J’ai déjà eu l’occasion d’indiquer ici que je travaillais principalement avec Celeonet comme solution d’hébergement web, même s’il y a eu quelques petits dysfonctionnements – vite résolus – la semaine dernière.
Mais il arrive aussi que l’on n’ait pas le choix, notamment quand le client a déjà choisi son hébergeur.

Et là en général, c’est la cata car on doit perdre un temps précieux à découvrir une nouvelle interface, à (re)trouver les bons codes d’accès (que le client a égarés une fois sur deux), à mettre les paramètres qui vont bien, et autres joyeusetés technico-merdiques énervantes, dûes aussi au fait que l’on n’aime pas trop bousculer ses habitudes, il faut bien le dire.
J’ai le cas aujourd’hui, où je suis obligé de me coltiner une fois de plus l’hébergeur préféré des geeks (j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait plus) : OVH, et son ergonomie d’un autre âge. Sans préjuger de la qualité des services de cet hébergeur, qui a plutôt bonne réputation, je dois dire que leur interface de gestion est absolument abominable. Le genre de truc à vous dégoûter à jamais un webmaster débutant de faire ce métier, et je parle pas du pauvre gars grand public qui essaie de publier son site perso. Quand je compare le « Manager » d’OVH avec l’espace client de Celeonet, qui est d’une simplicité remarquable, je me demande encore comment OVH a pu devenir l’un des leaders français de l’hébergement web. Rien n’est simple, rien n’est explicite, rien n’est intuitif, quand vous arrivez sur votre manager, vous n’accédez même pas à PHPmyadmin, quand vous recevez votre mail d’ouverture de plan, il manque la moitié des mots de passe (dont ceux de PHPmyadmin justement), ensuite vous avez quasiment un mot de passe par fonction (et un mot de passe mail, et un mot de passe FTP, et un mot de passe Myadmin, et…), sans compter le numéro client qu’il faut indiquer à chaque appel téléphonique au support (pas donné non plus). Sans compter non plus le fait que vous n’avez pas la possibilité de choisir vos mots de passe, ce qui chez Celeonet facilite grandement la tâche, et la mémorisation mentale.
Bref, comment passer deux heures pour déployer un web au lieu des quelques minutes nécessaires avec son hébergeur habituel…
Bon, ok, je dis ça parce-que je suis énervé d’attendre depuis ce matin les identifiants de mon client afin de pouvoir enfin déployer son site, et que OVH les a envoyés deux fois en oubliant à chaque fois quelque-chose (là il me manque toujours le mot de passe Mysql, j’ai enfin tout le reste, il y a un espoir), mais je vous garantis qu’il y a de quoi.

(j’écris ce billet à temps perdu précisément en attendant un mail d’OVH, qui vient d’arriver à l’instant. J’y retourne)