Mais que fait donc cette drôle d’hélice en haut de mon smartphone ?

Que ferait une hélice au bout d’un smartphone ? Découverte de l’idée légèrement insolite de Vaavud.

Vaavud

Chaque jour, il y a certainement au moins une personne dans le monde qui se lève en se disant « je vais développer un accessoire pour smartphone ». Nous avons déjà évoqué de nombreux projets qui permettent aux smartphones (souvent l’iPhone) d’accéder à de nouvelles fonctionnalités grâce à un petit accessoire qui fait toute la différence.

Nous pourrions citer l’exemple de l’iPin, qui transforme un iPhone en pointeur laser grâce à une petite fiche jack (pratique pour faire des présentations), ou bien la housse de Yellowjacket qui transforme le terminal en une arme défensive capable de décharger 650 kilovolts sur un agresseur.

Il y avait également le projet scientifique de quelques néerlandais qui développaient un accessoire à placer devant l’APN d’un smartphone pour que celui-ci devienne un appareil de mesure de la pollution aérienne. Les données récoltées grâce à la force du croudsourcing peuvent ensuite être utilisées pour dresser une carte de la pollution de l’air sur différents points (on en aurait vraiment besoin).

Les produits développés par la start-up danoise Vaavud ne s’éloignent pas de cette idée. Mais cette fois-ci, c’est le vent qui est mesuré avec un smartphone. Dommage, la petite hélice ne sert pas à charger son téléphone avec de l’énergie éolienne. D’ailleurs, il ne s’agit pas d’une hélice mais plutôt d’un anémomètre à coupelle.

Le dispositif est très simple de construction. Poussé par le vent, l’anémomètre tourne et produit un signal « sonore » qui est ensuite interprété par l’application de Vaavud, qui indique notamment la vitesse du vent. Et contrairement à ce que vous pouvez croire, le projet de Vaavud est loin d’être un flop. L’an dernier, la start-up a lancé une campagne de financement participatif sur Kickstarter et son objectif de 20.000  dollars a été dépassé.

Et récemment, Vaavud a bouclé une levée de 375.000 dollars pour poursuivre le développement de son travail de mesure, via le réseau de smartphones équipés de son petit anémomètre qui s’est déployé. De nouvelles fonctionnalités sont également attendues.

La principale audience de Vaavud serait ce que l’on appelle les hobbyistes. Mais le produit et le service intéressent également des professionnels. Par exemple, la start-up va mettre en œuvre une solution pour des agriculteurs suédois qui ont besoin d’appareils de mesure de la vitesse du vent avant de diffuser des pesticides.

Actuellement, Vaavud récolterait autour des 4.000 nouvelles mesures par mois. Par ailleurs, la start-up a récemment engagé un diplômé en informatique pour affiner son algorithme. Le but : filtrer les résultats en distinguant les mesures prises en intérieur et les fausses mesures (lorsqu’on souffle dessus).

(Source)


5 commentaires

  1. Ou pour ceux qui pratique des sports de voiles. J’aimerais bien avoir cet anémomètre avant de me mettre à l’eau !

  2. Il existe des anémomètres portatifs sinon pour info. L’idée est bonne ceci dit.

  3. L’intérêt est de ne pas avoir besoin d’acheter un autre appareil onéreux alors qu’on a déjà un smartphone qui peut faire 99% du boulot auquel il suffit juste d’ajouter une dynamo et une hélice.

  4. L’argument du coût n’est pas valable, on trouve des appareils dès 30€ alors que l’accessoire coute apparemment 45€. Reste ce qu’apporte l’appli.

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