Les 7 compétences clés pour devenir Growth Hacker

Quelles sont les compĂ©tences qu’il faut avoir pour ĂȘtre un growth hacker d’exception ?

growth hacker

Article rédigé par Erika Batista de The Family. Presse-Citron est partenaire du Growth Hacking meetup organisé par The Family.

Le growth hacking est Ă  la mode. Voir notre prĂ©cĂ©dent article : Introduction au growth hacking. En quelques mois seulement, le Growth Hacking meetup est devenu le plus grand meetup de France. ÉnormĂ©ment de startups recherchent ces profils au croisement du marketing et de l’engineering pour hacker leur croissance.

Du coup, on nous pose souvent la question : Quelles sont les compĂ©tences qu’il faut avoir pour ĂȘtre un growth hacker d’exception ? Voici 7 compĂ©tences que tout growth hacker devrait avoir, selon l’inventeur du terme Growth Hacking :

1. De la créativité et une capacité à résoudre des problÚmes

Mauvaise nouvelle, cela ne s’apprend pas. Bonne nouvelle, vous pouvez vous amĂ©liorer. Une bonne technique pour dĂ©velopper ces qualitĂ©s est de travailler son divergent thinking: la pensĂ©e divergente est un processus mental qui permet de produire des idĂ©es crĂ©atives en envisageant de nombreuses solutions.

Un exercice que nous employons souvent à TheFamily : combien d’usages pouvez vous trouver pour un trombone ? Si vous trouvez moins de 20, oubliez le growth hacking. Entre 20 et 30 usages, vous ĂȘtes dans la moyenne. Plus de 50, vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©ment quelqu’un de trĂšs crĂ©atif. Plus de 100, fĂ©licitations : vous ĂȘtes un gĂ©nie !

2. De l’Ambition pure et de l’envie de faire

Un growth hacker est toujours obsĂ©dĂ© par la croissance, et il possĂšde la discipline de l’ambition. Si vous ĂȘtes bon, vous ne visez pas d’ĂȘtre le top 1 pendant 1 jour, mais tous les jours. Comme Facebook Ă  l’époque, vous ne voulez pas conquĂ©rir une Ă©cole mais toutes. Si vous n’avez pas cette ambition, vous n’aurez jamais le drive et l’énergie suffisante pour vous rĂ©veiller chaque jour avec cet objectif.

3. De l’empathie pour comprendre les besoins humains et de la psychologie

Si vous n’aimez pas les gens, alors oubliez le growth hacking. Si vous voulez vous amĂ©liorer, pratiquez la mĂ©ditation. Allez prendre un verre avec vos futurs utilisateurs. Un growth hacker doit se projeter dans la tĂȘte des gens, et essayer de les comprendre. Et il faut surtout pas mal rĂ©agir quand les gens vous disent qu’ils ne comprennent rien.

4. De la discipline pour suivre un process

Vous devez avoir des Ă©tapes, les suivre, les mesurer, les Ă©valuer, et puis tout recommencer. Un bon growth hacker doit ĂȘtre extrĂȘmement disciplinĂ©. Il y a beaucoup des outils qui peuvent vous aider :  Asana, to do lists, Excel, et mĂȘme sur un papier Ă  l’ancienne. L’important est de bien prĂ©parer son process.

5. Être analytique

Dans tout growth hacking, il y a de la data. Cela se lit et s’interprĂšte. Mais attention ! Nous croyons tout savoir lire de la data mais il existe souvent un biais Ă©norme. Vous devez apprendre Ă  ne pas tomber dans les piĂšges statistiques.

Un exemple de piÚge que nous voyons souvent chez les startups est celui du lean trap : vous avez le feedback de 3 personnes, et vous changez tout votre produit en fonction de ces retours. Cela est trÚs dangereux. En effet, vous devez avoir un groupe représentatif avec un minimum de personnes avant de prendre une décision.

Et des piĂšges statistiques il en a plein, le plus courant Ă©tant le bad sampling. Il faut toujours faire attention Ă  la taille de votre échantillon. Un autre exemple est la reprĂ©sentation graphique de votre data. Il existe de nombreuses façons de tricher et de fausser vos donnĂ©es. Beaucoup de startups le font. Mais le vrai problĂšme ce n’est pas de le faire pour quelqu’un d’autre, mais d’y croire. C’est la meilleure façon de se perdre sur ce que les donnĂ©es signifient.

Cas typique : la startup expĂ©rimente une croissance du trafic, grĂące à un article sur la presse et non pas une tactique de growth hacking. Que s’est-il passĂ©? Ils n’ont pas pris en compte tous les élĂ©ments. Solution: prenez une fois pour toutes un cours de statistiques !

6. Le courage de prendre des risques et de s’excuser

C’est le fait d’ĂȘtre audacieux et de ne pas avoir peur de se tromper. Le dĂ©but de votre projet est le meilleur moment pour dĂ©velopper cette qualitĂ©. Une fois votre entreprise dĂ©veloppĂ©e, vous aurez beaucoup Ă  perdre. Quand vous commencez Ă  rĂ©ussir, c’est le moment le plus stressant de votre vie d’entrepreneur. Apprenez en amont Ă  vous immuniser contre cela. Apprenez Ă  ĂȘtre extrĂȘmement fort et courageux.

7. Des compétences en programmation pour pouvoir tester ses idées rapidement

Et voilĂ  la grande question : faut-il vraiment savoir coder pour ĂȘtre un growth hacker ? Si vous apprenez le growth hacking pour que quelqu’un dans votre entreprise puisse l’implĂ©menter, ce n’est pas impossible mais trĂšs compliquĂ© (et dangereux). Coder, c’est essentiel. Alors pourquoi apprendre Ă  coder? Une bonne raison est que, si vous ĂȘtes au dĂ©but de votre histoire, vous n’avez pas encore des ressources.

Nous connaissons des startups qui lĂšvent 20K euros en love money au dĂ©but et qui font la bĂȘtise de payer une agence pour dĂ©velopper leur produit, alors que 25K en mode lean les aurait permis de vivre encore 2 ans et d’apprendre plein choses. Apprendre Ă  coder, c’est quand mĂȘme un pari.

Vous avez deux choix :

1/ DĂ©penser tout votre argent en 4 semaines, pour avoir une chance, et penser que vous ĂȘtes assez malin pour rĂ©ussir votre startup du premier coup, et se retrouver sur le carreau au bout de trois mois.

2/ Prendre cet argent et le dĂ©penser tout doucement, et apprendre à faire les choses vous mĂȘmes. Au moins dans le premiĂšre cas vous avez investi dans vous mĂȘme. Si votre startup ne marche pas, c’est pas grave d’avoir appris à coder. Parce que Ă  long terme, le fait d’avoir investi dans vous mĂȘme est peut-ĂȘtre ce qui fera que la deuxiĂšme ou la troisiĂšme start-up sera la bonne.

En gros, ce que vous devez comprendre est que la probabilitĂ© de rĂ©ussir du premier coup est trĂšs faible. Par contre, la probabilité d’écrire une ligne dans votre CV d’entrepreneur qui sera rentable toute votre vie, elle, est trĂšs Ă©levĂ©e. D’ailleurs, il faut le prĂ©ciser : apprendre Ă  coder n’est pas la mĂȘme chose que devenir ingĂ©nieur ! Il y a une distance Ă©norme entre le fait de savoir coder et d’ĂȘtre ingĂ©nieur.

Donc, si vous avez le temps, rendez-vous un grand service et apprenez à coder. Vous pouvez commencer par le JavaScript, HTML, CSS. Il y a aussi R, un langage surpuissant et sous-estimé.

Comment apprend-on à coder? Il a beaucoup de formation express comme Le Wagon. Les ressources ne manquent pas.

N’oubliez pas, il n’y a pas de solution magique. Le mĂ©tier du growth hacker n’est pas une checklist, mais une façon de penser. Il ne s’agit pas de cas pratiques à rĂ©pliquer bĂȘtement, mais des exemples pour vous inspirer et vous offrir un framework de pensĂ©e. Bref, ĂȘtre un growth hacker c’est un Ă©tat d’esprit.

Venez au prochain Growth Hacking meetup pour dĂ©couvrir cet Ă©tat d’esprit : http://www.meetup.com/GrowthHackingParis


11 commentaires

  1. Pas fort. Si tu as pas compris c’est que tu n’es vraiment pas dĂ» pour devenir Growth Hacker, loin de lĂ . Demeure dans ta routine lol

  2. Chachachas on

    @Anonymous il n’a jamais dit qu’il voulait ĂȘtre growth hacker… 😉 (et « dĂ» »????)

  3. Emmanuel Derozin on

    @Quentin Non Quentin, le R est un langage qui est orientĂ© statistiques. Ça n’est pas du Ror 🙂

  4. Un joli rĂ©sumĂ© de l’esprit que doit avoir le Growth Hacker.
    Je rajouterai mĂȘme qu’avoir des bases en… a peu prĂšs tout ce qui se fait sur internet, est un gros avantage. IL faut ĂȘtre une sorte de super ninja du web, connaitre le webmarketing en gĂ©nĂ©ral, le webdesign, le community management, enfin, un peu de tout quoi !

  5. Emmanuel Derozin on

    @Quentin Je n’avais pas vu ta rĂ©ponse, et je viens de repasser sur l’article.
    Alors, pour le coup j’ai dĂ©jĂ  fait un peu de R, mais j’ai l’impression que le language est dĂ©prĂ©ciĂ© au profit de Python. Merci pour le pdf, je vais y jeter un coup d’oeuil 🙂

  6. Pas de problĂšme, mais je pense que l’analytique est malgrĂ© tout le n°1 pour le growth hacking et en numĂ©ro 2 je dirais l’A/B testing

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