L’inde interdit le programme Free Basics de Facebook

Carton rouge pour Facebook Free Basics en Inde.

Inde indien pixabay

A l’instar d’autres gĂ©ants du numĂ©rique comme Google (avec son projet Loon), Facebook s’est depuis quelques annĂ©es mis en tĂȘte de connecter plus d’habitants de la Terre Ă  internet.

Ainsi, en juillet 2014, le rĂ©seau social a commencĂ© Ă  dĂ©ployer le service Internet.org (qui a Ă©tĂ© renommĂ© Free Basics) en Zambie. En substance, Free Basics est un programme dĂ©veloppĂ© par Facebook en partenariat avec d’autres entreprises pour permettre Ă  des mobinautes d’accĂ©der gratuitement, sans payer de frais de donnĂ©es, Ă  des services « basiques ».

Il y a un an,Mark Zuckerberg expliquait que le projet Free Basics peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un 911 du web, un service gratuit pour accĂ©der Ă  un minimum d’information (comme des applis mĂ©tĂ©o ou encore WikipĂ©dia, mais Ă©galement le rĂ©seau social de Facebook).

Depuis le premier lancement en Zambie, Free Basics s’est Ă©tendu Ă  de nombreux pays, dont l’Inde. Cependant, dans la plus grande dĂ©mocratie du monde, les dĂ©fenseurs de la neutralitĂ© du net ont commencĂ© Ă  s’opposer à cette initiative.

Et en dĂ©cembre 2015, le gendarme indien des tĂ©lĂ©communications avait dĂ©cidĂ© de suspendre ce programme. Il Ă©tait alors expliquĂ© que le rĂ©gulateur doit dĂ©terminer si un opĂ©rateur peut proposer des tarifs spĂ©ciaux pour certains contenus et que Free Basics sera suspendu en attendant d’ĂȘtre fixĂ© sur cette question.

Un dĂ©bat houleux avait alors eu lieu dans le pays. Mark Zuckerberg Ă©crivait dans le Times of India que « au lieu de vouloir donner accĂšs gratuitement Ă  des services de base en ligne, les critiques du programme [Free Basics] continuent de propager de fausses dĂ©clarations – mĂȘme si cela signifie abandonner des milliards de personnes ».

Ceux qui critiquent Free Basics quant Ă  eux expliquent que le programme nuit Ă  l’innovation dans la mesure oĂč il devient difficile pour les petites entreprises de concurrencer les services qui sont accessibles gratuitement via Free Basics ou les programmes similaires.

Finalement, l’Inde dĂ©cide aujourd’hui « qu’aucun fournisseur de service ne doit offrir ou facturer pour des services de donnĂ©es sur la base du contenu », sauf quelques exceptions comme les services d’urgence.

Comme l’explique le site The Verge, la nouvelle dĂ©cision de la TRAI (Telecom Regulatory Authority of India) ne cible pas en particulier l’idĂ©e de Facebook, mais Ă©tant donnĂ© la visibilitĂ© de Free Basics, c’est son interdiction qui a le plus d’écho au niveau mondial. Et bien entendu, il s’agit d’un coup dur pour le projet de Mark Zuckerberg puisque l’Inde est l’un des marchĂ©s Ă©mergents les plus importants.

(Source)

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