Retour sur la troisième édition de TEDxMontpellier

Il y a un tout juste un mois avait lieu la troisième édition de TEDxMontpellier. Avec un peu (beaucoup) de retard, voici donc un petit compte-rendu de l’événement.

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À jolies choses, jolie salle

Depuis que les conférences TEDx ont décidé de faire une petite halte à Montpellier il y a trois ans de cela, les participants ont la chance de pouvoir découvrir des lieux incontournables de la ville. Je passerai rapidement sur les deux premiers lieux, le musée Fabre et la Faculté de Médecine que j’ai évoqués lors d’articles précédents, pour glisser un mot sur l’endroit abritant cette troisième édition : la salle Molière de l’Opéra Comédie. En forme de U, cette salle entourée d’un étage de balcons et de loges bénéficie d’une atmosphère particulière grâce aux ornements, lumières et rideaux que je vous laisse admirer sur la photo ci-dessous.

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Les organisateurs ont fait appel au Collectif Parenthèse pour le projet de décoration de la scène, minimaliste afin de mettre en valeur les intervenants tout en leur offrant la possibilité de profiter d’une assise. La salle offrait ainsi une ambiance chaleureuse à cette matinée de conférence. Il n’était cette fois pas question de musique mais d’une mélodie tout aussi agréable : les 8 talks de la matinée.

Des interventions de qualité

Des talks rythmés par des intervenants de qualité qui méritent à mon sens un grand coup de chapeau, non seulement pour le message que chacun a transmis mais également compte tenu de la difficulté d’intervenir en public dans le cadre d’un événement comme TEDx.

Il y a eu tout d’abord Marie Burlot qui a eu le courage de monter son entreprise Feret Dream à seulement 16 ans en se lançant sur un marché de niche et qui aujourd’hui souhaite valoriser l’entrepreneuriat auprès des jeunes.

Arshia Cont a ensuite présenté un formidable outil musical via ordinateur, capable de jouer en direct avec d’autres musiciens ou des ensembles philharmoniques (Berlin, New York, Chicago) grâce à une incroyable intelligence artificielle. Pour avoir eu la chance de voir des vidéos de ce fameux programme, je peux vous assurer que c’est véritablement bluffant.

Après la musique, nous sommes restés dans le domaine de l’art avec une question délicate posée par Jean-Noël Lafargue : À quoi sert un étudiant en art ? Pendant une vingtaine de minutes, cet enseignant spécialisé dans les « nouveaux médias » au département arts plastiques de l’Université Paris 8 a détaillé toutes les contradictions de notre société de consommation actuelle qui nous incite à devenir nous-mêmes en consommant des produits accessibles à tous. Sans jamais véritablement répondre à sa propre question (un moyen de nous amener à penser par nous-même sans compter sur les autres peut-être ?), Jean-Noël Lafargue aura conquis toute la salle grâce à un humour fin et une intervention subtilement menée.

Place ensuite à Tim Knowles, qui nous a fait découvrir l’art en mouvement. Cet artiste inspiré par le vent s’est notamment laissé guider par celui-ci grâce à un système de voile, parcourant ainsi les rues des villes au gré du vent (c’est le cas de le dire) tout en traçant le parcours avec l’aide d’un GPS. Le tracé devient alors une œuvre créée par un phénomène naturel, avec une absence totale de contrôle.

Toujours dans le domaine de l’art, avec cette fois-ci une forte dimension sociale, Barbara Glatz s’est livrée sur son parcours souvent semé d’embûches mais toujours enrichissant qui a débouché sur la création d’une association bien connue des Montpelliérains : la Montpellier Reine a du Cœur qui a pour vocation de sensibiliser les jeunes filles à l’importance du dépistage. Cette association est notamment connue pour son exposition photographique de 2012 présentant des photos choc et des témoignages émouvants de 10 femmes face à la maladie.

James Davis, Program Manager pour le Google Cultural Institute, supervise les opérations mondiales avec les musées partenaires, gère le développement de produits et le design pour le site Web public, dirige le programme de conservation et des expositions et soutient la direction de projets stratégiques. Mais au-delà de ses fonctions, c’est surtout un grand amateur de Skateboard qui nous a parlé de sa passion et du lien existant entre cette planche urbaine et les musées.

Après l’art en mouvement, la beauté des océans dévoilée par Laurent Ballesta qui pendant vingt minutes nous a emmenés avec lui explorer les profondeurs marines de l’Afrique du Sud. Une expédition scientifique qui avait pour but de trouver le Coelacanthe, un poisson légendaire vieux de plusieurs millions d’années, et de découvrir son écosystème mais aussi une véritable réflexion sur les nouvelles technologies et le tout-accessible à distance. Et si les endroits inaccessibles étaient les plus plaisants à découvrir ?

Pour conclure cette troisième édition, un petit saut de deux ans dans le passé avec le retour en vidéo de Jay Michaël Jaboneta pour découvrir ce qu’est devenu l’inventeur des Yellow Boats, ces bateaux permettant aux jeunes enfants des Philippines de pouvoir aller à l’école sans avoir à nager pendant des heures. Une belle séquence émotion pour l’un des Talkers présents lors de la première édition de TedXMontpellier.

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Si cet article était un peu long, j’espère néanmoins qu’il vous a donné envie d’assister un jour à une conférence TED et d’en ressortir avec l’impression d’avoir découvert de Jolies Choses. Mais comme quelques vidéos valent mieux qu’un long article, je vousj invite à faire un tour sur le site TEDxMontpellier afin de (re)voir les vidéos des intervenants de cette troisième édition, mais aussi celles des années précédentes.

Crédits Photos :  Jonathan Scanzi, Mathieu Delmasse et Giovanni Tavani.


Un commentaire

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