Ils ne lisent pas les journaux. Leur mentalité est la suivante : ce que nous faisons est si important que nous n’avons pas besoin de savoir ce qui se passe. Nous sommes trop occupés à réinventer le monde.
Et aussi :
Un modèle social très dangereux.
Et un petit dernier pour la route :
Leurs intentions ne sont pas mauvaises, mais ils pensent sincèrement que, s’ils sont écoutés et compris, le monde deviendra meilleur. C’est très inquiétant.
Ca fait limite un peu secte, non ?

Alors ça parle de qui ? la CIA ? Raël ? Microsoft ?
Perdu : on parle de Google, là, morceaux choisis d’un sujet de fond dans Le Point de la semaine dernière (désolé pour la réactivité de tortue, mais je n’avais pas trouvé une minute cette semaine pour le lire avant).
Je croyais connaître un peu Google, enfin comme tout le monde quoi, mais là je dois dire que j’en ai appris encore deux ou trois qui m’ont un peu scotché (confirmation au passage que pour les sujets de fond avec du recul et un angle, rien ne vaut encore un bon vieux news magazine en papier avec des vrais morceaux de journaliste dedans).
Quand on lit l’article, et notamment le passage concernant le Googleplex, siège mondial de Google à Mountain View près de San Francisco on a parfois vraiment l’impression de revoir un de ces vieux films de science-fiction estampillés seventies, avec des clones en combinaison-pyjama blanche, qui folâtrent à qui mieux mieux dans un décor futuriste en plastique, affichant le sourire béat du bonheur que procure le meilleur des mondes, avant qu’on ne s’aperçoive que tout ça oui tout ça c’est du flan et que en fait c’est même pas vrai et que derrière il y a une bonne grosse dictature immonde pleine de méchants sanguinaires qui mangent des enfants et toute la grosse parano qui va avec.
Ou alors si vous voulez une sorte de Woodstock high-tech.
Etonnant, je ne voyais vraiment pas les choses comme ça, mais en même temps les mecs de Google sont arrivés à un tel niveau en un temps si court (putain 7 ans) qu’on peut bien imaginer que malgré toutes les meilleures intentions du monde, il y a forcément un côté tueur chez Larry Page et Sergeï Brin (vous saviez que l’un des deux boss de Google était russe ? Moi pas).
Honnêtement tout cela ne me dérange pas plus que ça, j’ai plutôt une tendance naturelle à faire confiance à ce genre d’organisation (mon côté naïf – qui me joue souvent des tours) et au pire je n’ai pas vraiment d’opinion sur la question, la théorie du complot, Big Brother et toutes ces conneries.
Et vous, ça vous fait flipper cette hégémonie grandissante de Google sur tout ce qui touche en gros au savoir ?

Sources :
Le monde selon Google (article payant)
Le match des Big Brothers (article payant)