Billet rédigé par Camille Bouiller, qui était convié hier à la réunion organisée par Orange pour l'annonce de son rachat de 49% du capital de Dailymotion. Vous avez sans doute appris la nouvelle sur les réseaux sociaux ou sur des sites d'informations : Orange vient d'acquérir 49% du capital du site de partage de vidéos français Dailymotion — pour un montant de 58.8 millions d'euros.

Orange et Dailymotion ont convié ce mardi midi quelques bloggeurs, dont je fais partie, à un déjeuner pour discuter et répondre à nos interrogations au sujet de ce récent partenariat. Avant toute chose, je tiens à saluer l'initiative de discuter de la nature de ce partenariat. Certaines personnes avaient affiché leur scepticismes sur la toile, notamment de la neutralité d'un tel accord. Dailymotion milite au contraire pour la neutralité du web : on se rappelle que Neuf Telecom (aujourd'hui SFR) avait bridé en 2007 le service de vidéos (http://www.clubic.com/actualite-331946-neutralite-asic.html). Cette discussion était la bienvenue, elle a permis de clarifier la position du FAI et conforte à quel point Dailymotion est à l'écoute de sa communauté. Communauté qui est chère au service de vidéos puisque la moitié des vidéos sont vues en dehors des domaines du service. En faisant l'acquisition d'environ la moitié du capital de Dailymotion, Orange va pouvoir développer toute une gamme de services autour de la vidéo. Les possibilités sont nombreuses avec les différents supports existants à l'heure actuelle (je pense particulièrement aux télé-connectés). On pourrait ainsi imaginer des chaines sur des thématiques bien ciblées avec des flux vidéos provenant du site de vidéo en ligne. Note d'Eric : Camille a un avis moins tranché que Numérama - assez catastrophiste il est vrai - ou Clubic - plus modéré - sur les conséquences de ce rachat sur la neutralité du net. Je pense pour ma part qu'il sera temps de crier au loup quand une seule entreprise sera en position de monopole sur le web français, ce qui ne semble pas encore le cas. Mais alors il faudra aussi surveiller d'autres acteurs, comme Free ou... Google, et pas seulement Orange.