Je me suis fait enchaĂ®ner par l’ami Pingoo, qui me demande tout de go comme ça de dĂ©baller sur la place publique mes lectures favorites de la presse Ă©crite.
Remarque, preuve qu’il me connaĂ®t un peu, il a visĂ© juste

Alors, bon il y a les journaux, dont je vous livrerai la liste un peu plus loin Ă  la fin de ce billet, mais les journaux ne seraient rien sans ceux qui Ă©crivent dedans : qu’elles aient Ă©tĂ© celles de journalistes, reporters ou simples Ă©ditorialistes, quelques plumes particulièrement inspirĂ©es ont illuminĂ© mes jours et mes nuits de papivore.

Il y a d’abord eu le chantre du journalisme-gonzo Ă  la française, j’ai nommĂ© l’inoxydable Philippe ManĹ“uvre, qui officiait (et officie encore) Ă  Rock’n'Folk. A ses cĂ´tĂ©s au sein de la mĂŞme rĂ©daction, Philippe Garnier, dont les chroniques de Los Angeles ont dĂ©finitivement scellĂ© ma fascination totale pour l’AmĂ©rique, la Californie et la CitĂ© des Anges. Car Garnier racontait un autre L.A, loin de Hollywood et des paillettes, loin de l’ocĂ©an. Un L.A. dĂ©calĂ©, pastel, dĂ©lavĂ©, oĂą traĂ®naint les fantĂ´mes de Charles Bukowski, Tom Waits, Jack Kerouac et mĂŞme Raymond Chandler.
CĂ´tĂ© cinĂ©ma justement, François Forestier, de l’Express, se regardait un peu Ă©crire comme d’autres s’Ă©coutent parler, mais ses critiques, souvent assassines, visaient assez juste. Et puis il y avait Diastème, chez Première, devenu plus ou moins rĂ©alisateur depuis. Diastème c’Ă©tait le Manoeuvre de Première : plume acĂ©rĂ©e, adrĂ©naline et anecdotes croustillantes garanties. Un bonheur chaque 20 du mois chez votre marchand de journaux.

Et puis il y avait tous les autres, ceux qui vous font vous prĂ©cipiter Ă  votre kiosque favori au petit matin, la main fĂ©brile et l’oeil aux aguets, en quĂŞte du bon mot du jour : Bayon chez LibĂ©, Jean-Pierre Dionnet et cet autre gars Ă  MĂ©tal Hurlant dont le nom ne me revient pas…
Mais assez parlĂ© du passĂ©, parlons un peu du prĂ©sent : dans ma besace aujourd’hui, se bousculent pĂŞle-mĂŞle et pas forcĂ©ment avec la mĂŞme assiduitĂ© un GQ, L’Equipe, quelques SVM que je n’ai plus le temps de lire, Capital (le Rock’n'Folk de l’Ă©conomie :-)), une pincĂ©e de Management, Première, Medias, Rolling Stone, Vendredi, un Sport-Auto de temps en temps (je ne rate pas un spĂ©cial Porsche ou Audi), Ideat et autres magazines de dĂ©co-design, un Challenges et deux GĂ©o. Je pique rĂ©gulièrement Elle et Psychologies Magazine Ă  ma chère et tendre, sans compter les Paris Match et VSD que je lis en cachette chez mes beaux-parents. Ou chez les dentiste.
Et bien sûr, comme tout le monde, je ne lis JAMAIS Voici ni Closer. Jamais.

Et vous ?