les envahisseurs LEnvahisseur est éternelOn a failli attendre !
40 ans après ses premières diffusions sur les télés américaines, la mère de toutes les séries-cultes de Sci-Fi (vous avez remarqué que toutes les séries sont "cultes", même celles qui n’ont pas encore démarré ?), celle qui portait déjà dans ses gênes X-Files, Men in Black, les 4400 et Lost réunis est enfin disponible en DVD.
Les Envahisseurs, leur petit doigt tordu, leur look légèrement rigide mais complètement inquiétant et leur façon très classe de mourrir sans laisser de traces en se consumant sur place dans une nano-seconde (avec cette musique de fond tellement angoissante qu’elle aurait fait passer le plus guerrier des Haka pour une contine de fillette), oui Les Envahisseurs sont de retour et ils ne sont pas contents.
Avec surtout l’impeccable David Vincent, mon premier héros cathodique d’enfance, sorte de James Dean en complet veston, qui bien sûr passait ses journées à essayer de convaincre un monde incrédule que le cauchemar avait déjà commencé, au lieu de bosser.
Tout ça parce-qu’un jour (ou était-ce une nuit ?) il se perdit en cherchant un raccourci que jamais il ne trouva, le con.
De la bonne vieille grosse parano sur ce thème tellement rebattu depuis du gars seul contre le monde entier, des effets spéciaux à deux balles (enfin, de l’époque, quoi) mais c’est pas ça qui était le plus important : comme dans toutes les bonne séries de fiction, le plus important était ce qu’on ne voyait pas.
Des personnages étudiés au papier millimétré, des méchants qui avaient des gueules de gentils, tout était déjà en place, qui fut repris ensuite de façon subliminale dans nombre de séries plus ou moins science-fictionnesques.
Je n’ai pas revu la série à part quelques extraits à l’occasion de telle ou telle rediffusion, mais je suis convaincu qu’il y avait dans celle-ci quelque-chose d’indescriptiblement moderne, de la race des trucs qui ne viellissent pas.
Comme quoi, l’envahisseur est éternel.

(note : ce billet aurait dû être publié hier dans la nouvelle catégorie Week-end, mais j’ai pas eu le temps, j’avais foot)