Les 18-24 ans boostent les ventes de vinyles… C’est l’Hebdo Musique & Web

Alors qu’Universal s’apprête à lancer un nouveau format physique, le décrié Blu-Ray Pure Audio, il y a bel et bien un support physique qui résiste encore et toujours à l’envahisseur numérique : le vinyle.

Selon des études récentes orchestrées par l’institut ICM, l’inattendue hausse des ventes de vinyles ces dernières années serait attribuée à la consommation accrue des jeunes de 18 à 24 ans. La Génération Y copine avec la Génération V(ynile). Comme quoi, l’amour du support n’est pas encore tout à fait perdu.

L’étude a ainsi interrogé un panel national de 2030 consommateurs en Angleterre – oui, encore et toujours les anglosaxons… ne cherchez pas les statistiques dans ce secteur sont plus que pauvres en France. Cette dernière a rapporté qu’en Mars, 5% des interrogés avaient acheté un vinyle, vintage ou neuf. 14% des acheteurs ont entre 18 et 24 ans, un pourcentage conséquent si nous le comparons aux 9% d’acheteurs de 25-34 ans et aux seulement 5% d’acheteurs de 35-45 ans. Des résultats surprenants qui vont à l’encontre de nos clichés concernant le jeune consommateur et sa tendance à l’achat de musique via Itunes Store et autres.

Souvenez-vous, il y a quelques mois de cela, je vous expliquais en détails les raisons de ce phénomène.
Il semble que cela se confirme. Si l’on se base sur l’étude qualitative, les consommateurs de vinyles optent pour cet objet en raison de sa qualité sonore vintage, de l’artwork, et du plaisir de collectionner et posséder l’objet.

Je réitère et j’approuve : il est quand même plus plaisant de collectionner des 33 tours dans sa bibliothèque qui sent bon la poussière, alternant Pink Floyd, Alan Parsons Project, Daft Punk et Beatles, plutôt que d’entasser des clés USB ou autres CDs gravés, qui finiront sur le coin de votre bureau, à sombrer dans les méandres de l’oubli.

D’ailleurs, un quart des personnes interrogées considèrent leur vinyle comme une oeuvre d’art et 27% d’entre eux n’écoutent pas les enregistrements qu’ils achètent, préférant écouter la version « CD ».
Mieux qu’un Warhol (ou qu’un tableau de Van Eervelt), le vinyle devient donc une pièce maitresse, à exposer, à admirer et surtout à ne pas user.

Enfin concernant leurs lieux d’achat, 85% de l’échantillon de consommateurs se dirigera majoritairement dans des magasins de disques indépendants. 47% de l’échantillon d’interrogés de 18-24 ans aurait un magasin préféré, 10% d’entre eux rendraient visite à leur magasin de prédilection tous les mois et 78% de ces 10% dépenseraient jusqu’à 17,50€ par visite. Les 18-24 ans sont donc des consommateurs fidèles et surtout réguliers, autant dans leurs dépenses que dans leurs fréquentations des magasins de disques indépendants.

Fort à parier que la tendance ne s’arrête pas en si bon chemin. Et quand on voit la qualité des albums sortis en 2013, on ne peut qu’espérer une croissance accélérée des ventes de vinyles. Maintenant, encore faut-il que les magasins indépendants survivent en France, mais ça, c’est une autre histoire.


5 commentaires

  1. Merci pour cet article! Cela fait plaisir de voir que les vinyles ont encore la côte! 😉 Et surtout que les plus gros acheteurs de vinyle sont les jeunes! Les choses ne sont pas aussi formatés et généralistes qu’on le pense, et un vinyle est toujours unique pour les amoureux de la musique, irremplaçable!

  2. En espérant que l’arrivé du pure audio ne saccage pas tout, j’étais contente de commencer à trouver plus d’un tiers de la musique en vinyle !

  3. Si le vinyle est encore là c’est surtout grâce aux petits disquaires qui ont pu tenir le coup et donner le gout aux jeunes et moins jeunes de reconquérir la galette noire de plastique. Ces petits magasins qui ont fermé et crevé la faim face à des grosses machines comme Virgin, Fnac, Cultura, etc..Ces supermarchés du disque ont ensuite délaissé la musique au profit d’autres formats, sans aucun scrupule. Après avoir vidé leurs rayons de vinyles, puis de cd singles et maintenant les albums, ils cherchent du blé à faire car il n’y a que cela qui les intéresse, le fric. Les clients ils s’en foutent, une fois la porte passé, il est oublié. Le petit disquaire, lui était là pour accueillir, conseiller, quelquefois le rôle d’assistante sociale, etc..
    Mais dans cet élan de ventes qui pointe le nez, ces grosses enseignes vont revenir et rebouffer tel un bulldozer, pour passer la deuxième couche et exterminer à jamais ce petit métier. Il faut boycotter ces enseignes, faire vivre les petits magasins, laisser tomber ces sites tels Amazon, destructeur de culture, etc.. Stop le fric !! Vive la musique !! Honorons les vrais disquaires et pas les pseudos disquaires qui aussi au disquaire day ont majoré les prix, on nommera pas le magasin Illogical Music, il marge par 10 et je suis gentil, ou celui du Nord fraichement ouvert qui a vendu du Mylene Farmer a 100 euro pièce pour un 45 tours.. Oubliez les pseudos revendeurs, ceux qui vendent du roc, du metal, du punk, du reggae, du funk, mais pas de la daube de collector de farmer…
    Save the vinyl and kill the MP3

  4. Si on se base sur l’étude qualitative, les consommateurs de vinyles se dirigent vers cet objet en raison de sa qualité sonore vintage, de l’artwork, et du plaisir de collectionner et posséder un objet.

  5. Incroyable que les jeunes aiment autant les vinyles. Ca prouve que la génération Albator (dont je fais parti) n’est pas encore tout à fait « has been » ! 🙂

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