D’après Gabriel Weinberg, le fondateur de DuckDuckGo, le trafic du moteur de recherche monterais au fur et à mesure que les révélations au sujet du programme PRISM de la NSA s’enchainent. Doit-il une fière chandelle à Edward Snowden ?

Gabriel Weinberg aurait vite constaté un pic de trafic sur le moteur de recherche, dans la nuit du 6 juin, juste après les révélations sur le programme de cyber espionnage de la NSA. Les jours qui ont suivi, alors que les grands services étaient occupés à donner des explications, le moteur de recherche DuckDuckGo, qui ne stocke pas les données d’utilisateurs, était en train de doubler son trafic. Le phénomène se serait amplifié, les jours suivants, lorsque d’autres révélations sont arrivées.

Un outsider ?

Avant, DuckDuckGo ne recevait pas plus de 2 millions de requêtes par jour. Mais, en moins d’un mois, ce nombre est passé à 3 millions de requêtes. Pourtant, selon son fondateur, 96 personnes sur 100 auraient pris DuckDuckGo pour un service de restauration, avant que la presse ne parle de ce moteur de recherche qui garantit votre anonymat. D’après Gabriel Weinberg, faire une recherche sur son moteur de recherche doit être un choix. Pourtant, initialement, le but de DuckDuckGo était tout simplement de présenter des résultats différents de ceux de Google.

stat Leffet inattendu de PRISM : le scandale profite au moteur de recherche DuckDuckGo

« Zero Tracking » : un élément important

DuckDuckGo n’utilise pas les cookies et ne garde pas la liste des adresses IP des utilisateurs. Il n’y a pas de système de login ou autre. Par ailleurs, le moteur de recherche utilise par défaut une connexion cryptée. D’après Gabriel Weinberg, Google ne présente pas cet avantage pour les utilisateurs non-enregistrés. Par ailleurs, si la NSA demande des données à DuckDuckGo, ils n’obtiendront rien car rien n’est stocké. Les autres moteurs de recherche ont besoin de ces données afin de mieux cibler les utilisateurs avec des affichages publicitaires.

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