Se lancer sans attendre dans l’entrepreneuriat

Vous rêvez d’entreprendre, de partir au bout du monde ou d’assumer, enfin, votre projet artistique. Oui mais… vous vous posez des tas de questions : Est-ce le bon moment ? Suis-je suffisamment expérimenté ? Des interrogations qui vous perturbent l’existence. Pour stopper ce syndrome du «oui… mais», Thibaud Clément, jeune entrepreneur, publie « Se lancer Sans attendre», un ouvrage de 187 pages pour positiver et ne plus douter de son potentiel.

Dans un contexte où nous entendons chaque jour que des emplois sont détruits, que la croissance n’est pas au rendez-vous et que l’Europe – donc la France –  est en train de se laisser distancer par d’autres régions du monde, Thibaud juge important de mettre l’accent sur ce que nous pouvons faire pour inverser la tendance. Cela passe évidemment par l’entrepreneuriat, que ce soit en créant des entreprises ou plus largement en prenant des initiatives.

Au fil de l’ouvrage j’ai constaté beaucoup d’humanité dans sa manière de se dévoiler. Il faut dire que Thibaud est un jeune diplômé de 25 ans, qui comme ses lecteurs, avant de passer à l’action, s’est posé des questions. Vivre l’expérience attendue est forcément essentiel avant de prétendre toucher le public souhaité.

De quoi rassurer la nouvelle génération et lui rappeler qu’à son tour elle est en mesure de vivre de belles expériences entrepreneuriales.

Du voyage à l’ouvrage

« Se lancer sans attendre » est le résultat d’un an de travaux destinés à comprendre le monde qui nous entoure afin de se rassurer et de concrétiser un projet dans le e-commerce. En tant qu’étudiant à l’ESC Grenoble, Thibaud a eu l’opportunité en 2010 de partir vivre au Canada, pendant une année, et ainsi d’obtenir un MBA de l’Université d’Ottawa. Dans le cadre de ce programme, il a pris part à un projet de consulting pour la société Shopify, une start-up proposant une solution E-Commerce sous forme de SAAS et permettant à tout un chacun de créer une boutique en ligne en quelques clics. 

Après avoir passé six mois à travailler sur une problématique E-Commerce, il a alors réalisé deux choses :

· d’une part, le commerce en ligne était le domaine dans lequel il voulait opérer, étant à la croisée des chemins entre sa formation en management et son intérêt pour le web ; 

· d’autre part, il n’avait pas suffisamment d’expérience dans le domaine pour créer son entreprise de but en blanc.

C’est ainsi qu’il s’est lancé dans le Projet DODEQA, un tour du monde entrepreneurial de douze mois axé sur l’E-Commerce, qui lui a notamment permis de rédiger des articles pour L’Entreprise (dont cette interview de Seth Godin), de participer à TEDxYouth@Krungthep et de créer Candyscovery, un site de vente de bonbons par abonnement, qu’il vient tout juste de revendre.

De cette expérience est née ce guide, qui n’a nullement l’ambition de former à l’entrepreneuriat, mais plutôt de réveiller l’entrepreneur qui sommeille en chaque lecteur. En effet, le fait d’être entrepreneur est un état d’esprit et ne s’apprend donc pas. Ce n’est ni un métier, ni une catégorie socio-professionnelle ni même un statut juridique, « c’est une attitude, que l’on adopte au quotidien pour relever les défis qui se présentent à nous. Entreprendre, c’est avoir le pouvoir d’influer sur le monde qui nous entoure » explique Thibaud Clément.  

Le jeune entrepreneur n’a pas créé « le nouveau Facebook » et n’a pas « 20 ans d’expérience ». Pour autant, son livre est à recommander à celles et ceux  en mal de prise d’initiative et qui souhaiteraient se rassurer par le biais de témoignages. «Se lancer sans attendre» s’adresse donc principalement aux jeunes avec des idées plein la tête, mais qui se posent des questions sur la manière de les mettre en œuvre. «Je suis moi-même dans la cible du livre et je crois que c’est cela son principal atout » résume l’auteur. 

Vous êtes déjà entrepreneur ? Ce livre vous est également destiné. Sa lecture m’a personnellement encouragé à persévérer et confirme que quelque soit notre profil rien n’arrive par hasard. Ce manuel rappelle aussi qu’entreprendre est d’une richesse incomparable et cela pour trois raisons : 

· Créer quelque chose de nouveau à partir de rien est une opportunité à saisir au moins une fois dans sa vie.

· La démarche intellectuelle de progresser par tâtonnement jusqu’à arriver au produit/service concret qui convient aux « clients ». 

· Le principe de démarrer quelque chose sans y avoir été incité.

Le contenu du livre

Le livre tout entier s’articule autour du constat que notre capacité à entreprendre est cruciale, au point d’être un facteur-clé de succès pour notre génération et celles à venir. 

Mais si entreprendre est nécessaire, cela n’en est pas moins difficile : chaque chapitre a pour objectif de répondre à une difficulté que l’on rencontre lorsque l’on veut se lancer, qu’il s’agisse d’un véritable obstacle ou d’une fausse bonne excuse. 

Ces fausses bonnes excuses sont ce que Thibaud Clément appelle les « oui, mais… », et sont inspirées à la fois de ce qui lui a posé problème ainsi que des questions qui lui ont été posées au cours des trois dernières années.

Par exemple, nous pouvons avoir envie de créer une entreprise « oui, mais ce n’est pas le moment ». Ou nous pouvons avoir envie de monter une association caritative ou un mouvement politique « oui, mais nous ne savons pas comment le financer ». Ou encore, nous pouvons avoir résolu toutes ces problématiques « oui, mais nous ne savons pas comment surmonter nos doutes ». 

Voici autant de questions que notre jeune entrepreneur tente modestement de résoudre, en apportant parfois des réponses conceptuelles et d’autres fois des solutions très pratiques.

En conclusion nous n’avons pas le temps d’attendre que quelqu’un nous donne notre chance, nous devons créer nos propres opportunités. Cela passe par le fait d’entreprendre. De se lancer… sans attendre !

Contrairement aux idées reçues, il n’y a jamais eu de meilleur moment pour tenter de faire des choses, prendre des initiatives et se lancer. Alors, profitez-en !

Un entrepreneur ne s’arrête jamais

Cela fait maintenant deux ans que Thibaud jongle constamment avec plusieurs activités. C’est ce qui lui plaît et donc ce qu’il souhaite continuer à faire. Il vient par ailleurs de vendre Candyscovery, un site E-Commerce de vente de bonbons par abonnement créé en mars 2012 depuis la Thaïlande au cours du Projet DODEQA.

En parallèle, l’auteur de «Se lancer sans attendre» continue de développer son activité de conseil en E-Commerce et de formation au marketing digital, Astuto. Avec son associée, ils travaillent sur un projet qui devrait voir le jour prochainement et dont nous vous livrerons toutes les informations utiles en temps voulu. 

Enfin, Thibaud projette également de repartir à l’étranger, de manière stable, début 2014, vraisemblablement en Amérique du Nord. Encore une preuve que la France manque d’attractivité pour les entrepreneurs. 

Site des éditions Diateino sur lequel le livre est disponible à la vente : www.diateino.com/selancersansattendre

Page facebook dédiée au livre : www.facebook.com/SeLancerSansAttendre

Blog de Thibaud Clément, pour obtenir du contenu complémentaire : www.thibaudclement.com

Invité
16 juillet 2013

Existe-t-il une version électronique?

Invité
16 juillet 2013

Devenir entrepreneur est difficile, il faut se sentir prêt et se savoir soutenu.

Les guides pour ce faire sont souvent exhaustifs et le contenu laisse à désirer, pour autant, cet article me donne envie de lire ce livre, surtout pour son contenu en E-commerce.

Invité
16 juillet 2013

Merci pour cette découverte. J’achète !

Heureusement on trouve aujourd’hui de plus en plus d’organismes qui aident les entrepreneurs à se lancer, comme par exemple la fondation StartUp Week-end pour ne citer qu’elle.

Invité
JiaJo
16 juillet 2013

Moi je dirais… oui foncez… entre 20 et 30 ans foncez, après souvent il y a la vie de famille qui est assez incompatible avec l’entrepreneuriat, et avec l’aventure plus globalement. Si vous n’avez qu’un petit salaire dans votre foyer pour subvenir aux besoins de vos enfants, votre femme, vous-meme et vos emprunts, la prise de risque aventurière est très risquée. Par contre si vous êtes seul ou que votre conjoint peut vous suivre, faites, faites, faites… il n’y a aucun regret après avoir entreprit, d’etre parti a l’etranger, bref de vivre autre chose d’enrichissant. Tout ne va pas être facile, mais ne reflechissez pas… il faut foncer sans se poser de question. Vous desirez rester 1 an en Espagne, au Japon,… ne vous posez pas de questions, allez-y et vous verrez bien sur place.
Avant qu’il ne soit trop tard, et que vous vous soyez lancer dans l’aventure de la vie de famille, laquelle est très peu compatible avec les autres aventures.

Invité
Nicmae
16 juillet 2013

Comme Jim Profit, une version électronique quelque part histoire de vivre avec son temps? ;)
Le pitch donne envie en tous les cas!

Invité
16 juillet 2013

Bonjour à tous,

bel article, c’est génial que des livres comme ça soient écrits par des Français !

@JiaJo : peu compatible ne veut pas dire impossible. :-)

Membre
16 juillet 2013

Il y a « se lancer » et « se lancer » …
Suivant ce que l’on veut faire, on peut se retrouver face à un mur : restrictions juridiques … Ça ne s’invente pas, par exemple par rapport à la cryptographie, suivant le pays et ce que vous voulez mettre/mettez en place, vous êtes dans l’illégalité.
Se lancer, oui mais pas tête baissé, c’est du vécu.

Pour se lancer, il faut :
- choisir le bon pays
- ai-je déjà mis au point une version ok pour la production ? si c’est le cas, faut passer la 7ème
- suis-je soutenu par l’équipe, par des amis … ? s’il n’y a pas de soutien extérieur à l’équipe, ça va être difficile
- ai-je les aides nécessaires pour être conforme aux différentes « règles » par rapport à l’entreprise (audit comptable obligatoire ou non suivant condition, le statut du director (en UK, il est un employé donc soumis au P.A.Y.E.) et bien d’autres) dans le pays choisi ? si ce n’est pas le cas, il faut trouver les bonnes personnes

Après, il faut se lancer et ne jamais oublié « on apprend de ses erreurs ».

Invité
16 juillet 2013

L’entrepreneuriat, ou plus précisément le Web-Entrepreneuriat c’est le nouvel eldorado … ou plutôt le nouvel eldorado pour toutes sortes de « coachs », « guides », « marketeurs » ou « conseilleurs » en tout genres qui se proposent de guider, coacher, expliquer tout ce qu’il faut faire ou savoir pour « réussir » en « entreprenant » derrière son clavier, en focalisant généralement sur le coté psycho de l’entrepreneuriat (accomplissement de soi, créer, exister, être « libre » …) en occultant les sujets structurants : l’étude de marché, le produit, la concurrence, la réglementation, la fiscalité …

Souvent, autant de gens champions du baratin sur facebook, sur Twitter, sur leur blog (sans mentions légales)… mais dont on découvre qu’ils sont au mieux vaguement auto-entrepreneur depuis 6 mois. J’ai personnellement beaucoup de mal avec les gens qui veulent m’expliquer un truc pour lequel ils n’ont aucune compétence avérée (créer une boutique de vente de bonbons sous le régime auto-entrepreneur qui ne permet que 32.000 – 23% de charges = 24.000 euros max. de revenus annuels ne me parait pas être un exemple criant de réussite)

C’est un fait, l’entrepreneuriat est à la mode. Même Pôle Emploi prône cette solution « créez votre business ». C’est sans doute une réaction à l’oppressante mondialisation et au fait que l’emploi salarié n’a jamais été aussi précaire. C’est assurément une envie de liberté. Mais quelle liberté au final ? La liberté de choisir entre Total et BP ? Entre BNP et LCL ? Entre Free et SFR ? Entre Leclerc et Auchan ? Entre Renault et Audi ? Entre TF1 et Canal + ?

Ah … la belle liberté ! Alors pour donner un peu d’exotisme, parlons de voyages « Avec mon iPad, je peux gérer ma boutique en ligne depuis Malibu Beach ou un bordel Thailandais ». L’ami Thibaud n’échappe pas au gimmick puisqu’il envisage de s’installer « vraisemblablement en Amérique du Nord ».

Mais surtout, en gardant sa Carte Vitale, parce que si il a une rage de dent ou des ligaments à se faire reconstruire, le « modèle français » retrouvera toute son attractivité. Faut pas déconner non plus !

Invité
JiaJo
16 juillet 2013

Alain > En grande partie d’accord avec toi, sauf peut-etre sur ta notion de la réussite… Je n’estime pas la notion de la réussite à un simple chiffre. Le mec qui est devenu berger et qui possède 100 moutons, ne ne gagne meme pas le smic et pourtant il considère qu’il a réussi sa vie et si il s’en sort bien, et que moi je veuille faire de même il peut me l’expliquer si je veux faire pareil. A contrario, le mec qui gagne 10k€ / mois et qui reste derrière son ordi toute la journée, qui ne voit pas sa famille, lui n’est pas forcément un symbole clinquant de réussite.
Mais ou sinon, sur le paquet de pshycologue a 2 balles, ou autres il y en a un paquet qui promette de gagner des millions alors que eux sont auto entrepreneurs, tu as envie de leur conseiller de lire leur propre livre.

Invité
17 juillet 2013

Bonjour, vous avez des liens d’organismes qui aident à la création d entreprise, a Lille ou Paris, une structure ou un site web général qui présente les différentes aides, je suis de Belgique, on y est bien, mais j’aimerais peut-être tester l’aventure en France.

 
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