Pocket n’a pas peur de Facebook et de Google

Le créateur de l’appli a déjà un plan.

 

Pocket_AppIcon_Android

Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce service permet de sauvegarder des contenus sur le web pour (éventuellement) les consulter plus tard.

Un peu similaire aux marques-pages des navigateurs, Pocket a l’avantage d’être sur presque toutes les plateformes, en plus de proposer un bouton que les développeurs peuvent intégrer sur leurs sites. Et il bénéficie de quelques fonctionnalités supplémentaires.

Depuis près de deux ans, Facebook a la fonctionnalité « Save » qui permet d’enregistrer du contenu trouvé sur le réseau social pour le consulter plus tard. Lors de sa conférence dernière annuelle F8, il a révélé que cette fonction est déjà utilisée par plus de 250 millions de personnes. Cependant, le « Save » de Facebook ne servait qu’à enregistrer des contenus sur son site et sur ses applications.

Mais lors de sa conférence, le numéro un des réseaux sociaux a lancé un bouton « Sauvegarder sur Facebook » que les développeurs de site web peuvent intégrer sur leurs pages comme ils le feraient avec le bouton de Pocket.

Et Google, quant à lui, vient de lancer une fonctionnalité appelée « Save to Google » qui propose quelque chose de similaire.

Face à ces nouveaux concurrents, Pocket se veut confiant

Pour le PDG de Pocket, Nate Weiner, les lancements de ces fonctionnalités par deux géants du web sont des formes de validation de l’idée qu’il a eue, quelque chose qui confirme que son application répond à un réel besoin.

Mais ce n’est pas tout car pour se démarquer, Pocket aurait déjà un plan. Grâce aux liens sauvegardés par ses utilisateurs, l’entreprise peut faire de la recommandation de contenu, un service qui le différencie encore plus des simples marque-page.

Comme le rapporte le site VentureBeat, Weiner estime que les données collectées par Pocket sont uniques, parce qu’elles ne sont pas filtrées. Les gens ne réfléchissent pas trop à ce qu’ils enregistrent puisque leurs listes d’éléments sauvegardés restent privées (ce n’est pas le cas lorsqu’on partage sur Twitter ou Facebook).

Et en même temps, pour lui, ces données reflètent bien les centres d’intérêt des utilisateurs dans la mesure où les gens consultent 50 % des choses qu’ils enregistrent sur Pocket.

Ainsi, l’idée de l’entreprise est aujourd’hui de lancer un service qui en utilisant ces données permettra aux applications comme Flipboard ou Apple News de mieux connaitre leurs utilisateurs ainsi que leurs centres d’intérêt (donc le type de contenu qui les intéresse) sans les faire passer par des questionnaires.

L’idée, en somme, est que Pocket devienne l’identité de l’utilisateur en matière de contenu, ce qui va aider d’autres services à proposer des flux d’informations personnalisés.

(Source)

Un commentaire

  1. Je suis fan de Pocket depuis presque un an grâce à une fonctionnalité : on peut lire les articles sur une liseuse Kobo/Fnac. A ma connaissance, il n’y a pas d’alternative qui fonctionne sur les liseuses de cette marque (je ne sais pas ce que proposent les Kindle).

Répondre

Lire les articles précédents :
Big data
[Premium] Le Big Data, pilier de l’innovation pour les entreprises ?

Décryptage des usages qui génèrent de l'innovation, par Fabrice Lhonneur, Directeur Big Data chez HPE.

Fermer