui ne se cambrent pas uniquement sur les clich√©s que les chaines de t√©l√© occidentale publient √† la moindre occasion.
    Il y a un travail qui est fait ici et les choses √©voluent de fa√ßon consid√©rable. C’est vrai que sur certains domaines il y a encore beaucoup de choses √† parfaire, mais d√©j√† les choses ont beaucoup √©volu√©.

    Je connais personnellement un ami fran√ßais qui pensait qu’en venant chez moi au Burkina, il allait √™tre compl√®tement coup√© du monde, genre ya pas de t√©l√©phone, pas d’Internet :) etc
    Il fallut que je lui envoie quelques petites photos de l’actuel Burkina pour le convaincre qu’il ne va pas se faire d√©vorer par un lion en pleine ville ūüėõ .

    Sinon, super blog et chapeau pour l’article
    Wilfried

  12. @Djibouti – « Comme on le voit au Kenya, France T√©l√©com est tr√®s pr√©sent en Afrique. » – Et bien, au Kenya, ils ont bien du mal !!!

  13. Pingback: Le Kenya au bord du boom √©conomique ? · Peperuka

  14. Pingback: Web et high-tech au Brésil

  15. Apparemment les réseaux mobiles se développent plus que les réseaux filaires en Afrique.
    Effectivement, c’est √©tonnant de voir qu’orange est mal implant√© dans la sous r√©gion quand on voit leur h√©g√©monie sur le reste du continent

  16. A/ Google Trader maintenant disponible au Ghana et en Ouganda – http://www.google.co.ug/africa/trader/home?gl=UG

    B/ Les arbres du Kenya sont maintenant en 3D sur Google Maps – http://www.google.com/landing/.....tours.html

    C/ Google continue à cartographier les bidonvilles de Nairobi Рhttp://google-africa.blogspot......gocho.html

    D/ Pour suivre ce qu’il se passe en Afrique chez Google – http://www.google.com/africa/gafrica/index.html

    E/ Un k√©nyen re√ßoit plus de pubs par t√©l√©phonie mobile qu’un am√©ricain et ce secteur a connu une croissance de 116% en 2010 – http://afrinnovator.com/mobile.....dvertising

  17. Un nouveau produit a gagné un prix au MWC de Barcelone 2011 Рhttp://bourse.lci.fr/bourse-en.....ate=110221

    « Le produit de la carte virtuelle permettra aux clients d’Aritel Afrique au Kenya d’utiliser leur t√©l√©phone mobile pour faire des achats en ligne aupr√®s des vendeurs MasterCard dans le monde entier. La transaction √©lectronique simplifi√©e aura lieu de la mani√®re suivante : chaque fois qu’un client d’Airtel effectue des achats en ligne, il (elle) sera capable de demander un num√©ro de carte de shopping √† usage unique. Les services mon√©taires d’Airtel fourniront un num√©ro √† 16 chiffres qui permettra au client d’effectuer la transaction. A la fin de la transaction, un message de confirmation sera envoy√© au t√©l√©phone portable du client. Cette option d’utilisation unique du produit de la carte virtuelle fournit au consommateur une exp√©rience de shopping √©lectronique qui est √† la fois pratique et s√©curis√©e. »

    http://bourse.lci.fr/bourse-en.....ate=110221

  18. Pingback: Web et économie numérique en Afrique, le Kénya en pointe | Anticipation(s) : que nous réserve le futur technologique ? | Scoop.it

  19. MICHEL Marisol on

    Bonjour, √† la recherche d’un stage en marketing en anglais pour ma fille dans un pays anglophone, je suis tomb√©e par hasard sur votre article tr√®s int√©ressant, notamment sur le syst√®me M-Peza. Voil√† un bon th√®me de stage. Auriez-vous des personnes ressources pour solliciter ce stage? Un grand merci √† l’avance.

  20. Michel,

    Maintenant, toutes les fournisseurs d’acc√®s au Kenya ont un syst√®me de paiement par t√©l√©phone (Orange, Zain, Safaricom, Yu, etc.) donc si votre fille veut faire un stage au Kenya, il y a du choix !

    Malheureusement, je ne connais personne en particulier dans ce secteur; mais vous pouvez toujours écrire à Orange Kenya qui est géré par France Télécom.

    Voilà, vous pouvez me joindre sur https://www.facebook.com/peperukablog (aimez la page FB et envoyez un msg)

  21. Hello,
    L’Afrique est dynamique effectivement, notamment en mati√®re de solutions mobiles. Cet article a maintenant 2 ans mais Usha√Įdi fait toujours l’actu. Ce qui a chang√© c’est notamment que les √©v√©nements d√©di√©s aux startups se multiplient et les entrepreneurs sont de plus en plus nombreux. On assiste a un r√©el envol du secteur de l’innovation √† travers de nombreuses startups, souvent li√©es au mobile il est vrai.
    En tout cas merci pour l’article et il faut continuer √† parler de cette Afrique dynamique, qui conna√ģt une tr√®s forte croissance malgr√© la p√©riode troubl√©e.
    Damien

  22. Toujours l’actu certes mais malheureusement deux ans, il n’y a pas eu beaucoup de progr√®s… bien au contraire, on a assist√© deri√®rement √† un retour de b√Ęton… Le blogueur Robert Alai qui incendie les grandes multinationales et leurs grands projets africains qui n’a en fait que pour but de voler les id√©es contre une petite compensation… qui ensuite d√©crit iHub comme du vent (beaucoup √† dire, mais peu de r√©sultats√†)… et ce dernier article, qui les critique tous – http://www.kachwanya.com/be-aw.....-are-here/

    Merci du commentaire

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