Neutralité du net : l’Inde suspend le projet Free Basics de Facebook

Pour rappel, celui-ci permet aux utilisateurs d’accéder gratuitement, sans payer les frais de données, à certains services.

Inde PIxabay drapeau

En 2013, Mark Zuckerberg a lancé le projet Internet.org, qui vise à donner accès à internet à plus de personnes. Puis, en 2014, il a lancé l’application Internet.org en Zambie.

En substance, cette appli permet aux clients des opérateurs partenaires d’utiliser gratuitement un ensemble de services, sans payer pour les données consommées. Après la Zambie, l’application a été déployée dans plus de pays, pour ne citer que l’Inde et quelques autres pays africains. Et entre-temps, elle a aussi été rebaptisée Free Basics, un nom qui reflète mieux l’idée de Mark Zuckerberg de proposer un 911 du net.

A priori, l’initiative de Facebook (et de ses partenaires) est louable. Cependant, certains considèrent qu’un projet comme celui-ci est une grave atteinte à la neutralité du net, dans la mesure où les réseaux des opérateurs partenaires favorisent des services par rapport à d’autres en y donnant un accès gratuit, sans frais de données.

Et par ailleurs, on apprend du journal The Times of India que le régulateur des télécoms indien a récemment demandé à l’opérateur Reliance Communications, un partenaire de Facebook, de suspendre Free Basics. Une source du journal indien explique que le régulateur doit encore déterminer si un opérateur peut proposer des tarifs spéciaux pour certains contenus et que Free Basics restera suspendu dans le pays tant que le régulateur ne sera pas fixé sur la question.

Depuis le lancement de son application, Free Basics a été critiqué par les défenseurs de la neutralité du net. Mais Free Basics est définitivement bloqué en Inde, cela portera un coup dur au projet, non seulement parce que l’Inde est un pays qui compte un nombre important d’utilisateurs potentiels pour Free Basics, mais également parce que c’est la première fois que le projet de Facebook rencontre un obstacle juridique comme celui-ci (du moins, c’est ce qu’il me semble).

Après, l’Inde n’est pas le premier pays à prendre une décision comme celle-ci au nom de la neutralité du net. Par exemple, en juin 2014, on apprenait que le Chili a décidé d’interdire les offres qui permettent aux internautes d’accéder en illimité à Facebook et Twitter. Dans certains pays, ce type d’offre est le seul moyen pour des propriétaires de smartphones (ou de téléphones connectés à internet) d’accéder à l’information, étant donné les coûts des données mobiles. Mais en même temps, à cause de celles-ci, il arrive souvent qu’une personne utilise Facebook sur son téléphone sans se rendre compte qu’elle utilise déjà « internet ». Et que Facebook fasse de l’ombre au web, ce n’est pas normal…

(Source)


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  • ipfix

    quand les défenseurs de la neutralité du net servent les intérêts du grand capitalisme.
    Bravo à eux.
    “on ne sait jamais les intérêts que l’on sert”. Charles Pasqua / (auteur de la très célèbre “les français ont besoin d’amour” (je vous l’accorde 😀 )

    • Crige

      Parce que Facebook c’est pas capitaliste , peut etre ? Reveillez vous

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