Les publicitaires aussi partent en guerre contre le piratage

Les premiers annonceurs ont commencé à signer la charte élaborée par Fleur Pellerin pour établir un code de bonnes pratiques, afin de lutter contre le piratage.

Piratage : une charte pour sssécher les ressources des sites pirates.s

La ministre Fleur Pellerin a décidé de s’attaquer aux portefeuilles des sites pirates. Pour ce faire, elle a établi une charte « des bonnes pratiques dans la publicité pour le respect du droit d’auteur », visant à responsabiliser les annonceurs sur la question du piratage, puisque se sont eux qui financent indirectement le phénomène. Les annonceurs publicitaires ont adhéré et partent donc en guerre contre les pirates.

Assécher les revenus des sites pirates

Assécher les sites pirates. C’est le nouveau crédo du gouvernement, après la répression contre les internautes, Fleur Pellerin a changé son fusil d’épaule et s’attaque à la racine du problème. La ministre est partie du constat simple, que si les sites pirates existent c’est pour faire de l’argent. En coupant l’herbe sous le pied des administrateurs de ce genre de sites web, elle espère assécher leurs revenus publicitaires.

C’est dans ce sens qu’une « charte des bonnes pratiques dans la publicité pour le respect du droit d’auteur » a été créée et à laquelle les annonceurs publicitaires ont adhéré. Plusieurs d’entre eux ont déjà signé le document et ils vont commencer à stopper les reversements pour une liste de sites web visés par le gouvernement pour violation des droits d’auteur.

Une mesure pas forcément si efficace que cela…

Un récent procès du site « eMule Paradise » a montré que les revenus publicitaires sont parfois très confortables, en l’occurrence 418.000 euros dans le cas de ce dernier. Malgré tout, même si l’initiative du gouvernement est utile pour accentuer l’arsenal de mesures contre le piratage, de nombreux experts ont relevé que la mesure ne serait pas forcément suivie des effets escomptés.

En effet, de nombreuses plateformes illégales n’affichent pas de publicités directement, afin de justement montrer un caractère non lucratif à leurs activités, en revanche ils sont entourés d’une constellation de sites légaux qui renvoient vers leurs liens. Dans ce cas de figure, la charte n’aurait aucun impact financièrement. Il faut donc rester prudent et attendre de voir si ce dispositif va réellement impacter le piratage en France.


9 commentaires

  1. Ah oui les chartes se sont les documents que tout le monde signe et que personne ne respecte, comme pour la maigreur de ces pauvres filles dans le mannequinat 😉

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  4. Pas vraiment convaincu de l’efficacité mais bon..

    De plus je remarque que après les sites bloqués sans juges pour « terrorisme », ce sont les sites « pirates » qui seront maintenant sur listes noire et à nouveaux sans juges pour vérifier.

    En fait, la justice elle sert encore à quelque chose en France?

  5. « Le voleur astucieux ne vole jamais dans son quartier ». Rapporté

  6. Si on faisait pareil et que l’on décidait de se passer de la justice pour un peu tout comme c’est en train de se passer, se serrait l’anarchie non? alors pourquoi certaines personnes peuvent?

  7. @VPN: Parce que la vie est injuste et qu’il faut un tout pour faire un monde 😉

  8. Le droit d’auteur a été « inventé » au 18è siècle et réformé dans les années 50. Son périmètre et son contenus sont totalement inadaptés au contexte actuel, avec Internet d’une part et la numérisation généralisée des Å“uvres d’autre part.

    Mais comme ce contexte permet par ailleurs de diffuser les Å“uvres bien plus efficacement (comprendre : vendre plus) les « ayant droit » et autres entreprises du divertissement font tout pour tenter de le conserver tel quel – et le faire appliquer, des sommes faramineuses étant en jeu…

    C’est extrêmement dommage, pour plein de raisons :
    1) cela prive d’accès à la culture un grand nombre de gens (ceux qui n’osent pas ou ne peuvent pas pirater, en fait)
    2) malgré leurs efforts, les majors ne parviennent pas (et ne parviendront jamais) à empêcher le partage des Å“uvres. Or en refusant de s’adapter, elles risquent tout simplement de disparaître ce qui serait dramatique pour leurs salariés – mais il est plus facile et simple d’accuser les « pirates ».
    3) modifier le droit d’auteur et l’adapter est indispensable pour assurer l’avenir de la création artistique – que contrairement à ce qu’elles prétendent, les majors ne défendent absolument pas (ou alors la création artistique c’est la StarAc et les compilations de chanteurs morts….)

    On sait pourtant depuis bien longtemps que l’immobilisme n’a jamais rien résolu.
    Mais on sait aussi que l’appât du gain est plus fort que tout.

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