Derrière Facebook, Twitter et autres Pinterest, d’autres réseaux sociaux voient aussi le jour et parviennent à tirer leur épingle du jeu. Comment ? En s’adressant à une cible bien particulière.

Derrière Facebook, Twitter et autres Pinterest, d’autres réseaux sociaux voient aussi le jour et parviennent à tirer leur épingle du jeu. Comment ? En s’adressant à une cible bien particulière. Prenons les joueurs par exemple. Playfire, réseau social pensé pour et par des joueurs, sera parvenu à atteindre la barre symbolique des 1 000 000 d’inscrits tout récemment grâce à une plateforme répondant parfaitement aux besoins de sa cible.

playfire Playfire : le réseau social jeux vidéo au million de joueurs

Bien que le site propose les bases même d’un réseau social (mur, amis, messages…), le principal attrait, que dis-je, les principaux attraits de Playfire résident dans les gamercards et le récapitulatif d’achievements, ou trophées c’est au choix. Des termes qui vous sont peut-être inconnus mais pour lesquels les joueurs assidus portent un certain intérêt. Voyez-vous, la génération de consoles actuelles sera parvenue à pimenter le quotidien de certains gamers en récompensant leurs performances par des succès/trophées virtuels. Un certain engouement était apparu sur Xbox 360 mais c’est à partir de la PlayStation 3 que les choses ont pris une toute autre tournure. Sony fut plus malin, non pas en récompensant le joueur avec des succès individuels, mais en modifiant la formule avec des trophées “répondant les uns aux autres” (bronze/argent/or/platine). L’exemple le plus parlant reste celui du platine qui, pour l’obtenir (dans la majeur partie des jeux), nécessite de débloquer l’intégralité des autres trophées. La difficulté étant telle que des communautés d’entraide se sont formées pour en obtenir le maximum et briller auprès des autres joueurs via leur gamercard. Gamercard qui n’est autre que le profil du joueur.

Playfire a eu la bonne idée d’approcher Sony et Microsoft pour exploiter ces informations et ainsi les travailler à leur guise. Ainsi, la plateforme offre aux joueurs un algorithme leur permettant de comparer leurs succès/trophées dûment gagnés aux autres avec un indice de rareté. Moins le succès/trophée fut remporté et plus l’indice sera fort. Une manière d’intensifier encore un peu plus le challenge. Vient ensuite les gamercards, compatibles avec vos comptes Xbox Live et Sony Entertainment Network (connu anciennement sous le nom de PlayStation Network). Le site se charge de vous générer une gamercard au design épuré exportable en HTML.

En soit, Playfire ne réinvente pas la roue mais l’écosystème du site est adapté aux besoins de tout joueur désireux d’étendre son cercle. La navigation se fait tout naturellement et une fois inscrit, le joueur jouit d’un certain confort comme par exemple la présence d’une timeline horizontale discrète et complète à la fois retraçant vos dernières activités. Enfin, on notera la présence de badges semblables à ceux de Foursquare destinés avant tout aux férus du site. Playfire peut sembler quelque peu vide au premier abord mais en prenant du recul, on se rend vite compte qu’il ne manque de rien, ou presque. Nombreux sont les joueurs attendant la gamercard pour le service Steam et en tant qu’utilisateur de smartphone, j’attends avec impatience l’annonce d’une app mobile. L’équipe du site est réduite mais soutenue par les constructeurs, assurant une certaine pérennité à la startup qui se veut particulièrement confiante pour l’avenir…

Si vous êtes joueur et que l’inscription à un nouveau réseau social ne vous fait pas peur, vous savez ce qu’il vous reste à faire.