Microsoft Ventures met l’accent sur la levée de fonds

Microsoft Ventures accepte actuellement les candidatures pour la nouvelle promotion de start-ups de son accélérateur au coeur de Paris.

msventures

Cap sur la levée de fonds : telle sera la priorité de cette promotion dont le programme a été repensé à cette fin.

En effet, si le programme Microsoft Ventures s’est déjà étendu de Paris à Beijing en passant par Londres, Bangalore, Berlin, Seattle et Tel Aviv, le montant des levées de fonds n’est pas homogène d’un écosystème à l’autre. L’objectif de l’équipe parisienne de Microsoft Ventures est donc simple : aider les start-ups françaises à se mettre au niveau des meilleurs écosystèmes en la matière.

Une sixième promotion moins tournée vers le démarrage

Cette nouvelle stratégie n’aura pas seulement un impact sur les contenus dispensés et le choix des mentors, mais dès la phase de sélection des start-ups.

« On se rend compte que c’est un sujet très important pour les start-ups, m’explique Roxanne Varza (Relation start-ups chez Microsoft Ventures). Elles ont besoin de lever de l’argent pour pouvoir se développer. Aujourd’hui il y a plein d’offres sur la partie démarrage mais beaucoup moins sur le développement. Du coup, on se met plus en aval justement parce que c’est là où on estime qu’il y a plus de besoin. »

Cette sixième promotion se prépare donc à accueillir des start-ups plus mûres, au moment où celles-ci commencent justement à chercher ce million de dollars qui leur permettra de booster leur croissance.

« C’est lié au paysage français qui évolue, et nous on évolue avec ».

Cela permettra également à Microsoft Ventures d’avoir une meilleure homogénéité dans leur réseau mondial. L’objectif étant d’avoir des start-ups qui sont plus ou moins au même stade de développement lorsqu’elles quittent le programme dans l’ensemble des pays.

microsoft ventures accelerator paris

Des mentors rockstars de la levée de fonds

C’est notamment en faisant appel à des entrepreneurs rompus à l’exercice que Microsoft Ventures souhaite booster les chances de réussites des start-ups accueillies. Parmi les mentors de cette promo, nous en avons rencontré trois qui ont largement dépassé ce million de dollars et demi que pourront viser les start-ups.

Michaël Philippe, co-fondateur LeKiosk

Avec ses 3 levées de 600.000€, 2,4M€ et 5,6M€, Michaël Philippe possède un impressionnant « track-record » pour venir conseiller les start-ups à la lumière de ses propres expériences. De plus, la typologie de ces 3 levées de fonds sont totalement différentes avec des enseignements propres à chaque expérience.

Pour le co-fondateur de LeKiosk :

« La première se fait sur une idée et une équipe mais sans réalité économique. La deuxième se fait au début du point d’inflexion du business, quand les premiers revenus voient le jour. Enfin, la troisième arrive au moment où l’entreprise connait une croissance forte et a besoin de fuel pour se développer rapidement.

Ce sont des stades de l’entreprise totalement différents et la manière d’aborder la levée de fonds est elle aussi totalement différente puisque la typologie des intervenants change et les éléments demandés avec ».

Julien Mechin, co-fondateur Creads

Même constat pour Julien Mechin, après avoir co-fondé Creads en 2008, il lèvera 3M€ il y a 10 mois auprès de CM CIC Capital Privé. Une expérience très riche qui lui laissera de nombreux enseignements et lui permettra notamment de partager les pièges à éviter avec les start-ups de l’accélérateur de Microsoft.

Creads aura attendu 6 années avant de réaliser sa première levée de fonds, une particularité qui n’est pas anodine. En effet,  Julien regrette l’image que va renvoyer la plupart des médias autour de la levée de fonds : donnant l’impression qu’un entrepreneur qui lève des fonds est un entrepreneur qui réussit. C’est encore mieux de ne pas avoir besoin de fonds parfois.

Creads a ainsi longtemps fonctionné avec des fondateurs qui surveillaient leur trésorerie de près. Puis les 3M€ sont arrivés et vont donner naïvement l’impression que l’on a les moyens de tout faire, de réussir. C’est le moment où il faut bien se faire accompagner, rester très vigilants, très ROIstes pour faire les bons choix. L’investissement à faire post-levée de fonds auquel on ne pense pas toujours : recruter un Directeur Administratif et Financier.

Renaud Guillerm, président de Videdressing

Si le site de shopping communautaire a réalisé une levée de près de 4,6M€ en 2013, il ne s’agit pas de l’histoire de levée de fonds que Renaud raconte le plus souvent. L’entrepreneur considère en effet n’avoir aucune valeur ajoutée sur cette levée qui s’est déroulée comme pour toutes les start-ups avant Videdressing. Là où cela devient intéressant, c’est dans le parcours assez original d’une première levée de fonds réalisée en « love money » qui lui permit de rassembler 1M€ !

Le « love money » c’est le nom plus communément donné à cette levée réalisée auprès des amis et de la famille, qui va rarement dépasser les quelques centaines de milliers d’euros… jamais un million d’euros !

La stratégie de Renaud lui avait été soufflée par une expérience personnelle. En effet, quelques années plus tôt, il était le seul de ses amis à ne pas avoir créé une boîte. L’un d’eux lui avait alors proposé de participer à la société et cette expérience lui avait procuré beaucoup de plaisir. D’où cet enseignement : pour une love money, tu ne leur demandes pas de l’argent, tu leur proposes de participer à une aventure de création d’entreprise. Bien évidemment, cela va se manifester par une transaction, mais ce n’est pas le plus important. « Quand tu es porteur de projets, explique Renaud Guillerm. Tous tes amis te regardent avec les yeux qui pétillent. Et pourtant, 99% d’entre eux ne vont pas créer leur boîte. C’est pourquoi il faut leur proposer de vivre par procuration cette aventure« .

C’est ainsi que Renaud a été voir son réseau de manière non-restrictive, pour recueillir des montants allant de 5k€ à 100k€ auprès d’une soixantaine de personnes, pour un total d’un million d’euros. C’est cette histoire et cette méthodologie qu’il pourra communiquer aux start-ups de Microsoft Ventures Accelerator Paris.


☆ Microsoft Ventures fait partie de notre nouveau programme « Entreprises Premium ». Cet article a été écrit avec la participation des équipes de Microsoft Ventures dans le cadre de ce partenariat. En savoir plus sur notre programme Premium.


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