Solayo, pour écouter de la musique en ligne sans payer

Ecouter de la musique en ligne, depuis son navigateur, sans limite et en toute gratuité, c’est parfaitement possible avec Solayo.

Solayo

Il est bien loin le temps où nous devions attendre plusieurs heures pour récupérer le dernier titre à la mode sur Napster. Depuis, le haut-débit s’est démocratisé et nous avons vu surgir de nombreux services permettant d’écouter de la musique en ligne et en streaming. Spotify et Deezer sont les plus connus en France, mais ce ne sont pas les seuls à officier sur le secteur. Il existe effectivement des alternatives et Solayo en fait justement partie, avec un atout de taille : sa gratuité.

Solayo ne nécessite aucun abonnement, et il n’impose aucune limitation. Si l’internaute le désire, il pourra même accéder à ses fonctionnalités sans pour autant se créer un compte sur la plateforme. Le meilleur reste à venir car le service profite en plus d’un catalogue des plus vastes, comptant des dizaines de milliers de références.

Comment est-ce possible sans tomber dans l’illégalité la plus complète ?

En réalité, c’est assez simple. Solayo n’héberge aucun contenu et les références constituant son catalogue proviennent toutes de plusieurs plateformes connues et reconnues, des plateformes comme YouTube, SoundCloud ou Dailymotion. Très concrètement, donc, le service se positionne un peu comme un méta-moteur de recherche. Grâce à ce procédé, l’éditeur de la solution n’a pas eu besoin de négocier les droits de diffusion avec l’industrie du disque, et il peut donc proposer son service librement sans pour autant enfreindre la loi.

Ne pensez pas pour autant que Solayo est limité. En réalité, ses concepteurs ont énormément travaillé sur les fonctions de leur outil et ce dernier s’avère « presque » aussi complet que les ténors du genre. S’il permettra à ses utilisateurs de créer des playlists pour retrouver leurs pistes préférées plus facilement, il leur donnera également accès à des radios thématiques, avec une bonne dose de Dance, de R&B, de Rock et de Reggae dedans, pour ne citer que ces genres.

L’interface, pour sa part, est à la fois sobre et soignée. Sur la gauche, nous retrouverons une barre latérale centralisant tous les modules du service. En quelques secondes, nous pourrons accéder à nos messages privés, à notre profil, aux radios ou même au moteur de recherche intégré. Le contenu s’affichera au centre de la page tandis que le lecteur multimédia (capable de lire de la musique et de la vidéo) se trouvera complètement sur la droite.

Un lecteur particulièrement complet, offrant tous les contrôles habituels. En cliquant sur un bouton, il sera également possible de faire apparaître un historique de navigation. Toutes les pistes jouées apparaîtront en enfilade et nous pourrons ainsi retrouver facilement un morceau apprécié.

Le moteur de recherche intégré ne manque pas d’intérêt non plus. En quelques secondes, il sera possible de filtrer les résultats affichés en fonction de leur plateforme de provenance. Chaque piste s’accompagnera de plusieurs boutons. En un seul clic, on pourra lancer la lecture du morceau, l’ajouter à notre liste de lecture ou l’enregistrer dans la playlist de notre choix.

Cerise sur le gâteau, Solayo mise sur le « responsive design ». Le contenu de la page s’adaptera ainsi à la taille de la fenêtre. La seule chose qui lui manque, finalement, c’est un modèle économique.

Ce sera peut-être pour la version finale.

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13 commentaires

  1. « Grâce à ce procédé, l’éditeur de la solution n’a pas eu besoin de négocier les droits de diffusion avec l’industrie du disque, et il peut donc proposer son service librement sans pour autant enfreindre la loi. »

    mouai pas sur que ça dure longtemps, car c’est ce que l’on pourrait appeler du recel. Ce n’est pas moi qui commet le « vol » mais je refourgue la marchandise….

    Et puis pas sur que les hébergeurs type Youtube&Co apprécient de voir leur bande passante parasitée sans pouvoir bénéficié du moindre retour sur investissement (ie la pub affiché). Ca sent le blocage d’IP rapidement ce truc.

  2. Inutile de préciser ce qui est arrivé à Redlist.be pour n’avoir jamais hébergé de contenu mais avoir fait des liens vers des contenus illicites… Le Loby des Major est sans limite…

  3. Fred> Comme le dis Shog, je crois que tu t’inquiete pour rien concernant le modele economique, si ca devient populaire, ca fermera. Ou bien ca deviendra payant dès que nous serons bien habitué, comme l’ont fait les deezer & co. Les maisons de disques et les stars n’accepteront pas de ne pas voir l’ombre d’un copec sur ces écoutes. Et les mecs se réfugient sous l’idée que si ils n’hebergent rien, ils ne risquent rien, mais il n’y a qu’a voir RedList et autres consort, ils se sont fait fermé alors qu’ils n’hebergaient rien.
    Bref il y a beaucoup de services similaires, de nombreux qui ont commencés a sortir vraiment leur épingles du jeux, se sont vu fermé quelques mois apres (soit le coupage de vannes par Google, soit notre belle justice)

    Mais bon faut profiter du truc, si ca marche bien, je vais de ce pas tester.

  4. @shog C’est un peu différent par rapport à du recel car le contenu hébergé sur Youtube, Deezer, … n’est pas illicite ni volé.
    Par contre je suis d’accord, vu qu’ils ne doivent pas tout à fait respecter les CGU/CGV des sites références, je doutent qu’ils durent longtemps.

  5. Axel-Cereloz on

    Ça vaut le coup de quitter grooveshark.com pour ça ? Je n’ai jamais trouvé aussi bien que ce site, alors je demande. 🙂

  6. Personnellement je paye 5€ par mois pour écouter en illimité de ma musique. Je pense que c’est tout a fait raisonnable et franchement ça change rien à mon budget mensuel (et je suis pas millionnaire). Je pense que c’est normal de payer pour un service, le tout gratuit n’est pas forcement une bonne chose et c’est certainement pas durable (vu que ça se base sur le fait qu’il y ait des gens un moment donné pour payer).

  7. @Tous : YouTube fait la chasse aux contenus « pirates ». Dailymotion aussi. Solayo, pour sa part, sert juste d’interface entre nous, les internautes, et le catalogue de ces services. Je ne pense pas que cela soit assimilable à du recel, ni même que cela soit illégal.

    @Axel / @iggOne : Je n’ai pas dit qu’il était mieux que Groovesharks ou les autres, juste qu’il s’agit d’une alternative intéressante 🙂

  8. « @shog C’est un peu différent par rapport à du recel car le contenu hébergé sur Youtube, Deezer, … n’est pas illicite ni volé. »
    faut bien comprendre une chose, c’est pas parque c’est du stream (youtube, dailymotion) que c’est légal…. celui qui upload un contenu qu’il n’a pas produit où déjà libre de droit de diffusion se retrouve dans l’illégalité. Maintenant certains Major mettent en place eux même des clips en ligne (ie: Vivo qui est la platfeorme de Universal Music avec Youtube) mais c’est une autre affaire car ils se rémunèrent sur la pub du player.

    attention pour Deezer je doute que l’on retrouve leur contenu à extérieur de la plateforme et comme Tryler je paye aussi 5€ pour de l’illimité légal et je trouve ça plutôt fair , mais là ce n’est vraiment que mon point de vue.

  9. @Tous : pour avoir développé un service similaire pour le fun : soundkeys (voir mon lien), je peux vous éclairer sur l’aspect légal. Concernant Youtube, en mettant une vidéo dessus, vous autorisez sa diffusion via le player embed de Youtube. Youtube et les majors se rémunérant sur la pub (peu intrusive dans ce cas).

    Soundkeys, Blynde, Dessbox, Youtify, les services de ce type sont nombreux. Solayo est plutôt bien foutu, j’aime beaucoup l’interface. Notez aussi que les majors peuvent faire que Youtube empêche l’affichage d’une vidéo sur un de ces services (c’est le cas par exemple pour Youtify).

    Derniers point, le gros avantage pour ces services par rapport à Spotify c’est clairement la visualisation des clips (genre passer des playlists plein écran sur sa télé). Le gros défaut c’est la qualité sonore qui est moindre.

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