D’accord, bloguer est une activité qui s’affranchit de toutes contraintes de temps et d’espace.
Bien sûr, on blogue surtout et d’abord comme on peut, quand on peut et où on peut.
En plus du reste, en plus de son travail, en plus de ses autres activités.
Sans règles, ni Dieu, ni maître, tout ça.

Tranquille le chat
Mon chat n’est pas mort, il dort.

N’empêche : chacun a quand même ses moments privilégiés.
Pour moi par exemple, c’est le matin, tôt, voire très tôt.
Je ne me lasserai jamais de cette fameuse magie du petit matin, entre cinq heures et sept heures, quand le jour lui-même n’est pas levé, quand la boulangerie en bas de chez moi distille encore dans la rue ses odeurs de bon pain chaud, quand même les rotatives cybernétiques de Twitter et Skype sont encore plongées dans une étonnante léthargie silencieuse et bienfaitrice, quand vous êtes vous-même encore un peu frileux d’avoir quitté vos draps chauds et que le café ne l’est pas encore.
Quand même le chat dort à griffes fermées (en ronflant, le con)…
Vous aviez remarqué que les écrivains, les scénaristes, les auteurs, prétendent toujours trouver leur meilleure inspiration entre cinq et neuf heures ?
Loin de moi l’idée de me prendre pour un futur Goncourt, loin de moi l’idée de me prévaloir d’une quelconque "inspiration", mais le blog étant aussi un travail d’écriture, une chose est sûre : le calme et les idées claires du petit matin sont propices à un travail efficace et productif, quelques heures précieuses qui valent probablement le double de celles du reste de la journée.
Bien sûr je ne prétends pas qu’il soit facile de s’arracher du pays des rêves au beau milieu de la nuit (je ne le fais pas tous les jours non plus hein et j’apprécie aussi de m’offrir quelques grasses matinées), bien sûr je sais que le geek moyen est davantage un couche-tard qu’un lève-tôt, mais ce plaisir privilégié de se retrouver un peu seul avec soi-même entre chien et loup a cette saveur unique des moments volés au temps.
Pendant que le café chauffe.
Avant les tartines.