La marque chinoise Lenovo, qui brille sur le marché du PC, souhaiterait approcher le monde des mobiles et regarde du côté d’un géant en difficulté : RIM.

« Nous examinons toutes les opportunités, RIM et beaucoup d’autres. » La phrase est signée Wong Wai Ming, directeur financier de Lenovo, lors d’une interview à l’agence Bloomberg en marge du Forum économique mondial à Davos. Cette déclaration fait déjà son petit effet. Pour preuve, le titre a grimpé de plus de 2% après les déclarations du directeur financier qui a également insisté sur le fait que la firme n’aura « aucune hésitation si la bonne occasion se présente ». Toujours selon Bloomberg, Lenovo a déjà évoqué l’hypothèse d’un rachat avec ses banquiers.

RIM comme IBM ?

Une éventualité qui est en tout cas à prendre au sérieux si l’on regarde du côté des deux protagonistes. D’un côté, Lenovo, une marque qui ne cesse de progresser au point de devenir le premier constructeur mondial de PC devant HP au troisième trimestre de l’année 2012, une progression fulgurante même si le secteur est en plein ralentissement. Loin de l’image du PC bas de gamme « Made in China », Lenovo a gagné en crédibilité dès 2005 avec le rachat de la branche PC d’IBM, propulsant la marque chinoise sur le devant de la scène. Une belle réussite donc mais le secteur est aujourd’hui menacé par les tablettes et smartphones, un marché où le géant chinois ne brille pas de mille feux.

IMG 56681 RIM intéresse Lenovo

BlackBerry 10 n’a pas le droit à l’erreur !

C’est là qu’intervient RIM, marque connue et reconnue dans son domaine avec ses BlackBerry. Cela étant, en proie à des difficultés depuis quelques années, la marque peine à venir concurrencer iOS et Android après avoir longtemps dominé le marché américain. A bout de souffle, le canadien va tout tenter avec son dernier OS, BlackBerry 10 (visible en exclusivité sur Presse-citron) qui sera dévoilé officiellement le 30 janvier et ne ferme pas la porte à de profonds changements en cas d’échec. Le PDG de RIM, Thorsten Heins, dans une interview accordé au quotidien allemand Die Welt, a en effet évoqué la possibilité de céder sa division hardware et la vente de licence pour BlackBerry OS.

Plus que jamais, l’année 2013 est cruciale pour la marque canadienne.

(source)