Les ministres Iraniens se mettent à Facebook, le réseau social reste néanmoins bloqué dans le pays

Vous allez désormais pouvoir suivre les ministres Iraniens sur Facebook. Si les membres du gouvernement ont désormais un droit d’accès encouragé au réseau social, le site reste tout de même bloqué pour le reste du peuple Iranien.

L’Iran va voir sa présence en ligne se multiplier. En effet, vous pourrez désormais croiser des membres du gouvernement sur Facebook. L’initiative provient du président au pouvoir depuis peu, Hassan Rouhani, qui a décidé d’autoriser et même d’encourager ses ministres à créer leur propre page Facebook avec l’opération Facebook Friends. La manÅ“uvre est en fait opérée pour prendre une réelle distance avec le gouvernement précédent, celui de Mahmoud Ahmadinejad, et pour montrer des dirigeants plus ouverts au sujet d’Internet.

Bien évidemment, ce n’est qu’un écran de fumée et l’Iran reste un pays qui bloque l’accès à de nombreux sites Internet… dont Facebook ! Les membres privilégiés du gouvernement devraient donc se retrouver un peu seuls sur le réseau social. Rappelons que la plateforme sociale est bloquée dans le pays depuis 2009, date à laquelle des opposants au régime d’Ahmadinejad l’avaient utilisée pour se faire entendre. Chose qui n’a bien évidemment pas plu au gouvernement qui s’est empressé de fermer l’accès au site. Facebook n’est pas le seul à avoir été banni du pays, d’autres sites majeurs comme Google, Yotube et des grands sites d’information internationale ont également été écartés.

HassanRouhani

Sur le papier, il semblerait que ce sont les ministres eux-mêmes qui géreront leurs pages. Les réseaux sociaux constitueront un point clé de la politique de Rouhani. « Rouhani s’est entouré d’experts en relations publiques […] Ces gens comprennent la stratégie de Rouhani qui consiste à s’éloigner d’Ahmadinejad. Pour le meilleur ou pour le pire, les éléments comme les médias sociaux joueront un rôle central dans la présidence de Rouhani.« , Merhzad Boroujerdi, directeur du programme Middle East Studies à l’université de Syracuse.

Attention, ce n’est pas parce que quelques ministres vont s’amuser à surfer sur Facebook qu’il faut s’attendre à une ouverture de la part du pays sur la question d’Internet. L’Iran va se donner une image un peu plus moderne en envoyant les membres du gouvernement sur le réseau social. Mais « ce n’est pas le moment de lever les filtres [sur les différents sites bloqués] » a déclaré Gholam Hossein Mohseni Ejehei, directeur du conseil de surveillance iranien d’Internet. Le gouvernement devra tout de même se frotter au délicat problème des pages non officielles et des fakes qui risquent de lui donner du fil à retordre.

PS : Je ne suis même pas sûr que l’image ci-dessus soit le compte officiel.

(source)


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