Le « Lulz Liberator », pistolet discount imprimé en 3D

Le « Lulz Liberator » est un pistolet imprimé en 3D qui rend l’accès aux armes à feu beaucoup plus simple et bien moins cher.

Cela fait un petit moment qu’on en entend parler, il est désormais possible d’utiliser les imprimantes 3D pour modéliser des pistolets. Un ingénieur américain, nommé « Joe », a décidé de démontrer qu’imprimer ses propres armes pouvait ne pas coûter excessivement cher. A la fois inquiétant et perturbant, le « Lulz Liberator », sous des apparences de jouet, et bel un bien une arme à feu.

L’histoire commence avec la création du pistolet « Liberator », premier de l’histoire a avoir été façonné grâce à une imprimante 3D. Celui-ci ouvre de nouvelles possibilités inquiétantes : tout le monde pourrait donc créer sa propre arme à feu à partir du moment où le matériel adéquat est possédé. La limite se fait tout de même sentir, l’imprimante utilisée est une Stratasys. Celle-ci est destinée à un usage professionnel et coûte 8.000$, la mettant hors de portée du marché public.

lulzliberator

Mais la situation pourrait bien évoluer. « Joe » a en effet façonné son propre pistolet grâce à une imprimante Lulzbot AO-101, vendue au prix de 1.725$ et donc, bien plus accessible. « Les gens pensent qu’une machine à 8.000$ est nécessaire et que le pistolet explose au premier tir. Je veux dissiper cela. » Le premier pistolet imprimé par Joe sur Stratasys a en effet explosé (au niveau du barillet) dès le premier tir. Mais dès le second modèle (sur Lolzbot), l’expérience s’était déjà avérée bien plus concluante. Sur sa vidéo, on le voit tirer neuf coups sans aucun problème, quelques rajustements devant être tout de même faits à mesure.

Selon Joe, l’impression 3D d’armes à feu ne devrait pas en augmenter la prolifération mais devrait permettre un accès simplifié et moins cher aux armes. De vraies questions se posent néanmoins. Par exemple, s’il est si simple d’imprimer un pistolet en 3D, le procédé sera facilement reproductible en Europe, où le port d’armes (sauf exception) n’est pas légal comme aux États-Unis. Comment réagir à cela ? Mais encore, simplifier à ce point la création d’armes à feu, c’est la rendre accessible au plus grand nombre. Dans ce cas, que va-t-on faire si on se retrouve avec des jeunes adolescents qui décident d’imprimer leur propre flingue ? De vrais moyens de régulation doivent être mis en place pour cette technologie encore nouvelle.

(source)

Invité
coincoin
21 mai 2013

ça fait des dizaines d’années que n’importe qui sachant un peu travailler le métal peut se faire une arme à feu pour bien moins cher…

Invité
21 mai 2013

Je rebondis sur ce qui est dit pour l europe :

créer son arme via imprimante 3D, cela ne suffit pas pour al rendre opérationelle.. il manque quand meme le plus important, les munitions. Et pour cela toujours, il faudra une autorisation.

Invité
AndromAK
21 mai 2013

En effet, tout ce battage autour des armes sorties d’imprimantes 3D n’est que du gros buzz commercial à deux euros.

La kalachnikov qui a maintenant 60 ans, a été conçue pour justement pouvoir être fabriquée ou réparée de manière artisanale. Une petit pistolet en résine, ça fait juste rigoler.

Et comme le soulignait très justement romain juste avant, une arme sans munition, ce n’est plus une arme, et dès lors qu’il faille s’en procurer, il faut passer par les circuits traditionnels, légaux ou pas.

Invité
alzorglub
21 mai 2013

Imprimée maison ou pas, la possession est interdite, et les usages qu’on en fait aussi.
Le problème n’est pas l’objet, mais ce qu’on en fait.
Par exemple les couteaux, n’importe qui peut prendre un bout de métal et l’aiguiser, ou se servir d’un bout de verre, mais ce n’est pas pour autant qu’on a interdit les couteaux.
Donc, il est où le problème ?

Invité
21 mai 2013

Le vrai problème n’est pas de savoir si on peut s’en servir 50 fois, 1 coup suffit pour tuer quelqu’un
Pas besoin non plus d’avoir des munitions en acier, une simple réaction chimique peut faire l’affaire pour provoquer l’éjection d’un projectile comme une fléchette empoisonnée, et c’est assez facile à réaliser et pratiquement silencieux…

Une arme en plastique avec des munitions en plastique, ça nous donne surtout des armes indétectables par les détecteurs de métaux, avion, tribunaux, les systèmes de sécurité sont donc déjà dépassés… Et ça va devenir accessible à tous…

Invité
21 mai 2013

« le port d’armes (sauf exception) n’est pas légal comme aux États-Unis » : le port d’armes n’est pas légal là-bas non plus, c’est la détention qui l’est.

Invité

V’la le bourbier au niveau législatif et dérives d’ici quelques années!
@AndromAK , la différence c’est qu’une kalachnikov est plus facilement détectable que ce ‘pistolet en plastique’

Invité
AndromAK
21 mai 2013

Il y a des dérives dans tous les domaines, et il y en aura toujours.
Je suis fasciné par cette nouvelle technologie qu’est « l’impression 3D », et je m’enthousiasme à imaginer toutes les applications que l’on pourra en tirer, dans la vie de tous les jours.
Je trouve dommage que l’on se focalise sur ces histoires de « pistolet en plastique », qui, si elles continuent, ne représenteront que 0,000001% de ce que l’avenir nous réserve, à mon avis.

Invité
Valentin
22 mai 2013

@AndromAK : Peut-être peut-on aller plus loin : Il n’y a probablement pas qu’en France que l’impression 3D existera, cela offrira à faible cout (et probablement à faible efficacité) une arme pour les couts d’états, et pour les armées rebelles, voir pour le terrorisme… Il deviendra du coup facile de cacher une arme dans sa chaussure, de prendre en otage un avion, bref de voir ressurgir des menaces que l’on pensait avoir restreintes…
@Romain : Si l’arme résiste à l’explosion, peut-être pourrons nous imaginer que la cartouche imprimée pourrait résister également… Il ne reste alors plus qu’à fabriquer le mélange explosif pour le projectile…
@Swoax : On peut aussi imaginer l’utilisation de sarbacane pour les fléchettes empoisonnées et ça c’est déjà possible bien que plus rudimentaire :)

Invité
vans
23 mai 2013

Des fléchettes empoisonnées… On n’est pas dans un film ahah. Ça m’a bien fait rire :-)