Les Américains veulent aussi profiter du droit à l’oubli par Google

Aux Etats-Unis, on voudrait aussi avoir le formulaire du droit à l’oubli, comme en Europe.

Google MacBook Pro PIxabay

L’année dernière, la Cour de Justice de l’Union Européenne rendait un arrêt qui permet aux citoyens de l’UE de demander à Google de désindexer des liens vers des pages dont les contenus peuvent être embarrassants pour la personne concernée, lorsque les informations en question deviennent « inadéquates, pas ou plus pertinentes ou excessives au regard des finalités pour lesquelles elles ont été traitées et du temps qui s’est écoulé ».

Ainsi, Google a mis en place un formulaire destiné aux citoyens de l’UE qui permet de demander à celui-ci de demander le déréférencement d’un lien du moteur de recherche.

Jusqu’à présent, seuls les citoyens de l’UE bénéficient de ce droit. Mais aux Etats-Unis, on commence aussi à le réclamer.

Comme le rapportent nos confrères de The Next Web, un groupe de défense des droits des consommateurs a récemment demandé à la Federal Trade Commission d’enquêter sur les raisons pour lesquelles Google n’a pas étendu le droit à l’oubli aux Etats-Unis.

Il faut savoir que Google permet déjà aux internautes de demander le déréférencement de liens qui révèlent des informations sensibles comme des numéros de carte de crédit. Il y a quelques semaines, il a même mis en place un formulaire pour les victimes de Revenge Porn.

Et selon John Simpson, le directeur du groupe qui a écrit à la FTC, Google pourrait facilement proposer le droit à l’oubli aux Américains et qu’étant donné qu’il s’est engagé à respecter la vie privée des utilisateurs, sa réticence à permettre aux Américains de demander le déréférencement de liens non-pertinents pourrait être « injuste et trompeur ».

En même temps, un droit à l’oubli à l’américaine n’est peut-être pas vraiment envisageable puisque la Constitution du pays (via le Premier Amendement) défend clairement l’accès aux informations publiques et la liberté d’expression, sachant que les liens qui sont concernés par le droit à l’oubli sont des liens dont les informations sont légitimes (donc, il ne s’agit pas de diffamation).

Et pendant ce temps, la CNIL française demande à Google de ne pas déréférencer les liens uniquement les sites européens du moteur de recherche mais sur « l’intégralité du traitement », donc aussi sur Google.com.

(Source)


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