L’histoire ne se répète jamais ? Elle bégaye parfois alors.

C’est dingue cette impression de déjà entendu qui ravit mes oreilles, envahit mon cerveau et fait monter mon kifomètre en zone rouge chaque fois que j’entends Kids de MGMT.

Cette scie électro, dont les producteurs ont dû tellement sentir le potentiel commercial à la première maquette (tu le sens mon gros tube ?) qu’ils ont illico acheté quelques Ferrari et réservé une paire de yachts aux Bahamas pour Noël avant même d’avoir signé, fait résonner en moi la bande-son d’une époque que l’on croyait à jamais révolue.

Ecoutez, ce titre – qui sonne tellement british qu’il ne peut être produit que par des américains – est un vrai condensé pur jus de eighties new-wave comme on n’en fait plus depuis 25 ans : une pincée de Human League, un soupçon de Depeche Mode, en passant par quelques mesures de Visage, une volée de Duran Duran, deux doigts (si j’ose dire, hihihi) de Pet Shop Boys pour la voix, et enfin, et surtout, tout Orchestral Manœuvres In The Dark (le OMTD de mon titre, vous y êtes ?). Une anthologie intégrale en 5:02, à tel point que sur simple écoute tu te téléportes direct un soir de décembre 1980 au Palace, et tu te retrouves à danser comme un con en faisant des moulinets avec les bras entre Thierry Ardisson, Alain Pacadis, Yves Adrien (cherchez pas, de vieilles connaissances), et, si tu as un peu de chance, Elli Meideros première période. Sans Jacno de préférence.

Bon si vous avez moins de 35 ans (et plus de 55) tout cela risque de vous laisser aussi froid qu’un pattern de boîte à rythme de D.A.F, mais les autres, avouez, même sans nostalgie, je vous sens prêts à remettre le couvert.

Juste le temps de retrouver ces foutus vinyles. Ca sent le réveillon avec cravate cuir (rouge), non ?