Cet article est à l’origine un mail que m’a adressé Stéphane Flammier, un lecteur de Presse-citron. Trouvant la réflexion intéressante, je lui ai proposé de le publier tel quel ici, ce qu’il a accepté. La mort de MJ m’amène à quelques réflexions. La première chose qui m’a frappé, c’est la source qui a publié en

Cet article est à l’origine un mail que m’a adressé Stéphane Flammier, un lecteur de Presse-citron. Trouvant la réflexion intéressante, je lui ai proposé de le publier tel quel ici, ce qu’il a accepté.

La mort de MJ m’amène à quelques réflexions.

La première chose qui m’a frappé, c’est la source qui a publié en premier les infos :  TMZ. Un « blog people », à la base, apparemment à la croisée de Morandini, Voici, Closer, et autres.

Exit Reuters, AP, AFP et autres agences historiquement reconnues. Complètement larguées sur le coup.

Personnellement, ça me gène un peu ce gain de crédibilité et de notoriété pour un informateur poubelle (trash) : va-t-il falloir compter sur lui pour alimenter les prochains journaux de 20 h ? Mais aussi prendre en considération ses informations dans les niveaux décisionels?

Ou entendre l’histoire d’une autre bouche n’est-elle pas non plus une mauvaise chose? Même si l’haleine est fétide?

Si le public, le consommateur n’est pas le même, ce décès me rappelle plus ou moins celui du dernier Pape. Engouement mondial pour un événement planétaire touchant énormément de peuples. Le net n’était pas encore en mode 2.0 . Tous accrochés à Claire Chazal pour écouter les réactions des grands de ce monde. Tous passifs devant ce que les médias voulaient nous donner

Aujourd’hui nouvelle donne. Hyper mondialisation de la nouvelle, mais web triple-play devenu support de l’évènement. Trainée de poudre, explosion des réseaux, remplissages de forum et saturation de twitter. L’individu devient actif et revendicatif de ses sentiments, n’ayant jamais été aussi proche des autres en étant pourtant toujours aussi loin physiquement. Le web ce n’est plus seulement MSN pour les gamins ni eMule pour les Pirates. C’est notre boulangerie de village.

Sur le fond de la forme, qu’est-ce qui nous reste? la mort d’un homme.

Homme connu universellement, mondialement. Ou presque. La « fracture » avec les exclus du 2.0 semble de plus en plus consommée.

En Afrique, les gosses crèvent toujours de faim et de soif. Dans de nombreux pays, la liberté n’est toujours pas un mot présent dans le dictionnaire. Epoque de Starisation ? Volonté de l’individu de ne pas voir, de s’éblouir les idées, pour ne pas se donner mauvaise conscience? L’Iran semble lancer des fusées de detresse à la mode 2009, Twitter inside (nouvelle mode des médias), pour se rapprocher de nous. Est-ce que ça marchera ? :/

(…)

Comment voyez-vous tout cela ?

Auteur : Stéphane Flammier