PRISM, les géants du Web demandent à pouvoir clarifier la situation

Suite à l’affaire PRISM, les géants du Web demandent au gouvernement américain des réponses pour clarifier leur situation.

Après Google et Facebook, c’est Microsoft et Twitter qui rejoignent le groupe des plaignants. Les compagnies veulent recevoir une autorisation de l’Etat leur permettant de révéler au grand jour des détails sur les requêtes secrètes qu’ils auraient reçu sous le nom de code Fisa (Foreign Intelligence Surveillance Act).

Cela « permettrait une plus grande transparence sur le volume global et la portée des requêtes de la sécurité nationale, dont les requêtes Fisa, ça aiderait la communauté a comprendre et à pouvoir débattre à propos de ces problèmes importants » a déclaré Microsoft dans un mail adressé a Reuters.

Bien que Twitter ne soit pas inclus dans l’affaire PRISM, son avocat en chef, Alex Macgillivray a publié un Tweet : « Nous aimerions plus de transparence avec les NSL et Twitter s’engage pour que cela se produise ». Les NSL sont en fait les Lettres de Sécurité Nationale. Elles sont adressées aux compagnies quand le gouvernement leur demande un accès aux données. Les entreprises en question ne peuvent rien révéler au sujet de ces NSL et sont tenues au secret. Google a d’ailleurs fait une demande pour communiquer au public le nombre d’NSL qu’il a reçu, une demande rejointe par Facebook.

PRISM PRISM, les géants du Web demandent à pouvoir clarifier la situation

Google, Microsoft et Twitter ont publié des ‘rapports de transparence’ qui indiquent combien de requêtes ils ont reçu de la part du gouvernement dans différents pays. Mais ces rapports n’intègrent ni les requêtes Fisa ni les NSL, ils sont donc incomplets. »Notre récent rapport va aussi loin qu’il le peut légalement et le gouvernement devrait autoriser les compagnies à apporter plus de transparence » a déclaré Microsoft.

Certaines compagnies, comme Google, continuent de nier l’éventuelle entente qu’il y aurait eu avec la NSA pour la récolte de données. Le moteur de recherche clame qu’il n’a jamais donné un ‘accès direct ou indirect’ et qu’il n’a jamais autorisé la NSA à installer un quelconque équipement dans ses locaux. Il serait possible que la NSA ait installé un système qui récupèrerait les données légales sur les serveurs des géants afin de les copier sur les serveurs de l’organisation. Cela expliquerait que les entreprises puissent déclarer ignorer l’accès direct et indirect : le système initialement prévu pour récupérer des informations légales a pu être utilisé ‘un peu plus en profondeur’.

Les grandes sociétés qui sont concernées par ce scandale sont promptes à réagir et n’hésitent pas à monter au créneau pour prouver leur innocence. Cela se comprend, si leur implication claire dans l’affaire PRISM était démontrée cela risquerait de ternir leur image, une mauvaise chose pour l’avenir. »Si les données ne sont plus stockées sur votre disque dur mais plutôt sur un cloud et que vous ne pouvez plus faire confiance à l’entreprise qui les stocke, cela provoquera une crise« .

(source)

6 commentaires

  1. Ce scandale, peu importe les conclusions, porte au grand jour la question de la confidentialité des données de manière plus évidente. Pour autant, on peut rester septique quant à une prise de conscience collective..

  2. Pas exactement le même sujet, mais tout aussi important si ce n’est plus, il n’y a aucune fatalité technique ou légale à la goinfrerie actuelle d’informations personnelles sur les « profils utilisateurs », ni à l’utilisation de vrais noms plus ou moins imposée, etc.

    Et *aucun besoin d’ID unique* partagé entre les services par utilisateur pour que les choses fonctionnent « sans friction ».(au contraire garantie d’échec, et à éviter à tout prix.

    Par contre besoin nouveau rôle, plusieurs organisations ds ce rôle, et séparation très claire des rôles.

    Il serait vraiment pas mal que F Pellerin le comprenne, dans le contexte « IDeNum » :

    http://iiscn.wordpress.com/201.....aise-idee/

    D’autre part aucune loi « défensive ou contraignante sur l’existant » ne fonctionnera, un réel problème de structure, nouveau rôle, et cadre légal.

  3. Il me parait inévitable que l’état accède à ce qu’il veut sur son territoire. Lois ou pas. Quand l’état te demande tu t’executes :)

  4. Il faut bien naif pour croire que ces sociétés n’ont pas de compte à rendre au big boos des USA et ça reste compréhensif, la meilleur protaction reste l’information. Il existe des cloud qui sont pas aux USA.

  5. Si vous recherchez un peu de sécurité niveau des docs utilisés Bajoo, c’est du cloud français et en gros leur offre c’est de protéger nos informations, c’est franchement bien foutu.
    Sinon wai c’est moche ce qui arrive, j’espère qu’on aura de plus en plus souvent d’entreprises comme Bajoo pour nous protéger

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