Article proposé et rédigé par Nicolas Le Drézen[1]. Même s’il sort un peu des thématiques habituellement traités ici, j’ai trouvé que la 3D au cinéma, son actualité et ses évolutions était un sujet qui pourrait vous intéresser. Vu la densité du pavé, je l’ai divisé en 3 parties. Voici la première.

On assiste en ce moment au retour en force de la 3D. Que ce soit au cinéma ou à la maison, il est désormais possible de vivre une expérience au-delà du simple visionnage.

Il convient toutefois de préciser qu’il serait plus judicieux de nommer ces procédés 3D relief (afin de ne pas faire l’amalgame avec des films d’animation crées en 3D par exemple et communément projetés dans les salles de cinéma en 2D).

Bien sûr comme pour toutes technologies chaque fabricant y va de sa propre innovation et solution.

La 3D au cinéma

Il faut dire que les solutions proposées actuellement et que j’ai testées au cinéma et à la maison fonctionnent bien. De très gros progrès ont indéniablement été faits.

Jusqu’ici les expériences 3D proposées aux spectateurs sortaient au compte-goutte et tenaient plus du gadget et de la démonstration que d’une technologie mise en place et installée (Shrek 3D). Quelques rares films avaient tout de même l’audace de tenter l’expérience et de relancer le sujet : Spy Kids : Mission 3D (Rodriguez, 2004), Les Aventures de Shark Boy et Lava Girl (du même Rodriguez, 2005), Voyage au centre de la Terre (Brevig, 2008).

Pour vivre les expériences en relief actuelles le souci premier est peut-être pour certains d’y accéder. Car s’ils se répandent, les cinémas équipés de salles 3D sont encore peu nombreux (moins d’une centaine en France).

Cependant ce nombre ne devrait cesser d’augmenter aux vues des grosses sorties cinémas proposées en 3D à venir dans un avenir proche. Désormais le spectateur a même le choix entre plusieurs types de films, familiaux ou épouvante (Destination Finale 4) puisque chaque grand studio y va de sa sortie 3D évènement. La 3D au cinéma se démocratise et chaque blockbuster se doit d’être présenté ainsi.

L’année 2009 marque un tournant dans cette technologie. La première projection de l’année en salle équipée en France était Volt de Disney, suivi de près par Monstres contre aliens de Dreamworks, puis L’age de glace 3 cet été.

Certes il faut s’acquitter d’un supplément de quelques euros (qui a par ailleurs augmenté au cours de l’année) pour visionner un tel film, mais cela vaut vraiment le coup.

Petit test avec le visionnage de Là-haut en 3D, dernier bijou de Pixar.

Anticipant le visionnage en 3D, j’avais un peu peur du mal de crâne, de voir double ou de na pas ressentir la profondeur comme c’est le cas avec certaines images en stéréoscopie avec des lunettes bleu et rouge proposées dans certains magazines.

Mais mes doutes ont vite été dissipés. Dès les bandes-annonces proposées, l’expérience commence. La projection du trailer du Drôle de Noël de Scrooge de Robert Zemeckis (prévu pour fin novembre) se fait presque bouche bée et suffit pour convaincre. A la simple vue d’un simple flocon de neige les yeux s’écarquillent et on se dit que c’est vraiment bien parti pour cette technologie. L’oeil s’habitue de suite au visionnage.

Dès l’apparition du logo Disney au début du film on ressent une réelle profondeur : on se dit que c’est bien parti !

On ressort de la projection vraiment enchanté et impressionné (et prêt à y retourner !).

Selon les plans du film, la sensation de profondeur de champ est réelle. Parfois même un léger vertige se fait ressentir lorsque les personnages menacent de tomber dans le vide !

Mais on se dit que l’impression de relief n’a toutefois pas été poussée au maximum. Certaines scènes, notamment les travellings de paysages au début, ressemblent plus à des superpositions de couches 2D. Peut-être parce qu’il s’agit d’un premiers film présenté ainsi pour Pixar et que le spectateur doit s’habituer à ce coup d’essai. Peut-être aussi parce la présentation du film en 3D n’a été envisagée sur ce film qu’au cours de sa production.

Même s’il est présent, le relief reste discret. Il ne s’impose pas et le film est très agréable à regarder du début à la fin. Cependant sur certaines scènes on aurait aimé que la profondeur soit accentuée (lorsque la meute de chiens menace les personnages, si la gueule en gros plan avait surgit de l’écran, l’effet aurait été saisissant).

A suivre : la 3D à la maison…


[1] Nicolas Le Drézen est créateur multimédia. Vous pouvez voir son portfolio ici http://www.halokin.fr/ et son blog là : http://www.halokin.fr/blog