NSA : le prochain SMS sera peut-être le vôtre !

De nouvelles révélations indiquent que la NSA collecterait près de 200 millions de SMS par jour, de manière non-ciblée.

SMS

D’après le quotidien The Guardian, la NSA aurait collecté 200 millions de SMS par jour pour en extraire des informations comme une localisation, des contacts ou même des détails bancaires.

Le média britannique, qui a travaillé avec UK Channel 4 News, se base sur des documents secrets fournis par le lanceur d’alertes Edward Snowden, actuellement en exil en Russie.

Ces documents font aussi état d’une complicité entre la NSA et ses homologues britanniques de la GCQH, qui utiliseraient des données obtenues par l’agence américaine pour trouver des informations sur des résidents du Royaume-Uni.

Le nom de cet autre programme est « Dishfire ». Et The Guardian insiste sur l’aspect massif de la collecte que fait la NSA avec celui-ci. Par conséquent pas besoin d’être un suspect ou d’avoir des activités étranges pour que ses SMS et ses métadonnées soient collectés, enregistrés et analysés par l’agence d’espionnage.

Grâce à ce programme, la NSA serait donc capable de connaitre les itinéraires, les contacts ou les transactions de personnes lambda. Dans un document titré « Les messages SMS : une mine d’or à exploiter », on fait état de 194 millions de SMS collectés rien qu’en Avril 2013.

Un autre programme, baptisé « Prefer », va plutôt analyser les informations fournies par les messages automatiques ou les textos envoyés en roaming pour extraire des “content-derived metadata”, des informations qui ne sont pas obtenues avec les métadonnées traditionnelles.

Chaque jour, on parlerait en moyenne de 5 millions d’appel manqué enregistrés, de 1.6 millions de passages sur une frontière, de 110 000 noms de contacts (à partir des cartes professionnelles électroniques) et de 800 000 transactions financières grâce aux comptes liés aux mobiles.

Chaque jour, la NSA serait aussi capable d’extraire 76 000 infos de géolocalisation, toujours grâce aux SMS. Par exemple, lorsque quelqu’un demande un itinéraire.

Et ce programme ne concerne pas tant les Etats-Unis que les « autres ». En effet, les documents auxquels The Guardian a pu accéder portent à croire qu’il y a un effort de minimisation des communications provenant des Etats-Unis.

Une fois les SMS collectés (un peu de manière aléatoire), il est possible de faire des recherches basées sur des mots-clés ou des numéros de téléphone dans la base de données. Et tout cela permettrait aussi aux agences de trouver les nouvelles cibles à suivre de près.

Et il ne s’agit pas d’un projet puisque les documents auxquels The Guardian a pu accéder porteraient la mention « operational ».

Source : The Guardian

Image : Pixabay


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6 commentaires

  1. Valls va bien nous pondre un truc comme çà, vu comment il veut controler la moindre parole et meme pensée. Il nous a creer une cyberpolice pour voir si vous avez le meme avis que lui (ba oui si vous etes pas d’accord avec lui vous etes soit un identitaire soit un antisémite) Et la a priori il veut reprendre le controle de Youtube et Dailymotion, donc pas de soucis, les américains vous etes des petits joueurs, nous avec Valls, on va etre les plus fort.

  2. Je propose que nous expédiions les SMS « Fuck NSA », « NSA is dead », « UFO on NSA » à nos différents contacts.
    db

  3. statistiquement il suffit donc que chacun envoi un SMS « I FUCK the USA » par jour pour pourrir complètement leurs données et leur statistiques …et donc par la même de mettre à mal leur programme ciblé sur les key word

  4. Ed, ce n’est pas suffisant.
    Il faut que chacun brouille les pistes en expédiant des SMS à n’importe qui plusieurs fois par semaine ainsi que des courriels, des parcours de site web, des utilisations de pseudo sur les réseaux sociaux et des coups de fil (qui durent plusieurs secondes).
    Qui plus est il faudrait faire cela d’une manière pseudo-aléatoire (afin de générer du bruit blanc dans les relations) et également en partie d’une manière construite afin de faire croire et d’exploser le graphe relationnel qui a pu être construit.
    La NSA a les moyens de calcul afin d’entretenir quelque chose comme 10 puissance 12 relations (1 TRelations). Si une petite partie des internautes s’amusait à mettre en pratique ce dont je parle (mais ça, justement ça n’arrivera jamais et la NSA le sait) on dépasserait très vite le petarelations ce qui est inaccessible.
    Mais bon, il suffirait alors de seuiller (mettre un poids probabiliste) afin de ramener les calculs dans la partie accessible.
    db
    db

    • Setra

      « Il faut que chacun brouille les pistes en expédiant des SMS à n’importe qui plusieurs fois par semaine ainsi que des courriels » on risque de vous accuser de harcèlement @Gourmet . Mais quitte à le faire, pourquoi ne pas développer un soft qui fasse cela tout seul ? ^^

  5. Effectivement Setra, mettre sur le marché des applications, des scripts qui font cela automatiquement est une excellente voie. Mais cela existe déjà sous forme de script. Parfaitement lisible donc afin de constater qu’il n’y rien de dangereux dans ce genre de source.

    Mais qui va télécharger ce genre d’application ? Elle n’apporte rien de concret.
    Autant un client torrent, un proxy de proxies présentent des avantages pour récupérer des medias. Autant ce genre de procédé n’amène rien « dans le portefeuille ».
    C’est avant toute une conduite qu’il faut inculquer. Un peu comme l’écologie, le souci de la planète, etc.
    Mais autant pour ces derniers les lobbying s’en sont chargés pour paraître plus vert (c’est de la comm., du green washing) autant militer pour mettre le bazar dans les dispositifs d’écoute … Ce serait tendre la perche pour se faire battre en donnant l’idée de mettre également le bazar dans les outils marketing de détection et de manipulation de comportement.
    Mais ça viendra j’en reste convaincu et un Snowden y aide. Il a fallu 40 ans pour que des démarches « responsables » quant à la bouffe se démocratisent. Espérons qu’il en faille un peu moins (1 génération) pour que la même démarche quant à la protection de notre vie privée se développe.

    Et, pour en revenir à l’application, ne serait-ce que pour les dispositifs nomades, est-ce que seulement les principaux magasins d’applications pour mobile accepteraient seulement une telle application sachant qu’ils sont mouillés au-delà de la tête quant à la surveillance de leurs « clients » ?
    C’est déjà ce qu’ils pratiquent en permanence via les différents outils disponibles sur leurs PTF respectives : gmail, android, iOS, WP8, etc. Ça leur ferait de la concurrence, ne crois-tu pas ?

    db

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