Vous venez de vous tapez tout un formulaire, la rédaction d’un long commentaire, ou que sais-je encore, et l’heure du fatidique captcha arrive. Il s’agit de ne pas se tromper. Seulement voilà, il faut bien l’avouer : des fois, c’est galère. D’où l’ingénieuse trouvaille de Joss Crowcroft : un captcha qui remplace les mots impossibles à déchiffrer par des formes à dessiner.

Vous venez de vous taper tout un formulaire, la rédaction d’un long commentaire, ou que sais-je encore, et l’heure du fatidique captcha arrive. Il s’agit de ne pas se tromper. Seulement voilà, il faut bien l’avouer : des fois, c’est galère. D’où l’ingénieuse trouvaille de Joss Crowcroft : un captcha qui remplace les mots impossibles à déchiffrer par des formes à dessiner.

motioncaptcha MotionCAPTCHA, plus ludique, plus rapide

Pour le coup, je crois que tout est dans l’image. Exit les suites de lettres toutes plus difficiles à distinguer les unes que les autres, au risque de vous tromper et avoir le droit à une nouvelle chance. Le principe de ce type de captcha est enfantin : le plugin vous met sous les yeux une forme géométrique, qu’il vous suffira de reproduire (et en plus de ça, il vous mâche le travail, vous indiquant le point par lequel commencer !). La capture ci-dessus montre bien que l’outil a un certain degrés de tolérance, se focalisant surtout sur le geste effectué. Il est intéressant de noter aussi que ça marche pour les appareils mobiles (tactiles).

Tout ceci est réalisé en HTML5 par Joss Crowcroft. Ce dernier précise cependant que MotionCAPTCHA est pour le moment une preuve de concept, mais que les prochaines versions pourront véritablement rivaliser sur le terrain avec les captchas classiques.

De quoi ravir pas mal d’utilisateurs et les venger des milliers de secondes passées à leurs faire saigner les yeux en déchiffrant des captchas. Autre argument : hier, Rue89 remettait au goût du jour le fait que Google (propriétaire de reCAPTCHA) plaçait dans ses anti-bots, dans un cadre de numérisation de livres, des mots tirés des scans de son service Books n’ayant pas pu être déchiffrés, et ce afin de déduire, au bout de plusieurs réponses identiques pour un même mot, de savoir de quel mot il s’agit. En gros, Google profite (ingénieusement, avouons-le !) de notre travail de décryptage de captchas pour numériser des livres. Bouh, on nous exploite !… D’où (après ce vaste détour) un argument de plus pour dire que ce nouveau type de captcha à dessin est plutôt cool !

Vous pouvez vous faire une idée ici.

(source)