Si Google veut essayer de contrer Facebook, il va falloir essayer d’aller le titiller sur ses points faibles. Et l’un des principaux points faibles de Facebook, c’est le mobile.

Facebook vient d’annoncer avoir passé le cap du milliard de membres. Ses nouvelles cibles ? Le Japon et la Russie, deux grands pays où le réseau n’a pas encore réellement réussi à percer. Google a récemment annoncé que son réseau social Google Plus comptait désormais 400 millions de comptes dont 100 millions d’actifs.  L’écart entre les 2 est conséquent. Chercher à le combler risque de prendre du temps. Une stratégie qui consisterait à aller chercher Facebook sur ses terres (amis, famille) a peu de chances de fonctionner. Quand on a créé son écosystème perso et tissé ses relations sur Facebook, la valeur d’usage de Google Plus n’est pas suffisante pour migrer de l’un à l’autre.

Par conséquent, si Google veut essayer de contrer Facebook, il va falloir tenter une autre approche et notamment essayer d’aller titiller Facebook sur ses points faibles. Et l’un des principaux points faibles de Facebook, c’est le mobile.

Tous les experts s’accordent à dire que l’avenir est au mobile. Il se vend plus de Smartphones que de PC et il devrait se vendre prochainement plus de tablettes que de Smartphones. Les mails se lisent sur mobile et le trafic mobile peut représenter selon les cas jusqu’à 30% à 50% du trafic d’un site.

google plus facebook Le mobile, larme ultime de Google Plus pour contrer Facebook ?

Avec Android, Google ne dépend pas d’un partenariat…

Dans un article de Février dernier consacré aux faiblesses de Facebook, j’indiquais que l’un de ses handicaps majeurs était le fait de ne pas être « mobile native ». Et ce n’est pas le rachat d’Instagram qui va modifier la donne : Facebook ne possède pas son propre OS mobile comme Google ou Apple. Donc sur ce point Google est en position de force face à Facebook. Facebook est présent sur les appareils mobiles d’Apple ou sur les Windows Phone, concurrents d’Android, mais les partenariats d’un jour peuvent se terminer à tout moment et probablement sans préavis (voir ce qui est arrivé à Google Maps avec sur iOS avec Apple…). En revanche, du côté Google, Android et Google Plus appartiennent au même groupe. C’est d’ailleurs le seul groupe qui détienne à la fois un os mobile et un réseau social.

Google intègre désormais Google Plus dans tous ses produits (on l’a vu récemment avec YouTube) pour essayer de l’imposer et de le rendre incontournable. Si sur PC il est parfois plus simple de copier-coller un lien que de partager vers Google Plus, sur mobile le clic de partage est le plus simple et donc on peut plus facilement renvoyer son contenu vers Google Plus.

Les cercles que l’on peut créer sur Google Plus ont alimenté le buzz sur la protection de la vie privée sur Facebook. Mais pour reprendre une expression célèbre, ça a fait « Pschitt! ». En revanche, sur Android, organiser ses contacts avec les cercles est très simple. Et c’est une fonctionnalité que Facebook ne peut proposer, faute d’OS propriétaire. Avec une intégration native sur Android (qui inclut recherche, images, carte, gps, email, chat, documents, vidéos, agenda…), Google Plus possède indéniablement une longueur d’avance, difficile à combler pour un Facebook sans son propre OS…