Maintenant que n’importe-quel webmaster sait à peu près déployer ou développer un site dynamique utilisant un langage de programmation et une base de données, si besoin à l’aide du CMS (système de gestion de contenu), ce type d’application est systématiquement proposée aux clients, y compris à ceux qui n’en n’ont pas besoin.

singlepages Single is beautiful, le retour de la revanche des sites statiques

Car tout le monde n’a pas besoin d’un site dynamique pour représenter dignement son activité sur internet : déployer un Joomla ou autre script pour un simple site de présentation de l’activité d’une PME peut s’avérer quelque peu surdimensionné.

C’est la raison pour laquelle, plus que jamais, le besoin du client doit absolument être évalué précisément, à court et moyen terme, en tenant compte du profil de son activité et de son évolution possible :

  • a-t-il besoin de mettre son site à jour ?
  • si oui à quelle fréquence ?
  • qui chez lui assurera les mises à jour ?
  • doit-il pouvoir accéder à l’administration de son site à partir de plusieurs postes ?
  • son site requiert-il des fonctions dynamiques (moteur de recherche interne…) ?
  • etc…

En fait parmi les nombreuses raisons qui incitent à proposer un site dynamique à un client qui n’en n’a pas forcément besoin, il en existe deux principales : d’une part la volonté, légitime ou pas, de lui offrir la possibilité de gérer son site de façon autonome sans avoir à recourir eu prestataire à la moindre mise à jour du contenu, et d’autre part la standardisation du déploiement, et donc un gain de productivité… pour le prestataire.

Au risque d’aller un peu à contre-courant, je pense que ce ne sont pas forcément de bonnes raisons.

En premier lieu, l’expérience démontre que fournir un système de gestion de contenu au client ne fonctionne pas toujours, même si celui-ci investit dans une formation qui serait censée lui pemettre de gagner son autonomie : je ne compte plus le nombre de PME ayant fait le pari de gérer leur site elles-mêmes, et qui finalement sollicitent leur web agency pour la moindre mise à jour. Chacun son métier : les cimetières du web sont peuplés sites montés avec des CMS « indispensables ».

D’autre part, (même si je suis loin d’avoir moi-même mis ce précepte en application, mais pour d’autres raisons qui font sens), je pense qu’une agence web trouve sa réelle valeur ajoutée dans la pérennité de la relation qu’elle saura instaurer avec son client sur le long terme, en proposant, au-delà des tâches techniques de maintenance du site, du conseil sur la stratégie, le référencement mais aussi la gestion du contenu éditorial du site du client. Et pour cela, point besoin d’un CMS, au contraire, l’agence web est là pour prendre en charge et valoriser la gestion du site du client, ce qui lui assurera une source de revenus récurrents relativement imperméable à la guerre des prix sur un one shot.

En poussant un peu le raisonnement, je me demande même si une agence web positionnée exclusivement sur la niche des sites-plaquettes de haute qualité n’aurait pas sa place sur le marché, avec un modèle très cadré qui répondrait à peu près à ce profil :

  • ciblage d’une typologie de clients
  • design et ergonomie hors du commun
  • qualité et propreté du code et conformité aux standards du web irréprochable
  • référencement garantissant un positionnement optimal dans Google
  • appui rédactionnel
  • prestations de webmarketing packagées à fort impact

Tout cela est-il contradictoire avec l’idée selon laquelle une PME doit avoir un blog ? Au contraire ! D’un côté un superbe site de présentation qui fixe l’empreinte de l’entreprise de façon durable, de l’autre le blog qui distille l’actualité de la boîte, démontrant que derrière un site superbement réalisé il y a aussi une équipe qui bouge.

Bien sûr, il y a aussi de nombreuses autres bonnes raisons que la gestion de contenu pour proposer au client un site dynamique, mais je reste persuadé que nombre de TPE/PME dotées aujourd’hui d’un CMS sophistiqué n’en font pas usage (ou n’en n’utilisent qu’une infime partie des possibilités).

Pour conclure, je vous invite à visiter cette galerie proposant plus de quarante sites composés d’une seule page, dont celui, superbe et idéalement hiérarchisé, de l’agence web belge Deaxon.