L’industrie musicale française se refait une beauté en 2013… C’est l’Hebdo Musique et Web

Et voilà, les chroniques hebdomadaires « Musique et Web » sont de retour. Après des petites vacances et de gros projets, je reprends ma plume mon clavier pour tenter de vous donner le meilleur de la semaine, le tout en musique.

Cartable sur le dos et goûter en poche, la rentrée des classes est d’autant plus agréable que c’est sur une bonne nouvelle que je commence : les ventes de musiques, physiques comme numériques, sont en progression de 6,1% au premier semestre 2013 (rapport SNEP). De quoi percevoir une lueur au bout du tunnel… Explications.

L’année avait pourtant mal commencé. On enregistrait au 1er trimestre 2013 une baisse de 6.7% par rapport à 2012. Heureusement, le numérique – encore et toujours – a largement compensé ces mauvais résultats avec une hausse de 17,7%.
Sans surprise, le téléchargement numérique a de moins en moins la cote au profit du streaming. Quand on voit les chiffres records de lectures sur le dernier album de Daft Punk, Random Access Memories, cela ne nous étonnera guère. Plus de 100 millions de streams en l’espace de quelques semaines. De quoi affoler le compteur !

Spotify, Pandora, Deezer, et autres services de streaming sont à la recherche constante de nouveaux abonnés premium. Car même si la publicité paye, le business model de ce type de société reste autour de l’utilisateur abonné au service. Et ça semble payer puisque les formules premium ont augmenté de 13% par rapport à 2012. De quoi rassurer le marché du streaming, bien que la concurrence fasse rage, encore plus depuis l’entrée de Google sur le ring.

Point de vue musical, il est intéressant d’observer un phénomène propre à notre génération : l’achat musical en France s’internationalise. Du moins sur les ventes de singles. Bien que l’on retrouve notre duo frenchie Daft Punk en tête (avec un chanteur américain – Pharrell Williams – tout de même), la plupart des autres titres du Top sont américains ou anglais.

Cette tendance se fait sentir sur la radio qui diffuse de moins en moins de chansons francophones. Ainsi, les diffusions francophones ont rassemblé 40.8% de l’audience du panel radio contre 41.2 % en 2012 et 42.2% en 2011.
Qui a dit que la France ne voulait pas rattraper son retard sur les langues ? La mode est au yaourt, et ça ne semble pas près de s’arrêter. En passant… vu le niveau des textes de la nouvelle génération des chanteurs français populaires, on peut comprendre cet attrait soudain pour l’international.

Rassurez-vous, cocorico, les français ont quand même leur place dans le Top Albums puisque les Enfoirés se placent sur la première marche du podium, tandis que Génération Goldman ou Pascal Obispo les suivent de près. Comme quoi, si le marché du vinyle est en pleine croissance grâce aux 18-25 ans, le format album est quant à lui bel et bien dominé par la tranche des + de 35 ans. Un format qui fait toujours bon d’avoir dans sa voiture pour aller au travail le matin. Ah, bouchons, quand tu nous tiens…

C’est donc sur une note plutôt positive que se conclut ce 1er semestre 2013. Il faut dire que les sorties de ce début d’année ont été telles que le succès ne pouvait être qu’au rendez-vous. Daft Punk, Rihanna, Robin Thicke… de quoi affoler du monde sur iTunes, à la Fnac ou sur Deezer.

De plus, les investissements réalisés de part et d’autre sur le marché du streaming font que le services sont toujours plus simples et agréables à utiliser, voire moins coûteux – exemple de Google dernièrement. On est en bonne voie, reste à maintenir le cap de l’innovation… Quand on voit que Spotify a réinvesti sa faible marge brute en doublant son nombre d’employés entre 2011 et 2012, notamment son nombre d’ingénieurs, on peut être confiant.


3 commentaires

  1. euh, on s’intéresse ici à la musique ou au « marché de la musique » ??
    Dans le premier cas, l’article est hors sujet tellement l’industrie du disque est loin de s’intéresser à la musique.
    Dans le second cas, l’article est complètement creux ….
    Désolé mais ce n’est pas d’un niveau suffisant pour ce site

  2. « (…) le format album est quant à lui bel et bien dominé par la tranche des + de 35 ans. Un format quelque peu archaïque (…) ».

    Gné ? Archaïque le format album ? Et pourquoi pas le cd pendant qu’on y est…
    Que ne faut-il pas lire des fois…

  3. Cool, ça se passe bien pour daft punk, Goldman et obispo.
    En quoi ces « bonnes nouvelles » favorisent-elles la création ?

    Comme d’habitude, il s’agit de personnes dont le nom n’est plus à faire qui en profitent. Dire que l’industrie du disque se porte bien est vrai si on considère que le but de la musique ne consiste qu’à rentabiliser de la musique médiocre.

    C’est assez affligeant de voire des phrases du genre « Rassurez-vous, cocorico, les français ont quand même leur place », quand on voit les personnalités concernées et de la pauvreté musicale dont ils font preuve. Juste une cohorte de supposés artistes dont la renommé est déjà établie, ne basant leur phrasé musical que sur du la mineur, fa do sol. En quoi c’est rassurant de voir le lobby des majors travaillant main dans la main avec les radios/tv pour nous vomir leur production? Les consommateurs de base ne s’intéressant qu’à ce qu’ils voient, la création n’en est aucunement plébiscitée….

Send this to friend

Lire les articles précédents :
Jeu Web de la semaine : Live Puzzle 2

Quinzième épisode de la rubrique hebdomadaire : le jeu web de la semaine. Parfois artistique, parfois philosophique, parfois simplement divertissant,...

Fermer