On apprend par un communiqué de la fondation Linux que Microsoft vient d’entrer dans le Top 20 des contributeurs au développement du noyau Linux, et plus précisément à la 17ème place.

A ma droite, Microsoft, l’une des plus puissantes entreprises privées au monde, jalouse de son modèle de licences sur lequel elle a bâti sa fortune et sa domination. A ma gauche la fondation Linux, à but non-lucratif, qui oeuvre pour la diffusion d’un système d’exploitation alternatif, open source et libre. Vous pouvez intervertir droite et gauche comme vous voulez, ce billet n’est pas un billet politique.

ms lx Microsoft dans la liste des 20 premiers contributeurs de... Linux !

Donc en substance, deux ennemis héréditaires que l’on imagine assez mal partir en vacances ensemble. Et pourtant. Quand il s’agit de voir où se trouvent ses intérêts, c’est souvent le pragmatisme qui l’emporte sur l’idéologie. Ainsi apprend-on d’un communiqué de la fondation Linux elle-même que Microsoft vient d’entrer dans le Top 20 des contributeurs au développement du noyau Linux, et plus précisément à la 17ème place. Certes, derrière des « historiques » comme Red Hat, Novell ou encore IBM, mais quand même.

Linux explique cette position inédite par l’évolution de son OS : « Parce-que Linux a atteint un stade d’ubiquité, dans lequel les entreprises et l’informatique mobile placent leur confiance dans le système d’exploitation, Microsoft travaille clairement à s’adapter ».

Une collaboration entre le géant de Redmond et la fondation qui a commencé en 2009 avec la publication d’un code de driver visant à aider Linux à fonctionner avec la technologie de serveur virtuel de Microsoft.

On s’éloigne de l’époque ou Steve Ballmer, PDG de Microsft, qualifiait Linux de « cancer », et c’est tant mieux. Moi j’aime bien quand les vieux ennemis enterrent la hache de guerre et se font des bisous. Et puis bon la guéguerre Microsoft – Linux commence à sentir un peu le réchauffé, non ? Place à des bons trolls bien frais ! Je sais pas moi, par exemple :  quel est le plus pourri[1], iOS ou Android ? Facebook ou Google+ ? Pinterest ou Instagram ? Jacob ou Delafon ? Alllezzz, c’est parti.

[1]vous pouvez bien sûr remplacer « pourri » par « mieux ».

(source)

 

 Microsoft dans la liste des 20 premiers contributeurs de... Linux !
Fondateur et rédacteur en chef de Presse-citron, Éric est blogueur, éditeur de contenus numériques. Par ailleurs il conseille et accompagne occasionnellement quelques entreprises dans leur développement sur internet.