Paul Miller, de retour sur internet aprÚs un an de déconnexion

Le 30 Avril 2012, Paul Miller, journaliste Ă  The Verge, a dĂ©cidĂ© de se dĂ©connecter d’Internet pendant un an. Hier, l’homme se reconnectait et faisait un bilan de cette annĂ©e passĂ©e loin du rĂ©seau.

L’annĂ©e derniĂšre, Paul Miller annonçait tenter l’expĂ©rience de vivre un an sans internet. Son point particulier : il est journaliste Ă  The Verge, un site sur l’actualitĂ© Web et high-tech. L’homme de 26 ans (Ă  l’Ă©poque) a donc du apprendre Ă  travailler sans utiliser internet. L’expĂ©rience l’a obligĂ© Ă  appeler les gens pour les rencontrer, Ă  consulter les livres dans les bibliothĂšques pour se renseigner, Ă  ne plus avoir toutes les informations dans l’instant etc…

« J’abandonne l’une des cinq plus importantes innovations technologiques de tous les temps pour un peu de paix et de calme ». Son expĂ©rience Ă©tait retracĂ©e sur le site TheVerge et permettait de suivre son avancement.

Hier, 1 Mai 2013, sonnait la fin de cette annĂ©e dĂ©connectĂ©e, l’occasion pour Miller de faire un bilan. Étonnamment, celui-ci se rĂ©vĂšle nĂ©gatif. Selon lui, cette expĂ©rience partait sur un postulat erronĂ© : la vie sans internet n’Ă©tait simplement pas sa « vraie vie » car internet prenait une partie importante dans sa « vraie vie ». Chercher Ă  vivre quelque chose de diffĂ©rent, dans un autre monde, Ă©tait impossible du fait que sa vie et internet Ă©taient dĂ©jĂ  liĂ©s.

PMiller

Il ne renie cependant pas quelques aspects positifs comme le fait de pouvoir se concentrer sur un texte pendant un certain temps, le retour aux livres… mĂȘme son entourage (sa sƓur) l’a dĂ©crit comme plus attentif aux autres.

Le gros problĂšme Ă©tait qu’il Ă©tait seul dans cette expĂ©rience et que le monde autour de lui continuait Ă  vivre connectĂ©. Il se retrouvait donc seul. « Internet n’est pas une activitĂ© individuelle, c’est quelque chose qu’on fait les uns avec les autres. Internet, c’est lĂ  oĂč sont les gens. »

Pour que cette expĂ©rience ait eu un rĂ©el impact, il aurait probablement fallu que tout un groupe la mĂšne, et pas un homme isolĂ© dans un monde sur-connectĂ©. Seule vĂ©ritable conclusion : ce n’est pas internet qui cause l’Ă©loignement social mais l’usage qu’on en fait, preuve en est avec l’histoire de P.Miller.

Si vous voulez lire le tĂ©moignage complet du journaliste, c’est ici.

19 commentaires

  1. J’avoue avoir dĂ©jĂ  testĂ© l’expĂ©rience… Je n’ai pas tenu plus d’une semaine ^^.

    NĂ©anmoins, le fait que sa sƓur l’ai trouvĂ© plus ouvert montre : soit qu’nternet renferme les gens, ou bien qu’il a eu fortement besoin d’ĂȘtre aussi ouvert, parce qu’il se sentait bien seul et sans contact depuis sa dĂ©connexion… (la seconde option est en quelque sorte plus rassurante).

  2. Il faut quand mĂȘme avoir du courage pour tenter une telle expĂ©rience dans sa situation. EspĂ©rons qu’il arrive a en tirer profit

  3. Waouu chapeau Ă  lui. Je pense que c’est plus facile d’arrĂȘter de fumer pendant un an

  4. « Ă‰tonnamment, celui-ci se rĂ©vĂšle nĂ©gatif. »

    Je ne pense pas que cela soit Ă©tonnant. Internet permet d’accĂ©der Ă  beaucoup d’informations et simplifie tellement la vie quotidienne que son usage est profitable.

    Par contre, comme toute chose dans la vie, il faut savoir sĂ©parer l’utile de l’inutile et gĂ©rer les sollicitations que nous recevons.

  5. Oui il faut du courage, mais je comprends sa rĂ©action, dans nos mode de vies ce n’est pas « vrai » de vivre sans Internet, on n’est pas fait pour, enfin le monde qui nous entoure n’est pas fait pour…

  6. Cela me donne une sensation un peu bizarre.
    J’hĂ©site entre la sĂ©rie, j’arrĂȘte de manger de la viande… et regardez, je l’ai fait.
    En fait pathétique et trÚs égocentré.
    En mĂȘme temps, d’autres ont rĂ©ussi Ă  vendre un livre Ă  succĂšs!
    Ma conclusion: luttons contre toutes les addictions.
    Demain, au programme de Paul Miller…
    J’ouvre un cabinet de psynet?

  7. RĂ©aliser cette expĂ©rience a grande Ă©chelle serait plus intelligent .. Voir les avantages et les inconvĂ©nients pendant une pĂ©riode d’un mois par exemple , calculer le temps gagnĂ© ou perdu , recenser les effets sur le corps , sur la nature … ce serait intĂ©ressant de voir ce que Internet nous a apportĂ© ou nous a extirpĂ© ..

  8. Je suis certain que je n’aurais jamais rĂ©ussi Ă  tenir un an sans internet ! Mais cette expĂ©rience est trĂšs intĂ©ressante et elle montre Ă  quel point nous sommes devenus liĂ©s Ă  internet.

  9. Merci pour cet article. Bonne expĂ©rience je pense mais un an c’est trop long. La sociĂ©tĂ© d’aujourd’hui est trop liĂ©e Ă  un internet pour ĂȘtre en dehors de celui ci. Surtout quand on a grandi avec. Pour ma part j’arrive Ă  rester deux semaines sans internet pendant les vacances mais lorsque je reviens je suis inondĂ© de mail!

  10. « ce n’est pas internet qui cause l’éloignement social mais l’usage qu’on en fait »
    C’est exactement ce que je rĂ©ponds Ă  ce qui me dit « oui mais internet c’est pas la vrai vie ». Et bien si! Il est lĂ  et bel et bien prĂ©sent. Puis ces mĂȘme personne ne font pas spĂ©cialement de chose extraordinaire autre que squatter leur canapĂ© devant la tv. Donc niveau « social » ce n’est vraiment voir pas du tout mieux.

  11. Merci pour cet article! Bravo Ă  lui, je ne m’imaginerai pas aujourd’hui un an sans connexion Ă  Internet, cela est trop intĂ©grĂ© dans notre sociĂ©tĂ©. Et tout le monde ne peut tout simplement pas l’envisager pour des raisons professionnels, une majoritĂ© de personnes doivent l’utiliser aujourd’hui hui au travail.

  12. Mouais, je vois pas en quoi c’est un exploit. Enfin peut ĂȘtre parce que je fais parti de cette gĂ©nĂ©ration qui est nĂ© avant l’arrivĂ©e du net h24, c’est sur que ça doit ĂȘtre marquant pour les jeunes.

    Enfin je suis plus impressionnĂ© par ceux qui arrivent Ă  (sur)vivre en Ă©tant sous le seuil de pauvretĂ©, ou sans eau potable/bouffe Ă  l’heure convenance.

  13. ExpĂ©rience intĂ©ressante qui mĂ©ritait effectivement de tenter l’essai. Pour ma part, je crois que j’en serais totalement incapable.

  14. Comme beaucoup d’activitĂ© internet n’est pas la cause de l’éloignement social mais c’est son mauvais usage ok, mais on est dans une sociĂ©tĂ© oĂč l’on est de plus en plus sur connectĂ© et l’apogĂ©e des rĂ©seaux sociaux marque un tournant encore plus important dans l’amprise social du net sur certainne personne dont je fais parti.

  15. MĂȘme une journĂ©e je n’arriverais pas Ă  me passer d’une connexion internet.
    D’aprĂšs ses conclusions il prĂ©fĂšre sa vie connectĂ©e.

  16. Excellente expĂ©rience! Je pense que cela est sympa 2 ou 3 semaines mais une annĂ©e entiĂšre, respect! Encore une fois ce n’est pas Internet qui est en cause mais ce que l’on en fait! L’Education de nos jeunes enfant est Ă  revoir profondĂ©ment pour leur enseigner les bonnes habitudes et pratiques sur la toile!

  17. Bien sĂ»r que internet c’est « la vraie vie », pour que qu’on ne la mette pas entiĂšrement de cĂŽtĂ©. Je pense que cela fait partie des innovations dont on ne va pas pouvoir se passer d’aussi tĂŽt. En tous cas, bravo Ă  lui d’avoir tenu un an alors que tout le monde devait lui mettre la pression! Et bravo pour l’honnĂȘtetĂ© de sa conclusion.

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