Orange vient de dévoiler Hellopolys, le premier jeu social entièrement consacré à son cœur de métier : les réseaux. Le joueur est invité à créer, entretenir et développer, le réseau fixe et mobile de sa ville.

A l’heure du tout connecté, il devient de plus en plus difficile pour un client de comprendre avec précision les activités de son opérateur télécom. C’est pourquoi Orange a lancé le premier jeu social entièrement consacré à son cœur de métier : les réseaux. Ainsi Hellopolys invite le joueur à créer, entretenir et développer, le réseau fixe et mobile de sa ville (ADSL, fibre, 4G, etc.).

Pour rester apprécié de tous, à l’image d’un vrai opérateur comme Orange, le joueur devra prendre en compte et combler quelques paramètres, telles que la satisfaction des clients, le respect de l’environnement et la couverture de l’ensemble du territoire. Pour corser le gameplay et amplifier le réalisme, le joueur sera confronté aux difficultés et coûts inhérents à la mise en place, à l’entretien et à l’évolution d’un réseau. Les meilleurs joueurs seront donc à la fois les plus assidus, mais aussi les personnes capables de gérer convenablement la dépense des ressources, indispensables pour la création de son réseau, pour innover et pour réparer les dégâts en cas de catastrophes (manifestations sportives ou inondations).

Les bonnes actions du joueur améliorent ainsi son score et ses choix peuvent lui permettre de débloquer des badges. Ces derniers viendront quant à eux récompenser la performance du joueur et surtout améliorer une partie de son réseau. Un centre de R&D sera également à la disposition de l’opérateur en herbe afin d’innover et d’améliorer les technologies mises en application.

HELLOPOLYS Orange fait jouer ses fans sur Facebook avec Hellopolys

Soucieux d’immerger les clients au plus prêt de la réalité, l’équipe de Yann Gourvennec, en charge du projet, a sollicité les experts du réseau Orange (OLNC), artisans de ce coeur de métier. « Ils étaient consultants pour éviter des incohérences et apporter du réalisme à l’architecture. Toutefois les choses ont été simplifiés étant donné la complexité des réseaux. D’ailleurs toutes les règles de la Telecom ne sont pas applicables techniquement » explique le directeur Social Media d’Orange. « Par exemple plus le mobinaute est loin d’un réseau plus il fait baisser le signal pour les autres. Avec un réseau mal réparti et donc une population connectée majoritairement à forte distance, cela ne peut que pénaliser les personnes à proximité du réseau.» Intégrer ce genre de détails aurait été trop complexe. Mais en cas de réussite pour Hellopolys des nouvelles fonctionnalités et caractéristiques comme celles-ci pourraient-être ajoutées…

Enfin, l’aspect social de ce jeu est plus qu’intéressant. Il sera possible de jouer avec un ami pour compléter son expertise et faire évoluer plus rapidement son réseau. « Si nous jouons ensemble et que vous avez développé votre expertise dans le mobile et que moi je suis plutôt axé «filaire» notre collaboration me permettra d’évoluer plus rapidement sur cette partie du métier ».

Communiquer autrement auprès de ses clients

Objet de communication interactive, Hellopolys a été « brandé » aux couleurs d’Orange sans pour autant imposer le logo ou d’autres détails corporates. « Nous n’avons pas voulu en faire un espace publicitaire. Il y a un moment où l’on signe, où l’on dit clairement que c’est un jeu créé par Orange et c’est tout » rassure Yann Gourvennec.

A l’imagine de la nouvelle Livebox et des autres produits / services d’Orange, Hellopolys bénéficiera de son propre plan média. De la presse, au web en passant par les canaux urbains, ce lancement officiel est une première pour un jeu de marque. Toutefois, le budget reste évidemment bien inférieur à celui des produits phares de la société. « Cet investissement est possible grâce aux économies effectuées par mon équipe sur la partie Média Sociaux. Notre politique d’UGC a payé, ce qui nous permet aujourd’hui d’expérimenter ce genre de projet. Nous espérons que les gens mesureront notre investissement et réaliseront que nous ne faisons pas que de la publicité. Nous souhaitons leur rappeler l’importance de nos réseaux. J’espère donc que le message passera plus facilement à travers Hellopolis », avoue Yann Gourvennec.  « C’est un énorme risque que j’assume complètement »,  rajoute-t-il.

Proposer une expérience divertissante et non pédagogique

Actuellement en phase de test avec une poignée de blogueurs et partenaires, cette expérience sera accessible à tous (en français et en anglais) le 18 mars 2013 sur Facebook. Dès le mois d’Avril une application mobile sera à son tour disponible sur tablettes et smartphones.

Pour le Directeur Social Media d’Orange, c’est une première puisque à la différence des dispositifs tels que le Serious Games Trust de Danone, Hellopolys est avant tout pensé pour le consommateur et pourra éventuellement être repris en interne par la suite. Il est d’ailleurs opposé aux appellations actuelles. « Le serious game est un affreux anglicisme. Je préfère à la rigueur utiliser les termes jeu sérieux ou jeu pédagogique, qui sont certainement plus élégants. » affirme-t-il. « Avec notre jeu social, nous ne sommes pas dans de la pédagogie. D’ailleurs cette notion renvoie vers quelque chose de didactique qui en anglais (dydatic), veut dire « laborieux », « pénible »,  or nous ne voulons pas que Hellopolys soit ainsi. »

Le serious game est conçu pour expliquer à des employés, un processus, un métier, un produit ou un service, or ce n’est pas une tâche très drôle, puisqu’il s’agit d’un travail même s’il est présenté de manière ludique.

A l’inverse, si après avoir joué à Hellopolys les joueurs n’ont pas cerné toutes les subtilités du réseau, cela ne sera pas pour autant un échec. «Si la compréhension du terme est subliminale cela nous suffira largement » complète Yann Gourvennec. Voilà pourquoi Orange ne souhaite pas s’appuyer sur cette notion tendance de serious game.

Proposé à une communauté de près de 600.000 personnes sur Facebook, cette expérience sera l’occasion de mesurer la pertinence ou non de communiquer par le jeu. Adepte de ces mécaniques d’engagement dites ludiques, je ne peux donc qu’approuver la vision d’Orange, consciente que ses clients apprendront mieux avec quelque chose d’amusant et de stimulant intellectuellement. La publicité à son importance, mais rentrer un peu plus dans les détails et expliquer son métier aux clients tout en les divertissant, cela ne peut-être que bénéfique.

Rendez-vous le 25 février sur la page fan d’Orange pour débuter l’aventure…