Et si le traçage de cartes routières (et de cartes tout court) Ă©tait aussi l’affaire de chacun, et non plus seulement le monopole des institutions (militaires, IGN…) et autres grosses sociĂ©tĂ©s ?

C’est l’idĂ©e derrière le projet OpenStreetMap, qui est Ă  la cartographie ce que Wikipedia est Ă  l’encyclopĂ©die : un projet pour gĂ©nĂ©rer des donnĂ©es libres sous licence Creative Commons.

Open Street Map

Saviez-vous par exemple qu’un utilisateur lambda qui copie un bout de plan sur un flyer pour indiquer l’accès Ă  un festival Ă©tait dans l’illĂ©galitĂ© ? Pas moi. En mĂŞme temps je copie rarement un bout de plan sur un flyer pour indiquer l’accès Ă  un festival, mais c’est un autre sujet.

Depuis 4 ans, des passionnĂ©s de cartographie du monde entier dessinent des routes sur OpenStreetMap Ă  partir de tracĂ©s GPS (mais ces tracĂ©s GPS appartiennent bien Ă  quelqu’un non ?). La dĂ©marche n’est quand mĂŞme pas tout Ă  fait Ă  la portĂ©e du premier gĂ©ographe en herbe venu, mais une nouvelle fonction vient de s’inviter dans OpenStreetMaps : OpenStreetBugs. Celle-ci permet d’annoter une portion de carte OpenStreetMap avec ses connaissances (un nom de rue oubliĂ©, une piste cyclable, un hĂ´tel, un restaurant…), comme l’on corrigerait une faute dans Wikipedia. Heureusement d’ailleurs, parce-qu’avec le sens de l’orientation de certains, on se retrouverait avec des cartes Ă  la configuration assez bizarroĂŻde…

OpenStreetMap est un projet gĂ©nial mais relativement mĂ©connu, ou en tout cas peu relayĂ© probablement du fait de sa relative difficultĂ© Ă  apprĂ©hender (il faut avoir un bon GPS, savoir s’en servir, et savoir faire la relation entre celui-ci et l’application en ligne, autant de barrières techniques difficiles Ă  franchir pour le profane) , qui mĂ©riterait cependant un peu plus d’attention qu’il n’en suscite actuellement.