Quelques années que j’attendais ça : j’ai assisté hier soir au concert de Nada Surf au Transbordeur de Lyon.
Pas de photos (à part le machin ci-dessous pris à l’arrache avec l’iPhone, oui ça bougeait), pas de vidéos, pas de son ici, mais juste deux mots : c’était bien, un show simple et sans fioritures dans la plus pure tradition power-pop éternelle, sans effets spéciaux, sans arrivée en parachute ou dans une main métallique grande comme la moitié du stade, sans toutes ces conneries. D’ailleurs nous n’étions pas dans un stade.

nadalive Nada Surf live

Du bon rock, frais, vif, enlevé ou intense, alternant passages légers et moment lourds et intenses, qui vous console d’avoir été trop jeune pour n’avoir jamais vu les Beach Boys, Byrds ou les Who (première époque) sur scène, avec des harmonies vocales à vous filer des frissons (argh, Always Love me met toujours autant les tripes à l’air) et une mise en place nickel chrome, juste tempérée par une balance son parfois hasardeuse, notamment sur la voix du chanteur.
Chanteur qui – outre une pratique parfaite du français appris dans ses jeunes années d’étudiant à New-York – a la particularité plutôt rare de jouer de la guitare avec les doigts, sans mediator (comme Mark Knopfler, les arpèges en moins).

footer Nada Surf live

La musique prend toute sa dimension en concert.
Si de plaisir tu frissonnes à l’écoute d’un titre sur ton baladeur, de bonheur tu pleureras au concert. (proverbe presse-citronnien – 2008 ap. JC)
That’s entertainment.