Les hommes préfÚrent dormir nus, les femmes sur le cÎté [infographie]

Les objets connectĂ©s que l’on porte sur soi nous en disent beaucoup sur nos habitudes de vie. Trop ? Rien de tel qu’une Ă©tude « Ă  l’ancienne » pour complĂ©ter ce qu’un dispositif Ă©lectronique ne peut pas (encore) dĂ©tecter.

Je vous rassure tout de suite : Presse-citron ne vient pas d’ĂȘtre rachetĂ© par une marque de matelas ou de literie, ni par un institut de sondage spĂ©cialisĂ© dans l’Ă©tude du sommeil.

C’est tout autre chose, et c’est trĂšs geek. Vous avez dĂ©jĂ  entendu parler du quantified self ? Encore un anglicisme barbare pour qualifier une tendance qui se dĂ©veloppe trĂšs fortement depuis quelques mois : celle des objets connectĂ©s personnels que l’on porte sur soi pour obtenir plein de statistiques sur notre vie quotidienne, notre santĂ©, le nombre de pas que l’on fait dans une journĂ©e ou le nombre d’heures que nous dormons.

De nombreuses marques, gĂ©nĂ©ralistes ou spĂ©cialisĂ©es – souvent de petites startups – se sont ruĂ©es sur ce nouvel Eldorado et proposent des appareils de mesure qui scrutent vos habitudes de vie et vous fournissent moult donnĂ©es statistiques Ă  leur sujet. Les plus connus de ces appareils, qui ressemblent souvent Ă  des montres ou Ă  des bracelets que l’on porte au poignet : Nike FuelBand (pour le cĂŽtĂ© coach sportif), FitBit et Jawbone.

C’est ce dernier qui nous parle aujourd’hui : Jawbone, une sociĂ©tĂ© Ă  l’origine spĂ©cialisĂ©e dans les Ă©quipements audio, a sorti rĂ©cemment le Jawbone Up, un bracelet connectĂ© destinĂ© Ă  observer la façon dont on dort, dont on mange et dont on bouge. L’engin, fin et discret, est reliĂ© Ă  une application mobile qui en sait presque plus long que vous sur vos habitudes de vie puisque tout est passĂ© au crible, de l’analyse du sommeil et des siestes, des aliments et boissons, des activitĂ©s (distances parcourues, intensitĂ©, durĂ©e, calories consommĂ©es…) et mĂȘme de l’humeur.

Une étude pour compléter les données du bracelet

Pour faire mousser un peu leur bazar, les gars de Jawbone ont rĂ©alisĂ© une Ă©tude auprĂšs de trois Ă©chantillons de 300 Ă  500 personnes chacun, afin de mieux connaitre leurs petites manies intimes une fois sous la couette. Car bien sĂ»r ce n’est pas le bracelet Jawbone, tout ingĂ©nieux qu’il fut, qui va dĂ©tecter si vous dormez nu(e) ou si vous portez des chaussettes pour basculer au pays du marchand de sable.

De cette Ă©tude, il ressort par exemple que 26.7 des hommes dorment sur le ventre contre 17.7 des femmes, que la femme dort gĂ©nĂ©ralement avec deux oreillers alors que l’homme se contente d’un seul, que 80% des possesseurs de Jawbone Up dorment avec un tĂ©lĂ©phone mobile dans la chambre, que les hommes sont deux fois plus nombreux Ă  prĂ©fĂ©rer dormir nus, et que les femmes sont trois fois plus nombreuses Ă  dormir avec des chaussettes que les hommes, ce qui est bien sĂ»r infiniment plus sexy.

Voilà voilà. Maintenant à vous de voir si un bracelet qui vous espionne 24/7 est un investissement pertinent ou si vous préférez encore ronfler tranquille. Avec ou sans chaussettes.

A propos de Quantified Self, je vous invite à voir TuttiQuanti, le site spécialisé créé par mon camarade Guilhem Bertholet sur le sujet. Vous y apprendrez plein de choses.

Cliquer sur l’infographie pour la voir en grand format.


10 commentaires

  1. Eric

    Non, comme je l’explique dans l’article, le bracelet ne peut pas tout savoir, lĂ  on parle des rĂ©sultats d’une Ă©tude auprĂšs d’un gros millier de personnes 🙂

  2. Alors, non seulement je dors nue, mais je ne peux dormir que nue, je ne supporterais pas des vĂȘtements, je veux avoir le corps libre, profiter du contact avec les draps, et surtout avec la peau de mon conjoint.
    Et je ne supporterais pas de dormir avec quelqu’un d’habillĂ©.

    Mais bon, vous faites comme vous voulez, naturellement.
    Personnellement, je n’arrive pas Ă  comprendre pourquoi on s’habillerait pour dormir. Il faut vraiment avoir Ă©tĂ© conditionnĂ© jusqu’Ă  la moelle pour mettre des vĂȘtements mĂȘme dans son lit!
    Mais ce conditionnement commence dĂšs la plus tendre enfance: non seulement on a l’habitude de toujours habiller les bĂ©bĂ©s pour dormir, mais en plus, Nounours et autres s’ils sont Ă  poil dans la rue, mettent un pyjama pour dormir! (et un maillot de bain pour se baigner). Façon de fourguer dans la tĂȘte des petits qu’il est inconcevable de dormir ou de se baigner nu(e).

  3. Passer de « les hommes sont deux fois plus nombreux Ă  prĂ©fĂ©rer dormir nu » Ă  les hommes prĂ©fĂšrent dormir nus, effectivement c’est faire mousser leur bazar.
    2% = 2 * 1% …

  4. D’aprĂšs ce que j’ai lu sur le sujet, Etienne, les taux seraient de 55% pour les hommes (30% systĂ©matiquement, 25% de temps en temps) et de 45% (25% systĂ©matiquement, 20% de temps en temps) pour les femmes.

    En Allemagne, le taux est de 85% (eh oui, pour les 15%, il faut compter les Turcs…)

    J’ai une amie Ă  qui Lejaby (ça a fermĂ©, du moins en France) avait proposĂ© de devenir directrice de l’export pour les pyjamas et chemises de nuit pour la Finlande.
    Renseignement pris, ce marchĂ© pour tout le pays correspondait au marchĂ© d’une ville comme … Saint-Brieuc!
    Tu parles d’une promotion!

    Les vĂȘtements de nuit sont en effet inconnus (encore une fois, sauf pour les immigrĂ©s) dans les pays nordiques.

  5. Je dort nu depuis que je suis ado et j’adore !!!!!!!!! en revenche par rapport a mes ex ou avec les filles avec qui j’ai abordĂ© le sujet, je me suis rendu compte qu’effectivement il y a moins de filles que de garçon qui aime dormir nue, comment l’expliquer?

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