Mother : un Nabaztag plus simple, plus complet et plus intelligent

Les objets connectés sont très en vogue à l’heure actuelle, mais le concept n’est pas si nouveau qu’on le pense. Tout le monde ne s’en rappelle pas forcément mais le Nabaztag, pour ne citer que lui, a fait ses premiers pas en 2005. L’un de ses concepteurs vient d’ailleurs de donner vie à un nouveau dispositif plus simple, plus complet et plus intelligent : le Mother.

Rafi Haladjian a eu un parcours assez atypique. Il a démarré sa carrière dans le secteur de l’audiovisuel avant de créer l’un des premiers fournisseurs d’accès en France : FranceNet. En 1998, il changera son fusil d’épaule en se spécialisant dans la création et dans l’hébergement de sites internet, avec des clients prestigieux comme La Redoute, Carrefour, la Société Générale, Le Monde ou encore Le Figaro.

Son entreprise sera également l’une des premières à investir dans les data centers.

Mother : image 1

Elle sera vendue en 2001 à British Telecom. Quelques mois plus tard, Rafi créera une autre société, Ozone, spécialisée dans le WiFi communautaire. Une boite qui sera cette fois rachetée par un certain SFR.

Deux années plus tard, après de longues discussions avec Olivier Mével, un autre entrepreneur officiant sur le secteur des nouvelles technologies il fondera la société Violet, avec un seul objectif en tête : connecter les objets de notre quotidien à internet, pour les rendre plus intelligents. Après avoir produit la Lampe DAL, l’entreprise donnera vie au produit qui la fera connaître à travers le monde, soit le Nabaztag. La suite de l’histoire, tout le monde la connaît. Le lapin intelligent rencontrera un vif succès, qui ne durera pas. Il finira rapidement par sombrer dans l’oubli et Violet sera revendue une première fois à Mindscape, avant de finir entre les mains d’une boite du nom de Aldebaran Robotics.

Rafi n’a cependant pas baissé les bras et il a ainsi créé une nouvelle société en 2010 : Sen.se. Le Mother est le tout premier produit sorti des laboratoires de cette dernière, un produit qui aura nécessité des centaines d’heures de travail, et pas mal de billets verts.

Mother : image 2

Transformer n’importe quel objet en objet connecté

Le Mother ressemble un peu aux poupées russes de notre enfance, à ceci près qu’il ne contient pas de version miniature de lui-même. En réalité, derrière son sourire avenant, on va trouver un processeur, quelques circuits imprimés, une prise secteur et un port ethernet en prime. Mais qu’on ne s’y trompe pas car le dispositif ne se suffit pas à lui seul. En réalité, il faudra le coupler aux Motion Cookies pour pouvoir l’utiliser dans les meilleures conditions possibles.

Ces derniers se présentent sous la forme de petits galets fins et plutôt jolis à regarder. Ces derniers intègrent un processeur, un accéléromètre, un thermomètre, une pile et une puce capable d’émettre des transmissions en 868 MHz, des transmissions qui seront ensuite captées, et traitées, par le Mother.

Leur utilité ? Ils n’en ont pas qu’une seule, en fait, et tout dépendra finalement de l’endroit où vous allez les poser. Glissé sous un oreiller, le Motion Cookie pourra capter des informations sur le sommeil de son utilisateur. En l’accrochant à nos vêtements, nous pourrons compter nos pas, et déterminer ainsi l’énergie dépensée chaque jour. Ce ne sont que des exemples, bien sûr, et il sera également possible de les utiliser pour chronométrer la durée du brossage de dents du petit dernier, pour connaître la température des pièces de notre maison ou même pour déterminer si nous avons bien pensé à prendre nos médicaments.

Toutes les données capturées seront modélisées et consultables au travers du Senseboard, soit d’une application mobile développée pour nos smartphones et nos tablettes tactiles.

Il reste à évoquer la question du prix. Le Mother sera disponible à partir du printemps 2014, pour la modique somme de 199€. Attention, car votre compte sera débité à la commande, et pas à l’expédition… En outre, dans la boite, vous trouverez quatre Motion Cookies qui vous permettront de démarrer du bon pied.


17 commentaires

  1. Franchement, ça fait peur… espionner les moindres gestes !?
    A quand un transmetteur au bout du sexe pour connaitre la quantité de rapports et la durée moyenne … Xptdr
    C’est vraiment du n’importe nawak

  2. Ce qui m’inquiète un peu c’est la facilité qu’a cet homme pour monter des boites qui ne durent pas et laisser les acheteurs se débrouiller avec leurnabaztag ou autre karotz…. je sais de quoi je parle et merci à la communauté de continuer à faire vivre nos « objets connectés ». De plus sans cette communauté, les applications seraient bien tristes, une autre facette de ces entreprises qui laissent les gens créer les applications, leur permettant de faire d’énormes économies dans des développements…. 200 euros le mother ????? J’espère que son espérance de vie sera supérieure à celles de ses prédécesseurs….

  3. C’est… Je sais pas en fait ! Je trouve qu’on s’éloigne de l’idée du nabaztag en étant plus sérieux que ludique. C’est une adaptation de la domotique à la vie plutôt qu’au confort, l’idée est très bonne mais la poupée est ni moche ni jolie mais étrange. Même le teaser est étrange inquiétant.

    Tout m’a l’air bon mais pour moi mal présenté (contexte marketing aucun rapport avec les fonctions).

  4. Intéressant mais ce n’est pas le premier coup d’essai de cette société en la matière. Il y a quelques années j’avais l’aquisition du Mirror (http://www.engadget.com/2009/0.....available/) un peu dans la même veine domotique / aide a la personne … A l’époque je trouvais cette idee geniale mais … Le fait est que les applications etaient assez sommaires.

    Je reste perplexe sur l’utilité de ce genre de produit meme si de surcroix ils innovent !!
    Après perso, je prefere un lapin a cette poupée bizarre 🙂

  5. Il y a un mérite à reconnaître à Sen.se qui est de ne pas nous prendre pour des cons comme Apple, Google, EDF et son compteur intelligent, Orange ou le moindre marchand d’alarmes, tous insoupçonnables Big Brothers in Law.

  6. Pendant que certains se gardent, par précaution, des ondes radio d’autres multiplient les émetteurs, plus ou moins utiles, dans leur environnement…

  7. Après Big Brother, voici Little Mother Fucker. Tant qu’il y aura des blaireaux pour acheter ce genre de bidule, il y aura des margoulins pour en vendre et s’enrichir 😉
    Et je sais de quoi je parle… 😛

  8. La chose dérangeante, c’est que le jour où les serveurs de cette boite ne fonctionneront plus, tout est à mettre à la poubelle …

  9. on nous prend pour des... on

    Cet objet ressemble à une poire. Il aurait pu ressembler à un pigeon. Pour qui prend t on le consommateur ?

  10. entièrement d’accord avec les critiques précédentes. Le créateur de cette matrioschka est meilleur en marketing qu’en innovation: rien d’innovant là dedans puisqu’on peut déjà faire pas mal de chose avec une box domotique et des tags.
    Je trouve le Karotz plus évolué (cam, il parle, permet d’écouter la radio). il crée et ensuite laisse la communeauté sur le carreau au bout d’un an ou deux.

  11. La ressemblance entre Mother et Nabaztag/Karotz est frappante et pas que l’objet en lui même: Mother a ses cookies mais Karotz a ses ztamps (puces RFID). Coté fonctionnalités, le Karotz aussi sait faire de la domotique (zibase), surveiller/monitorer, compter des actions.

    Bref plus simple plus complet plus intelligent sont des mots qui résonnent comme du marketing mais concrètement ça donne quoi?

    Pas d’accord par contre pour intenter un procès d’intention à Rafi Haladjian concernant la durée de vie du produit: ce n’est quand mêmepas lui qui a choisit de faire faillite avec Violet quand la crise des subprimes a déboulé en Europe en 2008: faudrait quand même avoir un peu de discernement :/

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