Ce n’est plus une surprise pour personne : la nouvelle Timeline arrive dans quelques jours et sera imposée à toutes les pages Facebook. Au-delà des changements de format et d’architecture, ces modifications peuvent inciter un bon nombre d’entreprises, notamment les plus petites à aller voir ailleurs. Ce dont Google+ pourrait bien profiter.

Ce n’est plus une surprise pour personne : la nouvelle Timeline arrive dans quelques jours et sera imposée à toutes les pages Facebook. Au-delà des changements de format et d’architecture, ces modifications peuvent inciter un bon nombre d’entreprises, notamment les plus petites à aller voir ailleurs. Ce dont Google+ pourrait bien profiter.

nytimes timeline1 Nouvelle Timeline : Facebook vous incite à aller voir ailleurs

Pour rappel, la nouvelle page impose une photo assez large en guise d’accueil. Photo ou image qui ne doit contenir aucun « call to action » marketing. Les pages incluent désormais une timeline qui leur permet de raconter leur histoire. Bel exemple du New York Times qui reprend l’histoire du journal et donc des USA depuis 1851. Les pages d’accueil personnalisées qui incitaient au clic disparaissent. Les applications sont moins visibles: 4 seulement sont affichées, dont les photos qui sont inamovibles. Ce qui laisse 3 applications plus personnelles et même plus que 2 si vous laissez les mentions.

Mais, le plus lourd impact d’un point de vue « business », c’est que désormais une marque ne sera plus visible que par les citations de ses fans et surtout qu’avec le « reach generator », la visibilité des publications ne peut pas dépasser 16% sauf à devoir payer pour accéder aux contenus sponsorisés.

Certes, l’utilisateur y gagne avec une « expérience » Facebook enrichie. Mais, le modèle Facebook repose sur les annonceurs et notamment les plus petits. J’interviens régulièrement auprès de PME qui cherchent à être présentes sur Facebook et cette monétisation quelque peu forcée risque d’en détourner un certain nombre. La question ne se pose pas pour des grands comptes nationaux ou internationaux qui pourront allouer les budgets nécessaires au développement de leur visibilité et de leur présence. Mais je pense que bon nombre de PME, voire de grands comptes BtoB risquent de se détourner de Facebook et d’aller voir ailleurs. De leur côté les conditions de Facebook n’ont pas évolué. L’équation devient donc : être présent sur Facebook = investir plus auprès de fans qui ne m’appartiennent pas et dont je n’ai pas les coordonnées.

Ceux qui ont une démarche orientée par les outils chercheront certainement à rester sur Facebook avec 2 options : dépenser davantage et être en concurrence avec des multinationales  aux budgets importants ou être de moins en moins visibles.

Ceux qui ont une démarche qui repose sur une stratégie, des objectifs, une cible et des critères de mesure vont probablement chercher à développer leurs présences sur des réseaux alternatifs.

Finalement le gagnant de l’histoire sera peut-être Google+. GooglePlus se cherche encore et les statistiques récentes montrent qu’on y passe en moyenne peu de temps. Mais face à ces nouvelles évolutions imposées par Facebook, il y a certainement une opportunité pour avoir une proposition de valeur pertinente pour les entreprises.

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Cyril Bladier a créé Business-on-line et édite le blog B2B.Il est spécialisé en stratégies Web 2.0 dans un contexte BtoB. Diplômé HEC, il enseigne au CELSA (Sorbonne), à Reims Management School et à HEC. Pour rester connecté: Viadeo, Linkedin, Twitter, Facebook.